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À La Une - Liban

Raya el-Hassan : Les FSI seront "extrémistes" pour venir à bout du terrorisme

Les FSI fêtent leur 158e anniversaire, près d'une semaine après les attaques de Tripoli.

La ministre de l'Intérieur, Raya el-Hassan, et le directeur des FSI, Imad Osman, le 9 juin 2019. Photo tirée de la page Twitter des FSI

La ministre de l'Intérieur Raya el-Hassan a affirmé dimanche, à l'occasion du 158e anniversaire de la fondation des Forces de sécurité intérieure, que cette institution se voulait "extrémiste" pour venir à bout du terrorisme au Liban, près d'une semaine après une série d'attaques menées par un assaillant contre les forces de l'ordre, à Tripoli.

"Nous poursuivons nos réformes et les opérations d'amélioration des FSI", a déclaré Mme el-Hassan, lors de la cérémonie. "Aujourd'hui, nous aurions dû souffler 158 bougies, mais à la place nous en avons allumé deux en l'honneur des deux martyrs tombés il y a quelques jours, avec deux autres martyrs de l'armée", a-t-elle souligné. "Un élève de l'école terroriste a décidé de heurter les Tripolitains et tous les Libanais le jour de la fête du Fitr", qui marque la fin du mois de ramadan pour les musulmans, a souligné Raya el-Hassan. "Il a commis un crime immonde qui a mélangé le sang des FSI et celui de l'armée", a-t-elle ajouté, précisant que "ce que le sang a uni, la politique et les surenchères ne pourront pas le séparer", en référence aux polémiques ayant éclaté dès le lendemain des attaques de Tripoli, notamment entre le Courant du Futur du Premier ministre Saad Hariri et le Courant patriotique libre, fondé par le chef de l’État Michel Aoun. "Les FSI ne font pas les choses à moitié pour veiller à la sécurité de la nation et des citoyens. Elles seront extrémistes pour venir à bout du terrorisme", a-t-elle déclaré.

Des responsables du CPL se sont émus du fait que l'assaillant de Tripoli était un fondamentaliste ayant combattu dans les rangs de l’État islamique en Syrie et qui n'avait été que brièvement incarcéré à son retour au Liban. Ils avaient sous-entendu que le Courant du Futur avait contribué à sa libération.


(Lire aussi : Attaques de Tripoli : Hassan met en garde contre toute "instrumentalisation")



"Malade psychologiquement et mentalement"
Lundi soir, armé et circulant à mobylette, Abdel Rahmane Mabsout avait abattu quatre militaires avant de se faire exploser. La direction générale des Forces de sécurité intérieure avait annoncé la mort du sergent Johnny Khalil et du caporal Youssef Faraj, tandis que le commandement de l'armée libanaise faisait part de la mort du lieutenant Hassan Ali Farhat et du soldat Ibrahim Mohammad Saleh. Il n'y a pas eu de revendication immédiate de ces attaques et les mobiles de l'assaillant restent inconnus.

S'exprimant lors du même événement, le directeur des FSI, le général Imad Osman, est pour sa part revenu sur la déclaration qu'il avait faite peu après les attaques de Tripoli, lorsqu'il avait affirmé que l'assaillant était mentalement instable. "Ce que je voulais dire, c'est que toute personne qui pense réaliser une action terroriste est malade mentalement et psychologiquement. Aucune personne raisonnable ne pourrait tuer des gens comme cela", a-t-il précisé.


(Lire aussi : OGM de rasoir, le billet de Gaby NASR)



Au lendemain des attaques, le ministre de la Défense, Élias Bou Saab avait critiqué les propos du général Osman, affirmant qu'il était encore trop tôt pour parler de l'état psychologique de l'assaillant.Vendredi, Raya el-Hassan avait déjà fait allusion aux remarques de M. Bou Saab, lors d'un conseil de sécurité intérieure. "Les criminels qui tuent de sang-froid ne sont pas équilibrés sur un plan métaphorique, mais pas médical", avait-elle affirmé. 

Imad Osman a encore appelé les agents et officiers des FSI à "rester fiers de leurs accomplissements, quelles que soient les tentatives de porter atteinte à l'institution". "Nous sommes les premiers à avoir lancé la lutte contre la corruption", a-t-il notamment précisé. "Relevez vos têtes et soyez fiers comme le cèdre du Liban face aux tempêtes", a déclaré le directeur des FSI.


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La ministre de l'Intérieur Raya el-Hassan a affirmé dimanche, à l'occasion du 158e anniversaire de la fondation des Forces de sécurité intérieure, que cette institution se voulait "extrémiste" pour venir à bout du terrorisme au Liban, près d'une semaine après une série d'attaques menées par un assaillant contre les forces de l'ordre, à Tripoli. "Nous poursuivons nos réformes et...

commentaires (4)

S,ILS SONT PREVOYANTS ET SI LA JUSTICE FONCTIONNE JUSTEMENT ILS N,ONT PAS BESOIN D,ETRE EXTREMISTES.

SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

17 h 14, le 09 juin 2019

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Commentaires (4)

  • S,ILS SONT PREVOYANTS ET SI LA JUSTICE FONCTIONNE JUSTEMENT ILS N,ONT PAS BESOIN D,ETRE EXTREMISTES.

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    17 h 14, le 09 juin 2019

  • Alors,recueillez,Mde ELHassan,tous les syriens du Liban vers leur Syrie,et les "institutions de mendiants" partout dans nos rues et entre nos pattes!! Ils sont partout,on les voit chaque jour.et votre police passe a coté en souriant! Alors?!Vous attendez d autres crimes? et Tout ceci, c est l illégal et le terrorisme sur nous,les citoyens libanais!!

    Marie Claude

    15 h 43, le 09 juin 2019

  • Osman pas othman dernier paragraphe

    Karim

    11 h 29, le 09 juin 2019

    • Bonjour, Merci pour votre commentaire, la faute a bien été corrigée. Cordialement,

      L'Orient-Le Jour

      12 h 50, le 09 juin 2019

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