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La Zone verte et une base abritant des soldats américains visées quasi-simultanément en Irak

Selon le commandement militaire irakien, il n'y a eu aucune victime dans les deux attaques. Aussitôt après ces tirs, des drones américains ont survolé la base pour des missions de reconnaissance, ont ajouté ces sources.

Des paracommandos américains se préparant avant leur départ pour le Moyen-Orient, sur une base de Caroline du Nord, le 4 janvier 2020. Les Etats-Unis ont décidé de renforcer leur présence dans la région après une attaque ayant tué le général iranien Kassem Soleimani. Photo REUTERS/Jonathan Drake

Les factions pro-Iran en Irak font monter la pression samedi sur les bases abritant des soldats américains à l'issue d'une journée de défilés monstres pour les funérailles du puissant général iranien Kassem Soleimani tué à Bagdad par les Américains. En soirée a débuté ce qui pourrait être le début de l'escalade tant redoutée depuis le raid qui a pulvérisé vendredi le convoi de Soleimani et d'Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de combattants pro-Iran désormais intégrés aux forces de sécurité irakiennes. Des roquettes et obus de mortier se sont abattus quasi-simultanément dans la Zone verte de Bagdad, où se trouve l'ambassade américaine, et sur une base militaire plus au nord, où sont déployés des soldats américains, sans faire de victimes.



"Guerre directe" 
"Les Etats-Unis attaquent directement un général iranien et des groupes combattent désormais ouvertement au service de l'Iran pour venger ce général : ce n'est plus une guerre par procuration, c'est une guerre directe", affirme à l'AFP Erica Gaston, chercheuse à la New America Foundation.

Après les attaques de samedi soir, les brigades du Hezbollah, la faction la plus radicale du Hachd, ont appelé les forces de sécurité irakiennes à s'éloigner "d'au moins 1.000 mètres" des bases irakiennes où sont présents les soldats américains, à partir de dimanche à 17H00 (14H00 GMT).

Plus tôt dans la journée, le Parlement doit tenir une séance extraordinaire au cours de laquelle il pourrait voter l'expulsion des 5.200 militaires américains déployés en Irak.
L'OTAN a déjà suspendu ses opérations en Irak et la coalition antijihadistes emmenée par les Etats-Unis les a réduites tout en renforçant la sécurité des bases où sont les Américains. Washington a déjà annoncé le déploiement de 3.000 à 3.500 soldats supplémentaires dans la région.


(Lire aussi : En éliminant Soleimani, Trump a-t-il bien calculé son coup?)



En soirée, des drones survolaient la base K1 de Kirkouk où sont postés des Américains, de même que celle de Balad, également au nord de Bagdad, selon des sources sur place.

Samedi, les appels à la "vengeance" ont fusé au milieu des drapeaux américains en feu et des cris de "Mort à l'Amérique" dans des défilés de dizaines de milliers d'Iraniens en pleurs à Téhéran, ou d'Irakiens en noir et se frappant la poitrine en signe de deuil à Bagdad, Kerbala et Najaf, deux villes saintes au sud de la capitale. En présence du Premier ministre démissionnaire Adel Abdel Mahdi et de hauts commandants du Hachd, ils ont accompagné dans la Zone verte ultrasécurisée les cercueils des dix hommes tués vendredi par un drone américain près de l'aéroport de Bagdad.

Devant celui de Mouhandis, Hadi al-Ameri, patron des députés pro-Iran au Parlement, a lancé : "Sois-en sûr, le prix de ton sang sera le départ des troupes américaines d'Irak". Et à l'approche de la réunion au Parlement, un député pro-Iran avertit déjà : "chaque député qui n'assistera pas au vote pour bouter l'occupant hors d'Irak sera un traître à la patrie".

L'assassinat de Soleimani a créé un consensus rare contre les Etats-Unis dans un Irak secoué depuis des mois par une révolte contre le pouvoir et la mainmise de l'Iran.




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