SOCIAL

À Haigazian, le sport extrême au service des causes sociales

En avril dernier, les étudiants ont pu récolter 9 200 dollars pour Sesobel.

Les membres du X-treme Team mènent différentes activités sportives pour leur plaisir, certes, mais également pour soutenir diverses causes sociales.

« Faire du sport tout en aidant la société est notre but », confie Chukri Charbetji, coordinateur des activités estudiantines à l’Université Haigazian. Depuis l’année passée, les 13 membres du club étudiant de sport extrême X-treme Team de l’université, créé en 2012, mettent leur passion pour les sports extrêmes au service de diverses causes sociales. Une manière d’allier plaisir et engagement social.

« Nous avons organisé, en 2018, un évènement de kayak afin de collecter des fonds pour le Children Cancer Center. En avril dernier, nous avons voyagé en Arménie pour prendre part à l’évènement Hiking for a Change (Marcher pour le changement), dans le cadre duquel nous avons parcouru 70 km. L’objectif de cet évènement était de collecter des fonds pour l’association Sesobel », explique Chukri Charbetji. C’est en vendant des bracelets brodés « Hiking for a Change » que les jeunes sportifs ont pu collecter des fonds pour Sesobel.

« Nous avons pu recueillir 9 200 dollars pour Sesobel. C’est pour cela que nous avons fait une randonnée de 70 km car cette distance correspond à 92 000 pas. Nous avons donc fait 10 pas pour chaque dollar collecté », explique David Begliarov, étudiant russo-libanais en 2e année de finance à Haigazian.

L’un des moments les plus forts pour Wanes Tutunjian Syrian, étudiant en sciences informatiques, est sans doute leur visite de Sesobel. « Nous avons passé du temps avec les enfants. C’était inspirant de voir le bonheur sur leurs visages », décrit le jeune étudiant.

Pour ces jeunes membres de l’équipe X-treme, faire du sport avec un but social en tête rend toute l’expérience meilleure encore. À l’adrénaline, s’ajoute le bonheur d’aider les autres. « Chaque pas que nous faisons durant une randonnée ou chaque effort que nous faisons lors de la pratique d’un sport extrême nous rappelle que nous sommes en bonne santé et nous invite à faire un effort pour mettre la chance dont nous bénéficions au service de ceux moins fortunés que nous », confie Léa Muesser Oglu, étudiante en sciences de l’éducation. La jeune athlète compare ces expériences sportives dans la nature à la vraie vie : « Nous rencontrons beaucoup d’obstacles en chemin pour finalement aboutir à une destination ou un panorama paradisiaque. »

Wanes Tutunjian Syrian affirme, quant à lui, que l’engagement du club lui permet de vivre en même temps sa passion pour les sports extrêmes ainsi que son intérêt pour le service communautaire. Aujourd’hui, les jeunes sportifs préparent avec Chukri Charbetji leur prochain évènement qui, pour la première fois, sera ouvert à tout public. « Nous planifions une randonnée à Darb el-Msailheh, dont les fonds reviendront encore une fois à Sesobel qui en a grand besoin », conclut Chukri Charbetji. Régulièrement et encore ces dernières semaines, plusieurs associations, dont Sesobel, doivent mener de longues et dures batailles pour obtenir le paiement par l’État de leurs arriérés.




« Faire du sport tout en aidant la société est notre but », confie Chukri Charbetji, coordinateur des activités estudiantines à l’Université Haigazian. Depuis l’année passée, les 13 membres du club étudiant de sport extrême X-treme Team de l’université, créé en 2012, mettent leur passion pour les sports extrêmes au service de diverses causes sociales. Une...

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