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Litige frontalier : avancées dans la médiation de Satterfield entre le Liban et Israël

Liban

De retour à Beyrouth, le sous-secrétaire d’État américain pour le Proche-Orient s'entretient avec Berry, Hariri et Bassil.

OLJ
20/05/2019

Le sous-secrétaire d’État américain pour le Proche-Orient, David Satterfield, qui mène une médiation pour régler le litige frontalier maritime et terrestre opposant le Liban à Israël, est revenu lundi à Beyrouth après une première visite la semaine dernière, où il a rencontré le président du Parlement, Nabih Berry, le Premier ministre Saad Hariri, ainsi que le chef de la diplomatie Gebran Bassil. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), une avancée a été enregistrée dans la médiation du diplomate américain, qui se poursuit.

Mercredi dernier, le sous-secrétaire d’État américain avait discuté à Beyrouth avec les dirigeants libanais de ce dossier. Une source diplomatique avait alors indiqué à l'AFP que Beyrouth avait reçu "un signal positif traduisant le désir américain de jouer le rôle de médiateur" entre le Liban et Israël, deux pays techniquement en guerre, même après le retrait d'Israël du sud du Liban en 2000. Une information confirmée dans les milieux du palais Bustros. Le lendemain, le diplomate US s'était rendu en Israël où il a transmis les propositions faites par le Liban pour régler le contentieux frontalier entre les deux pays.

Selon des informations rapportées aujourd'hui par la chaîne locale LBCI, les efforts américains sont entrés dans une phase délicate empreinte d'un grand optimisme. La question des modalités des négociations aurait été tranchée, d'après la même source. Le Liban, Israël, l'ONU en tant que parrain de ces discussions, ainsi que les Etats-Unis, qui joueront le rôle de médiateur, y participeront. L'identité et la qualité des personnes qui prendront part à ces négociations restent à définir. Toujours selon la LBC, les discussions portent actuellement sur les garanties que le Liban, qui réclame l'obtention de tous ses droits terrestres, maritimes et sur les ressources pétrolières, va pouvoir obtenir avant de passer aux négociations quadripartites. M. Satterfield doit revenir au Liban dans les prochains jours afin de conclure les discussions, ajoute la chaîne.

Dans les milieux du palais Bustros, on avait indiqué la semaine dernière que le Liban a maintenu sa requête consistant à ne pas dissocier le processus de délimitation des frontières maritimes de celui du tracé des frontières terrestres, une demande qui à ce jour n’est pas avalisée par Washington et Israël, mais qui a le mérite de refléter, enfin, une position libanaise unifiée à ce sujet, ce qui n’était pas le cas auparavant.



David Satterfield reçu par Saad Hariri. Photo fournie par Hoda Chédid.


Le Liban a signé en février 2018 son premier contrat d’exploration offshore avec un consortium dominé par le groupe français Total. Deux blocs sont concernés, notamment le bloc 9, dont une partie se trouve dans une zone maritime disputée avec Israël.

La découverte de gaz en Méditerranée orientale ces dernières années a fait naître de grands espoirs, mais elle a également attisé les tensions dans une région déjà explosive. Au Liban, les travaux de forage dans le bloc 4 doivent débuter en décembre, et ceux du bloc 9 quelques mois plus tard. En février 2018, le groupe Total avait indiqué que la dispute frontalière entre le Liban et Israël concernait "moins de 8% de la surface du bloc 9", assurant que les travaux de forage ne se dérouleraient pas dans ce secteur.


Lors de ses réunions lundi avec les responsables libanais, M. Satterfield a par ailleurs souligné que le Liban devait rester à l'écart des tensions, leur faisant part des "craintes" américaines face aux tentatives d'escalade dans la région, selon la LBC. "Les Iraniens ne doivent pas tester la détermination des Etats-Unis à répondre à toute tentative de les viser", a-t-il affirmé, alors que les tensions entre l'Iran d'un côté et les Etats-Unis et leur allié saoudien ont augmenté ces des derniers jours. Le diplomate américain a en outre appelé Beyrouth à respecter sa politique de distanciation, et à rester "à l'écart de toute tentative d'utiliser son territoire dans le cadre de cette escalade de tensions". "Cela pourrait avoir des répercussions dangereuses pour la stabilité" du Liban, a-t-il averti, toujours d'après la chaîne.




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