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Santé - Distinction

Le neurochirurgien d'origine libanaise Issam Awad récompensé pour son travail sur les hémorragies cérébrales

Le médecin a reçu en mai le prestigieux « Winn Prize » aux États-Unis pour l’ensemble de ses découvertes avec ses équipes.

Le neurochirurgien d'origine libanaise Issam Awad récompensé pour son travail sur les hémorragies cérébrales

Le Dr Issam Awad devant l'appareil d'IRM de recherche de l'Université de Chicago, où il a mis au point des biomarqueurs permettant de mesurer les hémorragies cérébrales. Photo fournie par Issam Awad

Le neurochirurgien Issam A. Awad, américain d’origine libanaise et dont la carrière s’étend sur plus de 46 ans aux États-Unis, a reçu en mai le plus prestigieux prix pour cette discipline dans ce pays, le « H. Richard Winn Prize », du nom de ce neurochirurgien américain notamment connu pour ses travaux sur la régulation du flux sanguin cérébral. Le Dr Awad est le 18e lauréat de ce prix fondé en 2007 par la Société des neurochirurgiens, l’association d’élite des directeurs de programmes de neurochirurgie aux États-Unis établie en 1920.

Ce prix récompense des médecins chercheurs dont la carrière est déjà longue et jalonnée de découvertes significatives, mais qui ne sont pas encore à la retraite. C’est le cas du Dr Issam Awad, professeur et chercheur à l’Université de Chicago, ancien président du Congrès des neurochirurgiens (2001), dont les recherches permettent aujourd’hui de mieux comprendre les causes des hémorragies cérébrales, et d’en traiter plus efficacement les conséquences, alors qu’elles étaient depuis des lustres considérées comme une condamnation à mort ou à un état diminué et dépendant.

Le Dr. Issam Awad prononçant son allocution lors de la remise du prix Winn à Alabama, aux États-Unis, en mai dernier. Photo fournie par Issam Awad
Le Dr. Issam Awad prononçant son allocution lors de la remise du prix Winn à Alabama, aux États-Unis, en mai dernier. Photo fournie par Issam Awad

« Ce prix vient couronner des contributions soutenues en neurosciences, ayant transformé la neurochirurgie », explique le Dr Awad, contacté par L’Orient-Le Jour. Le cœur des recherches du médecin et de ses équipes s’est reflété dans l’allocution qu’il a prononcée en mai en Alabama, lors de la cérémonie de remise du prix, intitulée « Une histoire de deux amours ». « Ces deux amours sont les deux domaines de recherche dans lesquelles mes équipes et moi-même avons pu, au cours de décennies, faire une différence », souligne-t-il.

Le premier de ces amours a consisté à travailler sur les causes des hémorragies cérébrales, dans l’objectif de les prévenir. « Les études génétiques on donné lieu à des découvertes qui nous ont conduits à mieux comprendre pourquoi les vaisseaux s’affaiblissent avec l’âge et risquent le saignement », explique-t-il. Ces recherches permettent de prédire qui sont les individus plus à risque, ce qui ouvre la voie au développement de tests sanguins et de médicaments pouvant prévenir l’issue catastrophique de l’accident vasculaire cérébral, notamment dans sa forme la plus grave, celle qui provoque une rupture du vaisseau.

Améliorer la qualité de vie après une hémorragie cérébrale

Selon un proverbe libanais populaire, il est « inutile de traiter un cas d’hémorragie cérébrale ». Ce dicton reflète la difficulté d’une quelconque amélioration de vie après un AVC ayant provoqué une rupture de vaisseau, si tant est que le patient ait survécu. C'est ce dicton qu'invoque Issam Awad pour expliquer « son deuxième amour », ou plutôt sa deuxième bataille, avec son équipe : celle d’inverser cette fatalité et de permettre aux patients de retrouver une vie (presque) normale, sans devoir passer le restant de leurs jours en état de dépendance.

« Nous avons dû effectuer un très grand nombre de tests sur les cas d’AVC hémorragiques, des tests impliquant mon équipe et de nombreux autres collaborateurs, y inclus une grande équipe de l’Université Johns Hopkins : nous avons ainsi découvert que si, dans les quelques heures après l’AVC, nous parvenons à retirer une quantité suffisante du sang dans le cerveau du malade, juste assez pour qu'il en reste moins de 15 millilitres, nous optimisons ses chances de survie et lui donnons une possibilité de continuer à vivre une vie plus normale », explique le neurochirurgien. Pour ce faire, les chercheurs ont développé des techniques chirurgicales décrites comme « peu invasives », poursuit-il. Et d'ajouter : « À partir de cette connaissance, des chercheurs et des compagnies développent des méthodes basées sur ces nouveaux standards, qui ont révolutionné les soins administrés en pareil cas. »

Interrogé sur la possibilité d’appliquer, à terme, ces nouvelles techniques au Liban, le Dr Awad précise que ces nouveaux standards commencent à être appliqués partout dans le monde. « Nous sommes connus, au Liban, pour notre attachement aux membres de la famille plus âgés, que nous voulons maintenir en bonne santé aussi longtemps que possible sans qu’ils ne doivent se retrouver dans une maison de repos. Les approches qui améliorent la qualité de vie après un accident de santé nous sont donc précieuses », dit-il.

Le neurochirurgien Issam A. Awad, américain d’origine libanaise et dont la carrière s’étend sur plus de 46 ans aux États-Unis, a reçu en mai le plus prestigieux prix pour cette discipline dans ce pays, le « H. Richard Winn Prize », du nom de ce neurochirurgien américain notamment connu pour ses travaux sur la régulation du flux sanguin cérébral. Le Dr Awad est le 18e lauréat de ce prix fondé en 2007 par la Société des neurochirurgiens, l’association d’élite des directeurs de programmes de neurochirurgie aux États-Unis établie en 1920.Ce prix récompense des médecins chercheurs dont la carrière est déjà longue et jalonnée de découvertes significatives, mais qui ne sont pas encore à la retraite. C’est le cas du Dr Issam Awad, professeur et chercheur à l’Université de Chicago, ancien président du...
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