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À La Une - Proche-Orient

Le gouvernement palestinien condamne une politique américaine d'"extrémistes"

Le numéro deux de l'OLP qualifie l'ambassadeur US en Israël "d'ambassadeur extrémiste des colons" israéliens.

Vue sur la vieille ville de Jérusalem et l'esplanade des mosquées, le 4 juin 2019. Photo AFP / THOMAS COEX

Le gouvernement palestinien a dénoncé une politique américaine menée par des "extrémistes" sans "maturité politique", et condamné les propos samedi de l'ambassadeur des États-Unis en Israël, selon lesquels l’État hébreu a le droit d'annexer "une partie" de la Cisjordanie occupée.

"Sous certaines circonstances (...) je pense qu'Israël a le droit de conserver une partie de, mais pas toute, la Cisjordanie", territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans, a déclaré l'ambassadeur américain dans l’État hébreu, David Friedman, dans une interview samedi dans le quotidien américain New York Times.

Alors qu'aucune date n'a encore été fixée pour l'annonce de l'initiative de paix américaine au Proche-Orient, les propos de M. Friedman risquent de renforcer l'opposition des Palestiniens à ce plan issu d'une administration américaine au parti pris pro-israélien selon eux.

Dans un communiqué publié samedi soir, le porte-parole du gouvernement palestinien Ibrahim Melhem a condamné les propos de M. Friedman, dénonçant une politique étrangère américaine dirigée par "un groupe dont certains n'ont pas la maturité politique nécessaire et parmi lesquels se trouvent des extrémistes".

Le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erekat, a, lui, qualifié M. Friedman "d'ambassadeur extrémiste des colons" israéliens, sur Twitter, avant d'ajouter: "leur vision consiste à annexer un territoire occupé, un crime de guerre selon le droit international". "Sur quel principe base-t-il sa conviction ?", a demandé le ministère palestinien des Affaires étrangères, évoquant l'interview de M. Friedman. "Sur le droit international interdisant l'annexion d'un territoire par la force ? Ou la réalité imposée par les forces d'occupation ?", a-t-il poursuivi dans un communiqué dimanche, envisageant de déposer une plainte auprès de la Cour pénale internationale.



(Lire aussi : Réfugiés palestiniens : il est encore temps de tenir compte de la réalité)



La colonisation par Israël de la Cisjordanie occupée et de Jérusalem-Est annexée, illégale au regard du droit international, s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967. Plus de 600.000 colons israéliens y mènent une coexistence souvent conflictuelle avec près de trois millions de Palestiniens.

M. Friedman a soutenu des intérêts colons israéliens et la fondation familiale de Jared Kushner, gendre et conseiller du président américain chargé du plan de paix, a financé des colonies israéliennes.

La direction palestinienne a suspendu les contacts officiels avec le gouvernement américain depuis décembre 2017, après la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël. La communauté internationale a désapprouvé la décision américaine, les Palestiniens espérant faire de Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent. Washington a prévu de présenter fin juin à Bahreïn le volet économique de son plan. Aucune date n'a toutefois été fixée pour la présentation du plan dans son ensemble, Israël entamant une nouvelle période électorale après l'échec du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, à former une coalition à l'issue des législatives d'avril.


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