Rechercher
Rechercher

À La Une - Liban

Soutenue par la BDL et l'ABL, Bank Audi dément "les mensonges" à son encontre

"Il importe à la BDL d'assurer que Bank Audi gère ses opérations de façon saine et conforme aux exigences imposées en termes de solvabilité".

Le siège de Bank Audi à Beyrouth. Photo D.R.

Bank Audi a catégoriquement démenti dans un communiqué publié samedi "les mensonges et propos diffamatoires" liés à son travail et à son président-directeur général (PDG) Samir Hanna.

"Bank Audi et son conseil d'administration nient catégoriquement tous ces mensonges qui circulent de façon orchestrée et méthodique dans certains médias et sur les réseaux sociaux", peut-on lire dans le communiqué. La banque souligne "son respect des lois et réglementations bancaires" et affirme que ses activités sont "soumises en permanence au contrôle de la Banque du Liban et de la Commission de contrôle des banques du Liban". "Toutes informations contraires sont fabriquées de toute pièce à des fins suspectes, dans le but de nuire à l’économie nationale et au secteur bancaire dans les circonstances difficiles que traverse le pays", conclut le communiqué.

Le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé a de son côté affirmé dans un communiqué que "Bank Audi et sa direction font l’objet de campagnes systématiques depuis un certain temps". "Il importe à la BDL d'assurer que Bank Audi gère ses opérations de façon saine et conforme aux exigences imposées en termes de solvabilité". "La Banque du Liban dénonce et dément toutes ces campagnes contre Bank Audi", conclut le communiqué.

Dimanche, l'Association des banques (ABL) a dénoncé les attaques visant Bank Audi et le secteur bancaire en général, dont les dégâts peuvent être "catastrophiques". "Le secteur bancaire est ciblé par une folle campagne systématique depuis un certain temps visant à abaisser la confiance en l'un des secteurs les plus productifs du Liban", a déclaré l'ABL dans un communiqué, estimant qu'"attaquer une banque en particulier, c'est attaquer l'ensemble du secteur bancaire". 

Ces communiqués interviennent après que l'ancien ministre Wi'am Wahhab ait prétendu lors d'une interview à la chaîne al-Manar (relevant du Hezbollah) que le président du conseil d'administration de Bank Audi Samir Hanna a "volé" l'argent des Libanais.

De plus, depuis le 17 octobre, des centaines de milliers de libanais de tous bords sont dans les rues pour dénoncer la dégradation de la situation économique et réclamer le départ d'une classe politique jugée incompétente et corrompue. Un mouvement inédit qui a poussé le gouvernement de Saad Hariri à la démission le 29 octobre.


Lire aussi

S&P a baissé les notes de trois banques et maintient sa surveillance

Démission du directeur exécutif adjoint de Bank Audi, Aristidis Vourakis

Pour mémoire

Après Bank Audi, Bank Byblos dément également des rumeurs la visant

Bank Audi a catégoriquement démenti dans un communiqué publié samedi "les mensonges et propos diffamatoires" liés à son travail et à son président-directeur général (PDG) Samir Hanna."Bank Audi et son conseil d'administration nient catégoriquement tous ces mensonges qui circulent de façon orchestrée et méthodique dans certains médias et sur les réseaux sociaux", peut-on lire dans le communiqué. La banque souligne "son respect des lois et réglementations bancaires" et affirme que ses activités sont "soumises en permanence au contrôle de la Banque du Liban et de la Commission de contrôle des banques du Liban". "Toutes informations contraires sont fabriquées de toute pièce à des fins suspectes, dans le but de nuire à l’économie nationale et au secteur bancaire dans les circonstances difficiles que traverse le...
commentaires (6)

Monsieur Wahhab n’en est manifestement pas à sa première diffamation depuis le temps qu’il hante les couloirs du pouvoir. Mais cette fois, vu le contexte politique et économique catastrophique du pays, ses insinuations sont encore plus toxiques que les précédentes. Comment se fait-il qu’un individu (et à plus forte raison «responsable» politique si tant est qu’il jamais été doté d’un quelconque sens des responsabilités) peut, sans fournir le moindre début de preuve voire la moindre pièce justificative, raconter et diffuser de telles énormités ? Plus inquiétant encore, comment est-ce que tous ceux et celles qui ont lu et écouté ces propos (et dont beaucoup connaissent la personnalité pour le moins sujette à caution de Wahhab) ont-ils pu accorder la moindre crédibilité à ces accusations assénées sans détails crédibles ?

DC

14 h 18, le 24 novembre 2019

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (6)

  • Monsieur Wahhab n’en est manifestement pas à sa première diffamation depuis le temps qu’il hante les couloirs du pouvoir. Mais cette fois, vu le contexte politique et économique catastrophique du pays, ses insinuations sont encore plus toxiques que les précédentes. Comment se fait-il qu’un individu (et à plus forte raison «responsable» politique si tant est qu’il jamais été doté d’un quelconque sens des responsabilités) peut, sans fournir le moindre début de preuve voire la moindre pièce justificative, raconter et diffuser de telles énormités ? Plus inquiétant encore, comment est-ce que tous ceux et celles qui ont lu et écouté ces propos (et dont beaucoup connaissent la personnalité pour le moins sujette à caution de Wahhab) ont-ils pu accorder la moindre crédibilité à ces accusations assénées sans détails crédibles ?

    DC

    14 h 18, le 24 novembre 2019

  • Soit la révélation est juste soit le ¨PDG de la banque Audi est innocent. Ça ne doit pas être compliqué. C'est à la justice de coffrer le coupable. Assez de diffuser des fake news dans ce pays sans aucune impunité.

    Citoyen

    13 h 59, le 24 novembre 2019

  • Wi'am Wahhab, ancien ministre (?) accuse le Président du Conseil d'Administration de la Banque Audi de "voler" l'argent des Libanais (sic). Les prisons n'ont pas été créées pour les chiens. Les canidés ne racontent pas des absurdités parce qu'ils flairent les pilleurs de l'argent public des Libanais. Ils sont au pouvoir pour le compte de l'étranger, ils sont les cibles des insultes des manifestants.

    Annie

    12 h 49, le 24 novembre 2019

  • Pas que Audi , mais toutes les banques du monde , de partout dans le monde, ont un système de fonctionnement prédateurs et fait pour ruiner les pauvres épargnants . C'est très loin d'être des enfants de chœur , les banquiers sont armés , juridiquement pour vous faire la peau à tort ou à raison . Feu mon père me disait , méfie toi de 3 choses dans ta vie -Les banques -L'administration fiscale -Les douaniers Autant voraces que corrompus .

    FRIK-A-FRAK

    12 h 46, le 24 novembre 2019

  • Je m’étonne que M. le Procureur Financier n’ait pas convoque l’ex ministre à sa sortie des studios pour l’entendre au sujet de ses accusations et prendre les mesures adéquates. Beaucoup de personnes bien ou mal intentionnées ou simplement à la recherche d’une vengeance ou d’un canular peuvent donner libre cours à leur imagination sans crainte de représailles. Certains journalistes diffusent tout et n’importe quoi sous le prétexte de la liberté de presse. Arrêtons svp de malmener notre si beau pays, arrêtons de partager ces milliers d’informations qui nous harcèlent nuit et jour et qui peuvent faire tant de dégâts quand elles sont fausses.

    Fawzi Charbel

    10 h 39, le 24 novembre 2019

  • C’est une véritable hystérie collective qui semble s’être emparée de notre pays sans aucune limite de décence, logique ou même de bon sens. Voila des années que nous subissons sur nos medias : politiciens, experts, pseudos experts ou même simples citoyens qui se lancent à la figure des accusations de très grande gravité dans une conjoncture hautement sensible sans jamais voir de réaction conséquente d’un responsable de notre sécurité économique. Les réseaux sociaux relayent ces informations fausses ou vraies sans aucun moyen pour nous de faire un tri. Ce genre d’accusations et de contre accusations peuvent détruire toute une vie de dur labeur, annihiler les sources de revenus de milliers de concitoyens et surtout porter un coup fatal à notre économie. Je ne prétends pas connaitre ce qui se passe en réalité à la Banque Audi, un fleuron de notre système bancaire, mais faire circuler ce genre d’informations sans s’être assuré de leur véracité est un crime contre notre économie et pourrait bien contribuer à lui être fatal. Vous pouvez vous imaginer les mois et années passés inlassablement à développer une banque de cette envergure pour la hisser au rang ou elle est aujourd’hui ? Ce serait criminel de planter le doute dans l’esprit de nos concitoyens sans vérification des faits et quelles qu’en soient les raisons.

    Fawzi Charbel

    10 h 38, le 24 novembre 2019

Retour en haut