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Syrie

Assad met en garde les Libanais contre une "manipulation" étrangère de la contestation

Pour le président syrien, si le mouvement vise à "obtenir des réformes et se débarrasser du confessionnalisme, c'est une bonne chose". 

Le président syrien Bachar el-Assad, présidant une réunion du parti Baas, le 7 octobre 2018, à Damas. Photo d'archives AFP / HO / SANA

Le président syrien Bachar el-Assad a estimé, lors d'une interview polémique accordée à la télévision publique italienne Rai, que les Libanais doivent faire preuve de vigilance afin qu'aucune partie étrangère "ne manipule" le mouvement de contestation au Liban. 

Interrogé sur la situation au Liban par une journaliste de la chaîne italienne "Rai News 24", le président syrien a commencé par souligner que tout événement sur le territoire libanais a toujours un impact sur la Syrie, "son voisin direct". "Si le mouvement de contestation est spontané et vise à obtenir des réformes et se débarrasser du système politique confessionnel, c'est une bonne chose pour le Liban", a-t-il souligné. Et d'appeler les Libanais à "être conscients" de ce qui se passe. "Ils ne doivent permettre à aucune partie extérieure de manipuler le mouvement et les manifestations", a ajouté M. Assad. 

Mi-novembre, dans un entretien accordé à la chaîne russe Russia Today et l'agence Rossiya Segodnya, le président Assad avait souligné que les manifestations au Liban, en Irak, ou encore en Jordanie ne ressemblaient pas "au début des événements en Syrie", en 2011. "Ce qui s'est passé en Syrie, c'est qu'au début, des sommes d'argent ont été payées à des groupes de personnes pour qu'elles manifestent, et une partie infime de ces gens a participé à ces manifestations en ayant comme objectif d'apporter un certain changement à la situation générale", avait affirmé Bachar el-Assad. "Les coups de feu et les meurtres ont commencé dès les premiers jours des manifestations (en Syrie), ce qui veut dire qu'elles n'étaient pas spontanées, car l'argent et les armes étaient préparés, c'est pourquoi on ne peut pas comparer ce qui s'est passé en Syrie à ce qui se passe dans les autres Etats", avait ajouté le chef de l'Etat syrien.



(Lire aussi : Assad : Les manifestations au Liban et en Irak "ne ressemblent pas à ce qui s'est passé en Syrie")



Les accusations d'ingérences et de financement des manifestations pas des parties externes fait partie de la rhétorique de certaines formations au pouvoir au Liban, comme le Courant patriotique libre (fondé par le chef de l'Etat, Michel Aoun) et le Hezbollah, pour critiquer le mouvement de contestation. Lors d'un discours télévisé, fin octobre, le secrétaire général du parti chiite, Hassan Nasrallah, avait affirmé que le mouvement de contestation "n'est plus aujourd'hui un mouvement populaire spontané". "Il a commencé par l'être, mais il ne l'est plus, avait-il souligné. Ce mouvement est aujourd'hui mené par des partis et des forces politiques ainsi que des personnalités et entreprises spécifiques". Le Hezbollah est impliqué dans le conflit syrien aux côtés des forces du régime Assad. 

Les manifestations au Liban ont commencé le 17 octobre. Depuis, quasiment quotidiennement, les Libanais dénoncent la classe dirigeante, accusée de corruption et d'incompétence. 


(Pour mémoire : « On espère tous que le Liban ne subira pas le même sort que la Syrie »)



Interview polémique
L'interview menée par l'ancienne journaliste italienne Monica Maggioni, actuellement directrice de Rai Com, filiale de la Rai qui s'occupe de la rediffusion des chaînes de la maison-mère dans le monde entier, n'a pas été retransmise en Italie, mais a été diffusée en Syrie lundi soir. 

Mme Maggioni, qui avait déjà interviewé par le passé le président syrien, a réussi grâce à ses contacts dans son entourage à réaliser le 26 novembre à Damas cet entretien exclusif. L'idée de départ de la Rai était de transmettre cet entretien sur la chaîne d'information en continu, Rai News 24, mais les syndicats de la Rai s'y sont opposés. Ils ont dénoncé l'idée de diffuser une interview réalisée par quelqu'un d'externe à la rédaction et exerçant en outre une fonction de direction, et non plus de journaliste, alors que la Rai en compte plus de 1.700, relate le quotidien bien informé, Il Fatto Quotidiano.

Le service de presse du régime syrien a estimé lundi que l'annulation de la diffusion de l'interview du président Assad était "un exemple supplémentaire des tentatives occidentales de cacher la vérité sur la situation en Syrie", selon La Repubblica. 


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Le président syrien Bachar el-Assad a estimé, lors d'une interview polémique accordée à la télévision publique italienne Rai, que les Libanais doivent faire preuve de vigilance afin qu'aucune partie étrangère "ne manipule" le mouvement de contestation au Liban. 

Interrogé sur la situation au Liban par une journaliste de la chaîne italienne "Rai News 24", le...

commentaires (21)

Le président d'un pays qui a occupé militairement le Liban durant près de trente ans est bien placé pour parler d'ingérences étrangères!

Yves Prevost

07 h 34, le 11 décembre 2019

Tous les commentaires

Commentaires (21)

  • Le président d'un pays qui a occupé militairement le Liban durant près de trente ans est bien placé pour parler d'ingérences étrangères!

    Yves Prevost

    07 h 34, le 11 décembre 2019

  • Haha le boucher veut conseiller qui ?!? Les manifestants hahaha à la bonne heure ... nous avons vue ce que vous avez fait aux votres !! De plus de déformer pas l’histoire LES VIDÉOS ET PHOTOS SONT TJRs PRÉSENT QUI VOUS MONTRE LA VÉRITÉ ...LES MANIFESTANTS SYRIENS ONT COMMENCER ET CE JUSQU’À CE QUE VOUS LES AVEZ MITRAILLER PACIFIQUEMENT PENDSNT 6 mois

    Bery tus

    22 h 37, le 10 décembre 2019

  • HA HA HA HA HA; C'est l’hôpital qui se fout de la charité !!!!! Vous faites quoi toi et tes amis iraniens avec le Hezb, Amal et le CPL??? vous ne leurs montez pas la tète contre les libanais eux mêmes ??? Occupes toi de tes oignons et arrêtes de foutre la merde au Liban

    Assoun F

    21 h 39, le 10 décembre 2019

  • La tête de ce monsieur me dit quelque chose. C’est qui au juste lui?

    Gros Gnon

    20 h 01, le 10 décembre 2019

  • Il a détruit son pays et maintenant ils nous conseillent Il n'est pas question que le Liban finisse comme la Syrie

    FAKHOURI

    18 h 53, le 10 décembre 2019

  • Sans commentaire! Les inepties et stupidités de tels personnages ne doivent pas être prises en considérations, ce serait trop dégradant!

    Pierre Hadjigeorgiou

    16 h 00, le 10 décembre 2019

  • L’avis de l’opticien myope, on s’ent passe. Luc 6:41

    Christian Tabet

    15 h 12, le 10 décembre 2019

  • LE LOUP QUI NOUS CONSEILLE....LES MOUTONS SONT RÉVEILLÉS ET RÉVOLTÉS CHER ASSAD. RESTE CHEZ TOI.

    Gebran Eid

    13 h 36, le 10 décembre 2019

  • Look who's talking...

    Sissi zayyat

    13 h 19, le 10 décembre 2019

  • Le Liban n'est pas le seul voisin de la Syrie, le sont aussi Israél, la Jordanie, l'Irak, la Turquie et la Russie via Tartous. "Tout évènement sur le territoire libanais a toujours un impact sur la Syrie" et aussi sur Israél, sur la Franc, sur Monaco et sur le Pôle-Sud. Le Liban, Etat républicain, libre et souverain, ne s'est jamais mêlé de ce qui se passe en Syrie ou ailleurs et exige la réciprocité.

    Honneur et Patrie

    13 h 02, le 10 décembre 2019

  • Tous ce qui remet en cause le statu quo , le coup de force imposé au pays depuis 3 décennies , est réputé venir de l' extérieur. Mais tout ce qui maintient en place le système, violent, violeur de la constitution, de l' integrité du pays, à odeur de TNT, système en place grace à ceux-là meme qui aujourd'hui haussent les sourcils, n'est certainement pas du à des interventions étrangères...

    LeRougeEtLeNoir

    12 h 27, le 10 décembre 2019

  • Comme il est touchant, mignon et convaincant ! Il se soucie de son petit voisin, qu'il rêve toujours de faire revenir dans son giron, où il fait si bon vivre... Irène Saïd

    Irene Said

    12 h 23, le 10 décembre 2019

  • La personne qui a colonise ,vampirise le Liban,assassine ses fils dont un premier ministre,se preocupe maintenant de possibles ingerences etrangeres au Liban ...vraiment le comble du cynisme.

    HABIBI FRANCAIS

    12 h 19, le 10 décembre 2019

  • Le Hezbollah est magique et surpuissant car il permet à des marionnettes de parler c est fou les pouvoirs qu’ils ont !

    PHENICIA

    11 h 50, le 10 décembre 2019

  • Que ce brave dictateur qui sait si bien massacrer sa population se taise ... Lui ce grand démocrate humaniste peut aller s'occuper de ses oignons.

    Zeidan

    11 h 48, le 10 décembre 2019

  • Non mais look ho's talking. On ne t'a pas sonné. Alors on se la coince.

    Sissi zayyat

    11 h 40, le 10 décembre 2019

  • Il tombe quand lui?

    TrucMuche

    11 h 19, le 10 décembre 2019

  • Ce n'est pas un dictateur qui a du sang sur les mains qui va nous donner des leçons, et si la chaîne italienne a refusé de diffuser l'interview au niveau national ce n'est pas anodin.

    Citoyen

    11 h 16, le 10 décembre 2019

  • LE RUSSO-IRANO MANIPULE MET EN GARDE LES AUTRES CONTRE UNE PRETENDUE MANIPULATION.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    11 h 15, le 10 décembre 2019

  • Merciii... looool

    Jack Gardner

    11 h 12, le 10 décembre 2019

  • Mêle-toi de tes oignons !

    Remy Martin

    11 h 03, le 10 décembre 2019