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Geagea : L'objectif est d'aboutir au meilleur budget possible

Liban

Le chef des FL dénonce ceux qui "font de la peur un commerce" sur le dossier de l'implantation des réfugiés palestiniens au Liban.

OLJ
26/05/2019

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé dimanche que l'objectif de sa formation était d'"aboutir au meilleur budget possible", estimant que "la situation ne supportait plus d'"atermoiements" ou de "tentatives de marquer des points", en référence notamment au chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, qui a exprimé à plusieurs reprises son insatisfaction vis-à-vis de ce texte.

Le gouvernement a annoncé hier être parvenu à "un accord" sur le projet de budget de 2019 qui devra être approuvé lors d’une dernière réunion du Conseil des ministres qui se tiendra lundi au palais présidentiel de Baabda. Le texte sera alors transmis au Parlement, où il sera examiné par la commission des Finances et du Budget, avant de faire l’objet d’un vote en session plénière. Ce budget est censé prévoir des mesures d'austérité sans précédent afin de réduire le déficit public du pays.

"Ce budget comporte des réformes non négligeables qui doivent être suivies. Il y a aussi des points importants sur lesquels nous n'avons pas de réponse comme les points de passage illégaux, la fraude fiscale, l'augmentation de 1000 livres libanaises sur les narguilés ou les permis relatifs aux vitres fumées", a estimé M. Geagea dans une interview à la radio Voix du Liban.

Samedi soir, lors d'un iftar, le Premier ministre Saad Hariri avait qualifié de "victoire pour les Libanais" la finalisation du texte du budget, conforme aux recommandations de la conférence CEDRE, notamment en termes de réduction du déficit public.

Quelques heures plus tôt, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait estimé que le budget 2019 était une étape importante dans la lutte contre la corruption, critiquant cependant certaines taxes ou impôts touchant les classes défavorisées.



(Lire aussi : Budget 2019 : un compromis gouvernemental, mais sur quoi ?)



Implantation des réfugiés palestiniens
Le leader des FL a été également interrogé sur le dossier de l'implantation des réfugiés palestiniens présents au pays du Cèdre, soulevé samedi par le leader du Hezbollah, ainsi que le chef du CPL.

"La position du Liban sur ce point, exprimée dans l'accord de Taëf et la Constitution, est claire. Si le monde entier s'accordait sur une implantation des Palestiniens au Liban, et que les Libanais n'étaient pas d'accord, alors cela n'arrivera pas", a déclaré M. Geagea, dénonçant ceux qui "font de la peur un commerce". Samedi déjà, le chef des FL avait déclaré que le plan US pour la paix au Proche-Orient était "mort-né".

Le plan pour la paix au Proche-Orient que doit présenter sous peu Washington refuse tout retour des Palestiniens réfugiés dans les pays de la région, selon certaines informations ayant fuité dans la presse.

Le Liban accueille plus de 174.000 Palestiniens, selon un recensement officiel en 2017. Il s'agit essentiellement de Palestiniens chassés de leurs terres ou ayant fui lors de la création d'Israël en 1948, et de leurs descendants. D'autres pays voisins comme la Jordanie accueillent aussi des réfugiés palestiniens.



(Lire aussi : Réfugiés palestiniens : Joumblatt réagit aux propos de Bassil)



Réfugiés syriens
Par ailleurs, M. Geagea a de nouveau affirmé que le président syrien Bachar el-Assad était contre le retour des réfugiés syriens dans leur pays, ajoutant que leur maintien au Liban "n'avait aucun sens".

Hier, Hassan Nasrallah a exprimé le souhait que le gouvernement débatte de cette question après avoir achevé l’étude du budget.

Avec une population de quatre millions d'habitants, le Liban accueille 1,5 million de Syriens, dont près d'un million inscrits comme réfugiés auprès de l'ONU. Alors que leur retour en Syrie fait désormais partie du discours de toutes les formations politiques, ces dernières s'écharpent sur la nécessité de coopérer ou pas avec le régime de Bachar el-Assad pour assurer ce retour. La communauté internationale, elle, appelle à un règlement politique du conflit avant d'assurer le retour des réfugiés.



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