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Un ministre vénézuélien d'origine syro-libanaise placé sur la liste des personnes les plus recherchées aux Etats-Unis

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S'il est arrêté et extradé, Tareck El Aissami, qui a également été vice-président du Venezuela, encourt jusqu'à 30 ans de prison. 

OLJ/AFP
01/08/2019

La police de l'immigration américaine a ajouté le ministre vénézuélien de l'Industrie, d'origine syro-libanaise, Tareck El Aissami, suspecté de trafic de drogue, sur leur liste des fugitifs les plus recherchés, ont-ils fait savoir mercredi.

"Avez-vous vu ce fugitif très recherché ?", a écrit la police américaine de l'immigration (ICE) sur son compte Twitter, accompagnant son message d'une photo du ministre de Nicolas Maduro. "Il est recherché pour trafic international de drogue." "Dans ses fonctions passées, il supervisait ou contrôlait partiellement des cargaisons de drogue de plus de 1.000 kg envoyées depuis le Venezuela, et ce à de multiples occasions, dont certaines ayant pour destination finale le Mexique ou les Etats-Unis", a précisé la police de l'immigration dans un communiqué.

S'il est arrêté et extradé, Tareck El Aissami, qui a également été vice-président du Venezuela, encourt jusqu'à 30 ans de prison. M. El Aissami a dénoncé un "sale tour", et s'est déclaré loyal au régime de Nicolas Maduro. "Accusez-nous de tout ce que vous voulez (...) nous gagnerons", a-t-il affirmé.



(Pour mémoire :Des cellules du Hezbollah opèrent au Venezuela, révèle l'ex-chef espion de Maduro



Liens avec le Hezbollah
M. El Aissami, 44 ans, figure depuis février 2017 sur la liste des trafiquants de drogue de Washington, principal soutien de l'opposant vénézuélien Juan Guaido. Il a par la suite été inculpé aux Etats-Unis pour avoir contourné des sanctions du Trésor américain liées au trafic de drogue, en ayant notamment recours à des jets privés de sociétés américaines pour voyager. Son inculpation était une première pour un ministre vénézuélien aux Etats-Unis depuis le début de la grave crise politique à laquelle fait face le Venezuela depuis des mois. Il a également été accusé, notamment par la revue américaine Foreign Policy, d'être lié au Hezbollah.

Mi-juillet, Nicolas Maduro avait pris la défense du ministre, déclarant que le gouvernement américain "passait son temps à s'en prendre" à son ministre de l'Industrie "car il est le fils d'un couple arabe (...), (et qu'il est) issu d'une famille en partie en Syrie et en partie au Liban". "Ils veulent le lier au Hezbollah. Je connais bien Tareck, je le connais très bien. Jamais de la vie il n'a eu un contact avec personne du Hezbollah", avait déclaré le chef de l'Etat socialiste. "Tous les jours, le département d'Etat et les traîtres partis là-bas (aux Etats-Unis) pour se mettre au service de l'empire gringo, attaquent (Tareck El Aissami) car c'est un homme courageux, qui n'a pas de prix, un vrai patriote et un révolutionnaire", avait insisté M. Maduro.

En février, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait affirmé que le Hezbollah, soutenu par l'Iran et considéré comme une organisation "terroriste" par les Etats-Unis, était actif au Venezuela. Des propos confirmés fin juin par l'ancien chef du renseignement du Venezuela, le général Cristopher Figuera, parti en Colombie après un soulèvement raté contre Nicolas Maduro. M. Figuera avait affirmé dans un entretien au quotidien Washington Post que des cellules du Hezbollah opéraient dans plusieurs régions du pays et y levaient des fonds.

Le gouvernement de Donald Trump a reconnu fin janvier le leader de l'opposition, Juan Guaido, en tant que président par intérim.



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HABIBI FRANCAIS

Urgent de nettoyer le Venezuela des pseudos communistes,narco traficants et terroristes du hezbollah.

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