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Meurtre de Ala' Abou Fakhr : les accusés doivent être entendus lundi

Liban

L’adjudant-chef Charbel A., accusé d'avoir tiré sur la victime, est en état d'arrestation. L'officier Nidal D., qui se trouvait dans le même véhicule du tireur, est toujours en cavale.

OLJ
21/11/2019

Les deux militaires libanais accusés d'avoir tué par balles le manifestant Ala' Abou Fakhr sur une route au sud de Beyrouth doivent être entendus par la justice lundi, dans le cadre du procès de cette affaire qui a secoué le Liban qui connaît une contestation populaire inédite depuis le 17 octobre et à laquelle avait pris part la victime, tuée sous les yeux de sa famille. L'un des militaires est en état d'arrestation, l'autre en cavale.

Ala' Abou Fakhr, un manifestant affilié au Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt, avait été tué dans la nuit du 12 au 13 novembre à Khaldé, dans le caza de Aley. Il s'agissait de la deuxième victime du mouvement visant une classe politique jugée corrompue et accusée de népotisme, sur fond de difficultés économiques.

Selon la version des faits publiée par l'armée, une rixe a eu lieu entre un groupe de protestataires qui barraient la route et des militaires qui passaient à bord d'un véhicule militaire. Un soldat, l'adjudant-chef Charbel A., a alors ouvert le feu pour les disperser. L’institution militaire avait annoncé avoir ouvert une enquête après l'arrestation du militaire qui a ouvert le feu et l'avoir déféré devant la justice. Mais de nombreux témoins interrogés par L’Orient-Le Jour et présents sur les lieux du drame précisent que l’homme qui a tiré se trouvait derrière le volant et était en tenue civile, et que l’homme assis à ses côtés, le colonel Nidal D., ne portait pas non plus de tenue militaire.



(Pour mémoire : Une série d’erreurs tragiques aurait conduit à la mort de Ala’ Abou Fakhr)



Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), "le premier juge d'instruction militaire par intérim, Fadi Sawan, a reçu aujourd'hui, jeudi, le dossier d'accusation établi par le parquet général militaire à l'encontre de l'adjudant-chef Charbel A., en état d'arrestation, pour meurtre contre Ala' Abou Faraj". L'Ani explique que "la commissaire adjointe du gouvernement près le tribunal militaire, la juge Mona Hankir, avait poursuivi l'accusé pour homicide volontaire contre Ala' Abou Fakhr et pour avoir tiré des coups de feu en l'air et menacé d'autres personnes". "La juge Hankir avait également poursuivi le colonel Nidal D. (qui reste en cavale) pour être intervenu dans le cadre de l'assassinat et le tirs de coups de feu. Elle a transféré le dossier et déféré l'accusé devant le juge Sawan qui doit étudier l'affaire afin d'auditionner les accusés lundi".

Lara Abou Fakhr, la veuve de Ala', avait raconté à L'Orient-Le Jour avoir "vu l’officier donner l’ordre à son chauffeur de tirer. J’ai vu ce dernier charger son fusil-mitrailleur, tirer deux coups en l’air, puis il a pointé son arme sur mon mari. J’ai voulu protéger Ala’, mais il m’a poussée".


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BOSS QUI BOSSE

Que toute la lumière soit faite.

Elle n'est pas belle à voir pour CEUX QUI ACCUSENT SANS RÉFLÉCHIR DES INNOCENTS.

Sissi zayyat

Ça n’est pas pour semer la merde d’autres s'en charge très bien. Mais une question brule les lèvres des citoyens de tous les libanais, pourquoi une personne qui qu’elle soit tue de sang froid un citoyen libanais non armé et qui ne représente aucun danger peut continuer son chemin sans sommation alors qu’un manifestant qui prononce une insulte ou déchire une photo d’un président défaillant de voit traité comme un terroriste et emmener par plusieurs hommes en uniforme au commissariat pour se faire tabasser?
Qu’on ne se demande plus pourquoi les libanais n’ont plus confiance dans l'état actuel et dans services administratifs et sécuritaire.
Ils sont vendus ça crève les yeux.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ESPERONS QUE LA JUSTICE JUGERA SUR LES FAITS ET NON AUTREMENT. L,AFFAIRE EST CLAIRE. IL Y A TANT DE TEMOINS SUR PLACE.

Yves Prevost

Nidal Daou est en fuite, nous dit-on. Mais l'assassinat s'étant déroulé en public et même devant l'armée, comment se fait-il que le colonel qui a donné l'ordre de tirer ait pu s'en aller sans être inquiété ?

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