Rechercher
Rechercher

Diplomatie

« Pas d’assistance internationale au Liban sans réformes profondes », rappelle Foucher

L’ambassadeur de France met en avant le dossier de l’électricité et de la régulation sectorielle.

« Le gouvernement étant désormais » au travail, « il y a urgence à mettre en œuvre les engagements qu’il a pris », a affirmé Bruno Foucher durant le déjeuner de gala de l’Amicale des anciens combattants.

L’ambassadeur de France à Beyrouth, Bruno Foucher, a de nouveau pressé le Liban de mettre en œuvre les engagements de réformes qu’il a pris lors de la conférence de Paris d’avril 2018, dite CEDRE, en insistant encore une fois sur le dossier de l’électricité et de la régulation sectorielle, alors que celle-ci constitue l’un des points de mésentente politique qui empêche jusqu’ici la mise à exécution du plan prévu pour un redressement du secteur de l’électricité.

Invité d’honneur au déjeuner de gala annuel de l’Amicale des anciens combattants, organisé par la Société des membres de la Légion d’honneur au Liban, Bruno Foucher, qui a exposé l’engagement historique de la France auprès du Liban, a axé son discours sur la coopération libano-française.

Après avoir indiqué que son pays a investi près d’un demi-milliard de dollars au profit de la sécurité au Liban, au cours des cinq dernières années, et qu’il aide au quotidien au « renforcement de la valeur opérationnelle de l’armée », le diplomate a souligné que Paris œuvre « d’arrache-pied à la concrétisation des annonces faites à Rome en mars 2018 et mène des discussions très poussées avec les responsables libanais et l’état-major de l’armée pour doter celle-ci des capacités aéronavales qui lui permettront de relever pleinement les défis sécuritaires et de se doter d’une capacité d’action de l’État en mer ». Il a indiqué qu’une ligne de crédit de 400 millions d’euros a été ouverte à cet effet et rappelé qu’en 2018, la France, conformément aux engagements qu’elle avait pris à Rome II, « a augmenté sa coopération de 15 % – la plus importante de tous les pays méditerranéens – avec notamment 45 millions d’euros de dons d’équipements ».

Précisant que « cette coopération en matière de sécurité s’inscrit dans le contexte plus large d’une assistance au Liban sur les questions de réfugiés (conférence de Bruxelles) et au développement économique » (CEDRE), Bruno Foucher a été très clair encore une fois, sur le point selon lequel « cette assistance ne va pas sans une contrepartie, elle-même dans l’intérêt du Liban, à savoir la réalisation de réformes profondes ». Il a insisté sur le fait que « la communauté internationale et la France en particulier attendent ces réformes, notamment dans les domaines de l’électricité et de la régulation sectorielle » que les ministres du CPL, rappelle-t-on, essaient de retarder, voire de contourner. « Le gouvernement étant désormais » au travail «, il y a urgence à mettre en œuvre les engagements qu’il a pris », a martelé Bruno Foucher pour qui « l’exemple des forces armées libanaises montre que cet effort n’est pas inutile ». L’ambassadeur qui a rendu un vibrant hommage à la troupe et aux forces de sécurité a souligné qu’« au quotidien, leur dévouement et leur professionnalisme garantissent non seulement la stabilité du pays, mais aussi notre sécurité ». Il a en outre rendu un vibrant hommage à l’ancien ministre Michel Eddé, un « bienfaiteur pour le Liban et un soutien indéfectible aux anciens combattants » libanais et français de l’armée française.M. Foucher a également salué ces derniers, ainsi que la mémoire de « ceux qui ont donné leur vie et leur jeunesse pour leur pays : les 58 Français du Drakkar, tous les Libanais tombés à Nahr el-Bared et à Ersal, ceux qui sont revenus meurtris dans leur chair et leur âme d’Indochine, d’Algérie, d’Afghanistan, du Levant ou encore de la Bande sahélo-saharienne ».

Le déjeuner de gala s’était tenu samedi à l’ATCL, en présence de la ministre d’État pour le Développement administratif, May Chidiac, du président de la SMLH en France, l’amiral Alain Coldefy, et de deux généraux membres de la société, Jean-Pierre Beauchesne et Bernard Nicolas. Plusieurs autres personnalités, dont notamment Chafic Karam, représentant le président de la Société des membres de la Légion d’honneur au Liban, Michel Khoury, étaient également présentes autour des vétérans.



Lire aussi

L’électricité plus que jamais au cœur de la lutte pour le leadership chrétien

CEDRE : un an après, où en est-on ?

Bruno Foucher : Ceux qui refusent de parler avec le Hezbollah font fausse route




L’ambassadeur de France à Beyrouth, Bruno Foucher, a de nouveau pressé le Liban de mettre en œuvre les engagements de réformes qu’il a pris lors de la conférence de Paris d’avril 2018, dite CEDRE, en insistant encore une fois sur le dossier de l’électricité et de la régulation sectorielle, alors que celle-ci constitue l’un des points de mésentente politique qui empêche...

commentaires (1)

Merci Mr l’Ambassadeur de ce rappel auquel se joigent la majorité de nos compatriotes libanais.

Cadige William

11 h 40, le 09 avril 2019

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Merci Mr l’Ambassadeur de ce rappel auquel se joigent la majorité de nos compatriotes libanais.

    Cadige William

    11 h 40, le 09 avril 2019