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Le Tribunal militaire lève l’interdiction de voyager imposée à Fadel Chaker


Le Tribunal militaire lève l’interdiction de voyager imposée à Fadel Chaker

Le chanteur libanais Fadl Chaker (d.) et le cheikh salafiste Ahmad el-Assir, lors d'un concert en juillet 2012. Photo d'archives AFP

Le Tribunal militaire présidé par le général Wassim Fayad a accepté la demande d’annulation de l’interdiction de sortie du territoire imposée à l’artiste Fadel Chaker, rapporte mercredi l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).

Fadel Chaker, célèbre chanteur libano-palestinien jadis proche du courant salafiste, s’était rendu aux autorités en octobre 2025 après douze années de cavale dans le camp palestinien de Aïn el-Héloué. Il avait été remis en liberté la semaine dernière.

Selon une source citée par le quotidien al-Modon, la levée de cette interdiction s’accompagne toutefois de mesures liées à la poursuite de son procès, dont la prochaine audience a été reportée d’août à septembre. Fadel Chaker devra ainsi assister aux prochaines audiences et suivre les dernières étapes de la procédure judiciaire. Sa présence ne constituera pas cependant une obligation permanente ni une restriction à sa liberté de mouvement, a précisé la source.

Cette dernière a également affirmé que le commandement de l’armée avait joué un rôle facilitateur dans la levée des obstacles ayant permis cette évolution judiciaire. Ces mesures interviennent après un réexamen des dossiers d’enquête, notamment des témoignages de militaires qui, selon al-Modon, auraient réfuté toute implication directe de Fadel Chaker dans les affrontements armés contre l’armée lors des événements de Abra, en 2013.

Cinq jours auparavant, le ministre syrien de la Culture Mohammad Yassine Saleh avait adressé sur son compte X une invitation officielle au chanteur pour se rendre en Syrie « afin de lui rendre hommage comme il le mérite ». Il a salué les prises de positions de Fadel Chaker en soutien au peuple syrien et à la révolution syrienne, affirmant que les « scènes de Damas » attendaient son retour pour « faire résonner sa voix libre ».

Figure populaire de la chanson arabe, Fadel Chaker est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée aux affrontements de Abra près de Saïda, en 2013. Ces accrochages avaient opposé des partisans du cheikh radical Ahmad el-Assir à l’armée libanaise et avaient provoqué la mort de 18 soldats. Une source judiciaire avait indiqué lors de sa remise en liberté que le chanteur devait s’acquitter de deux cautions, pour un montant cumulé d’environ 3 500 dollars.

Pendant ses années de fuite dans le camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué, qui échappe au contrôle des autorités libanaises, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers. Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Héloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube. Ahmad el-Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour « terrorisme ».

Le Tribunal militaire présidé par le général Wassim Fayad a accepté la demande d’annulation de l’interdiction de sortie du territoire imposée à l’artiste Fadel Chaker, rapporte mercredi l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Fadel Chaker, célèbre chanteur libano-palestinien jadis proche du courant salafiste, s’était rendu aux autorités en octobre 2025 après douze années de cavale dans le camp palestinien de Aïn el-Héloué. Il avait été remis en liberté la semaine dernière.Selon une source citée par le quotidien al-Modon, la levée de cette interdiction s’accompagne toutefois de mesures liées à la poursuite de son procès, dont la prochaine audience a été reportée d’août à septembre. Fadel Chaker devra ainsi assister aux prochaines audiences et suivre les dernières étapes de la...