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À La Une - Liban

Boustani : Les lignes à haute tension à Mansouriyé sans risque pour la santé des habitants

"Nous respectons les normes européennes", affirme le directeur général d'Electricité du Liban.

La ministre libanaise de l'Energie, Nada Boustani et le directeur général d'Electricité du Liban Kamal Hayek, lors d'une conférence de presse, vendredi 10 mai 2019, à Beyrouth.

La ministre libanaise de l'Energie, Nada Boustani, a réaffirmé vendredi que le projet controversé d'installation de lignes à haute tension à Mansouriyé, dans le Metn, au sud-est de Beyrouth, auquel les habitants s'opposent fermement, ne faisait pas courir de risques de santé aux riverains, s'appuyant sur les conclusions de plusieurs études techniques conduites ces dernières années.

"Les études internationales ont montré que l'installation de lignes à haute tension n'avait aucune conséquence sur la santé des riverains", a déclaré Mme Boustani lors d'une conférence de presse au siège de son ministère avec le directeur général d'Electricité du Liban (EDL), Kamal Hayek, affirmant "comprendre les inquiétudes et les craintes" des habitants de Mansouriyé. "Le gouvernement va poursuivre son projet car cinq études conduites ces 15 dernières années ont montré que ces lignes ne posent aucun risque sur la santé". "Je comprends vos craintes, nous avons présenté une offre, celle d’acheter les appartements. La décision vous revient", a-t-elle ajouté.

En fin d'après-midi, Nada Boustani a annoncé sur Twitter que le ministère de l'Energie a publié sur son site "des copies des études et des rapports internationaux qui montrent que les lignes à haute tension ne posent aucun risque sur la santé des citoyens, ainsi que des recommandations de l'Union européenne, une décision du Conseil d'Etat (allant dans ce sens) et un rapport du ministère libanais de la Santé ".

Mardi, mercredi et jeudi, des habitants de Mansouriyé, notamment soutenus par les députés Kataëb de la région, ont manifesté près de pylônes où les techniciens du ministère de l'Energie et d'EDL effectuaient des travaux en présence de forces de l'ordre, et des échauffourées ont éclaté entre riverains et forces de sécurité. La ministre est critiquée par les détracteurs du projet pour son insistance à vouloir installer des câbles aériens alors que les habitants craignent pour leur santé et celle de leurs enfants en raison de la proximité de lignes.

Jeudi, une réunion avait regroupé à Bkerké, sous l'égide du patriarche maronite, Béchara Raï, la ministre de l'Energie (CPL), les députés Kataëb Samy Gemayel et Elias Hankache, ainsi que le directeur général d'EDL, sans aboutir à une solution.


(Lire aussi : La ministre de l’Énergie se montre intraitable, forte du soutien implicite de Bkerké)



Normes européennes
"L'opinion publique doit savoir que nous avons effectué toutes les études pour rassurer les habitants de la région de Mansouriyé", a pour sa part déclaré M. Hayek.

Indiquant que depuis 1998, date du lancement de la construction du réseau national de câbles de 220 volts, les riverains de 11 localités avaient exprimé des réserves sur ce projet, M. Hayek a rappelé que cinq études ont été menées ces 15 dernières années. "Après ces 11 plaintes, nous avons demandé à Electricité de France (EDF) de conduire une étude, faite en 2004, sur le sujet. Selon les conclusions d'EDF, les tests d'exposition ont donné des résultats très inférieurs aux limites fixées par l'Union européenne, jusqu'à quatre fois moins que ces limites", a déclaré le patron d'EDL.

"La Mission laïque française à Tripoli a demandé à faire sa propre étude et a missionné l'entreprise SOCOTEC en 2005 qui a conclu qu'il n'y avait pas de risques santé. D'autres sont allés en justice en déposant une plainte au Conseil d'Etat, qui a conclu que les normes européennes étaient respectées", a poursuivi M. Hayek.

"Reste Mansouriyé. En 2005, le gouvernement de l'époque a conclu un accord avec les habitants. Les pylônes ont été construits, mais les câbles n'ont pas été installés, en attendant les conclusions d'une étude de l'Union européenne. Cette étude a conclu que l'installation de lignes à haute tension ne posait pas de risques. Mais les habitants n'étaient toujours pas convaincus. En 2010, le ministère de la Santé a piloté sa propre étude, qui a rendu les mêmes conclusions", a déclaré M. Hayek.

Le directeur d'EDL a évoqué la question du champ électromagnétique. "Tout dépend de l'intensité du courant, et pas de la distance avec les lignes à haute tension", a-t-il souligné, déclarant qu"avec les appareils électriques à domicile, nous vivons dans un champ magnétique qui ne pose pas de risques pour la santé".


Evoquant la possibilité de l'enfouissement des câbles, il a indiqué que cette option "aurait nécessité l'utilisation de 300 terrains, plus proches des habitations", "ne supprime pas le champ électromagnétique" et "pose des problèmes de protection et de stabilité du réseau"."Aucun pays au monde n'a toutes les lignes à haute tension sous terre", a-t-il encore dit, précisant que "contourner Mansouriyé coûterait 21 millions de dollars".



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La ministre libanaise de l'Energie, Nada Boustani, a réaffirmé vendredi que le projet controversé d'installation de lignes à haute tension à Mansouriyé, dans le Metn, au sud-est de Beyrouth, auquel les habitants s'opposent fermement, ne faisait pas courir de risques de santé aux riverains, s'appuyant sur les conclusions de plusieurs études techniques conduites ces dernières années."Les...
commentaires (4)

L EDF en France ...il n y a pas d entreprise plus malhonnete qui truque toutes les donnees depuis descannees sur le nucleaire par exemple....ils serait meme capable de payer des scientifiques pour dire que les ondes electromagnetiques,c est BON pour la sante....il faut continuer le combat!

HABIBI FRANCAIS

22 h 07, le 10 mai 2019

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Commentaires (4)

  • L EDF en France ...il n y a pas d entreprise plus malhonnete qui truque toutes les donnees depuis descannees sur le nucleaire par exemple....ils serait meme capable de payer des scientifiques pour dire que les ondes electromagnetiques,c est BON pour la sante....il faut continuer le combat!

    HABIBI FRANCAIS

    22 h 07, le 10 mai 2019

  • C'est une bonne chose que le gouvernement s'exprime sur la question et publié les études effectuées.

    Marionet

    21 h 12, le 10 mai 2019

  • Entre le jeu de la politique et les preuves de la ministre libanaise de l'Energie, Nada Boustani,le peuple est perdu .

    Antoine Sabbagha

    20 h 40, le 10 mai 2019

  • 21 Millions de dollars ? Ah bon ? Une bagatelle qui peut être facilement financée en moins de 24 heures par ceux qui, tout au long de ces années, ont pillé l'Etat de bientôt 100 dizaines de milliers de millions. Et le plus ignare des ignares sait qui ils sont. Arretez votre char !

    Remy Martin

    15 h 56, le 10 mai 2019

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