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À La Une - Conseil des ministres

Les contrats de gestion des réseaux de téléphonie mobile au Liban prolongés jusqu'à la fin de l'année

Le gouvernement remet à la prochaine réunion le dossier des nominations au sein du Conseil militaire. 

Le gouvernement libanais réuni le 7 mars 2019 au palais de Baabda. Photo Dalati et Nohra

Le Conseil des ministres, réuni jeudi au palais présidentiel de Baabda, a renouvelé jusqu'à la fin de l'année les contrats passés entre l’État et les opérateurs Alfa et Touch pour la gestion et l'exploitation des réseaux mobiles libanais et approuvé la totalité des dossiers à l'ordre du jour, à l'exception des nominations au Conseil militaire. 

A l'issue de la réunion du gouvernement, le ministre de l'Information, Jamal Jarrah, a indiqué que le gouvernement a "prolongé jusqu'à la fin de l'année le contrat des compagnies de téléphonie", ajoutant que "l'étude d'un nouveau contrat aura lieu bientôt, afin qu'il puisse être approuvé le plus rapidement possible". Selon un communiqué de la présidence, un délai de 15 jours a été accordé aux ministres pour l'étude d'un nouveau contrat afin qu'il soit approuvé.

Les deux réseaux mobiles libanais, Mic 1 (Alfa) et Mic 2 (Touch) sont respectivement gérés par l'opérateur égyptien Orascom (depuis 2009) et le koweïtien Zain (depuis 2004). Les contrats de ces deux sociétés ont été prolongés chaque mois à partir de début 2016 par le ministère des Télécoms suite à l'annulation le 8 décembre 2015 par la direction des adjudications (DDA) de l'appel d'offres international lancé en juin de la même année. Fin 2017, le gouvernement avait ensuite renouvelé ces contrats pour un an. L'année dernière, M. Jarrah, qui était alors ministre des Télécoms, avait transmis au Conseil des ministres un nouveau cahier des charges en prévision du lancement d'un appel d'offres pour confier la gestion des réseaux de téléphonie mobile au Liban, mais ce cahier des charges n'a pas encore été étudié, notamment en raison du long vide gouvernemental ayant suivi les élections de mai dernier.


Nominations
Le gouvernement a par ailleurs approuvé 31 autres des 33 points de l'ordre du jour et notamment, "parmi les articles les plus importants" selon le ministre Jarrah, la nomination du juge Mahmoud Makkiyé comme nouveau secrétaire général du Conseil des ministres. M. Makkiyé succède à Fouad Fleifel.

Le Conseil des ministres a également donné son approbation à la nomination du brigadier-général Élias Bayssari, comme directeur par intérim de la Sûreté générale pour une durée d'un an, a annoncé M. Jarrah. M. Bayssari, qui occupait déjà ce poste depuis l'été dernier, assumera les fonctions du directeur général en titre de la SG, Abbas Ibrahim, en cas d'absence de ce dernier.

Les ministres ont par ailleurs décidé de remettre à la prochaine réunion le dossier des nominations de quatre nouveaux membres du Conseil militaire "pour plus de concertations". Selon la chaîne de télévision locale LBCI, c'est le Premier ministre, Saad Hariri, qui a demandé un délai d'une semaine afin de "prendre des dispositions à ce sujet.

Ce conseil militaire comprend normalement six membres : le commandant en chef de l'armée (maronite), le général Joseph Aoun, le chef d'état-major (druze) et quatre généraux représentant les confessions sunnite, chiite, grecque orthodoxe et grecque catholique. Trois de ces responsables, dont le chef d'état-major, Hatem Mallak, sont désormais à la retraite, et un quatrième le sera d'ici une dizaine de jours, ce qui oblige le gouvernement à assurer leur remplacement. Ne restent actuellement au sein du Conseil que le général Aoun et le brigadier Malek Chamas. Dans l'attente de ces nominations, les membres actuellement à la retraite continuent de siéger au Conseil militaire.

Le gouvernement a par ailleurs nommé les membres requis pour former le Mécanisme international de prévention contre la torture, mandaté pour superviser la mise en application de la loi contre la torture adoptée en septembre 2017. Cette décision intervient quelques jours après la publication par Amnesty de son rapport annuel dans lequel elle reprochait, entre autres, au gouvernement d'avoir pris du retard dans la nomination des membres requis pour former cet organe.


Les déchets et l'électricité
Le ministre Jarrah a en outre commenté l'interdiction désormais faite aux journalistes de s'adresser aux ministres avant et après les réunions du gouvernement tenues sous la houlette du chef de l’État. "La présidence de la République est responsable de l'organisation interne du palais de Baabda et il faut respecter toutes les décisions qu'elle prend", a-t-il indiqué.

Prenant la parole au début du Conseil, le président de la République, Michel Aoun, a insisté sur l'importance de traiter lors des prochaines réunions "les sujets économiques pressants, dont les plus importants sont la gestion de l'électricité et des déchets", rapporte la chaîne LBC.

Mercredi, le Parlement avait octroyé une avance du Trésor de 794 milliards de livres libanais (plus de 529 millions de dollars) à EDL pour assurer l’achat de carburants et le paiement des intérêts de ses prêts pendant trois mois. 

Par ailleurs, les ministres de l’Éducation, Akram Chehayeb, et de l'Industrie, Waël Bou Faour, tous deux membres du Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt, ont publié une circulaire commune interdisant aux responsables et fonctionnaires de leur ministère de voyager à l'étranger "aux frais du Trésor". Cette décision a été prise "afin de mettre un terme au gaspillage dans les dépenses publiques et de limiter le déficit budgétaire", selon le texte publié. 


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commentaires (3)

comme m. Jean Aziz le dit : puisque les 2 Stes de cellulaire ne font QUE GERER la chose pour le compte de son proprietaire legal , puidqu'il n'y a meme pas concurrence entre les 2 "gestionnaires", POURQUOI 2 entites a faire le boulot qu'une seule entite peut accomplir, avec des economies de dizaines/centaines de millions de $ a la caisse de l'etat , economies de frais de gestion, charges diverses ET .... dieu sait combien- appelons cela "honoraires " percus pour la gestion !!!

Gaby SIOUFI

17 h 20, le 08 mars 2019

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Commentaires (3)

  • comme m. Jean Aziz le dit : puisque les 2 Stes de cellulaire ne font QUE GERER la chose pour le compte de son proprietaire legal , puidqu'il n'y a meme pas concurrence entre les 2 "gestionnaires", POURQUOI 2 entites a faire le boulot qu'une seule entite peut accomplir, avec des economies de dizaines/centaines de millions de $ a la caisse de l'etat , economies de frais de gestion, charges diverses ET .... dieu sait combien- appelons cela "honoraires " percus pour la gestion !!!

    Gaby SIOUFI

    17 h 20, le 08 mars 2019

  • LA... QU,Y A-T-IL ?

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    09 h 22, le 08 mars 2019

  • Je ne suis qu'un citoyen libanais certes, mais je ne comprendrai jamais ces dépenses pharaoniques dans le secteur du réseau electrique, quand on sait la vétusté du réseau de A à Z et son insuffisance pour satisfaire les besoins du pays.(tous ces générateurs de pollution acoustique et atmosphérique) qui "contribuent" à palier l'insuffisance de l'EDL, et pourtant l'état versé plus de 500 millions de dollars pour se fournir du fioul à produire de l'électricité pour quelques mois.... Où va notre pays ? Observez de près ce que coûte réellement à d'autres pays la production de cette énergie électrique devenue un luxe chez nous.

    Sarkis Serge Tateossian

    19 h 39, le 07 mars 2019

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