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Économie - Réformes

Hariri multiplie les gages de bonne volonté au sommet UE-Ligue arabe

Le Premier ministre assure que les responsables libanais sont « déterminés à aller de l’avant ».


Le Premier ministre Saad Hariri et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Photo Dalati et Nohra

En déplacement à Charm el-Cheikh, en Égypte, à l’occasion du premier sommet réunissant depuis dimanche, les dirigeants de l’Union européenne et ceux de la Ligue arabe (voir page 6), le Premier ministre Saad Hariri a enchaîné hier les déclarations rassurantes concernant la volonté et la capacité de son gouvernement à mettre en œuvre les réformes que le pays s’était engagé à lancer lors de la Conférence de Paris, organisée en avril dernier.

Des efforts qui sont réclamés aussi bien par les soutiens du pays que par ses créanciers et qui doit lui permettre de débloquer plus de 11 milliards de dollars d’aides en prêts et dons engagés par plusieurs acteurs, notamment européens, pour financer le plan d’investissements dans les infrastructures préparé par le précédent gouvernement (Capital Investment Plan, CIP).

Renaissance

Le Liban « va connaître une phase de renaissance économique et d’investissements », a notamment assuré M. Hariri, avant d’appeler les pays arabes et européens à augmenter les aides financières accordées, particulièrement pour l’accueil des réfugiés syriens, une déclaration qui s’inscrit dans la ligne de son intervention lors du World Government Summit à Dubaï au début du mois. Le Premier ministre a en outre invité les personnalités politiques présentes à visiter le Liban afin de « venir voir de près les opportunités prometteuses » qu’il offre.

S’agissant du lancement des réformes qui visent principalement à assainir les finances publiques du pays – dans le rouge – et à restructurer son économie – marquée notamment par la faiblesse de son environnement des affaires –, M. Hariri a affirmé que les responsables s’étaient déjà mis au travail et sont « déterminés à aller de l’avant ».

De fait, si le blocage de mai 2018 à janvier dernier du processus de formation du gouvernement a légitimement alimenté les doutes d’une partie des participants à la Conférence de Paris, concernant la capacité du pays à se réformer, les dirigeants libanais ont déjà enregistré quelques progrès au cours des douze derniers mois.

Fin mars 2018, le Parlement a par exemple adopté, en même temps que le budget de l’État pour la même année, le code de l’eau – une loi élaborée par une équipe d’experts français et libanais dans le cadre du projet d’appui à la réforme institutionnelle du secteur de l’eau au Liban et qui fait partie des principales exigences des participants à la Conférence de Paris. Depuis, les élus ont également entériné la loi sur le renforcement de la transparence dans le secteur des hydrocarbures offshore (en septembre) ainsi que plusieurs projets de prêts antérieurs à la conférence d’avril, mais mis en attente depuis des mois, voire des années. Le pays a enfin entamé les préparatifs de trois premiers projets de partenariat public-privé contenus dans la première partie du CIP, présentée lors de la conférence, dont celui concernant l’agrandissement de l’aéroport international de Beyrouth.

Le gros des projets vise notamment à la réforme du secteur de l’électricité – dont les subventions représentent un des principaux postes de dépenses de l’État –, des télécoms, au renforcement de la lutte contre la corruption ou encore à l’adoption d’une réduction du ratio dette/PIB. Des engagements inscrits dans la déclaration ministérielle adoptée par le nouveau gouvernement début février et approuvée par le Parlement dans les jours qui ont suivi.


(Lire aussi : UE et Ligue arabe proclament une "nouvelle ère" malgré les divergences)


Partenaires

Au cours du sommet de Charm el-Cheikh, Saad Hariri s’est entretenu avec de nombreux responsables, notamment la chancelière allemande Angela Merkel, l’émir du Koweït cheikh Sabah al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, le roi de Bahreïn Hamad ben Issa ben Salman al-Khalifa, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian et le Premier ministre grec Alexis Tsipras. M. Hariri s’est également entretenu avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. À l’issue de la réunion, le chef du gouvernement a affirmé que toutes les concertations qu’il a eues avec les responsables européens étaient « positives ». Selon lui, ces responsables ont de nouveau souligné l’importance de la Conférence de Paris et réitéré leur soutien au Liban.

Sur le dossier des réfugiés syriens, qui divise toujours la scène politique locale, notamment en ce qui concerne leur retour et la coopération avec Damas, le chef de l’exécutif a souligné que le gouvernement mettait « tout en œuvre pour trouver une solution à cette crise » qui concerne « près de deux millions de réfugiés ». Le Liban accueille, selon les chiffres du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, un peu plus de 970 000 Syriens, officiellement inscrits sur les registres de l’ONU qui a arrêté de les recenser en 2015. Si certains dirigeants libanais, à l’image du chef de l’État Michel Aoun, réclament leur retour en invoquant les récentes avancées du régime syrien qui a repris une majorité de territoire aux rebelles, d’autres responsables, plutôt alignés sur la position de la communauté internationale, se prononcent plutôt en faveur d’un règlement politique préalable du conflit.

Le Premier ministre a enfin assuré que le Liban restait « attaché à sa pluralité », ainsi qu’à la promotion de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés. « Nous sommes des partenaires du renforcement du dialogue entre les civilisations et de la culture du vivre-ensemble. Partenaires dans la protection de nos pays contre le terrorisme et l’extrémisme. Partenaires dans les échanges commerciaux et les investissements. Partenaires de la coopération et la communication permettant d’arriver à une paix juste et constante au Moyen-Orient », a encore déclaré Saad Hariri.



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En déplacement à Charm el-Cheikh, en Égypte, à l’occasion du premier sommet réunissant depuis dimanche, les dirigeants de l’Union européenne et ceux de la Ligue arabe (voir page 6), le Premier ministre Saad Hariri a enchaîné hier les déclarations rassurantes concernant la volonté et la capacité de son gouvernement à mettre en œuvre les réformes que le pays s’était engagé à lancer lors de la Conférence de Paris, organisée en avril dernier.Des efforts qui sont réclamés aussi bien par les soutiens du pays que par ses créanciers et qui doit lui permettre de débloquer plus de 11 milliards de dollars d’aides en prêts et dons engagés par plusieurs acteurs, notamment européens, pour financer le plan d’investissements dans les infrastructures préparé par le précédent gouvernement (Capital Investment Plan,...
commentaires (2)

Ça n'a pas toujoirs été le cas , mais je fais une grande confiance au 1er Minitre Saad Hariri dans son entreprise de redonner des couleurs au Liban. Par le passé il m'était arrivé de dire que les libanais sont des génies, je le dis toujours, dans la mesure où chacun dans son domaine de prédilection est capable d'exceller . Au 1er Ministre sunnite ( désolé de le dire comme ça mais c'est ce qui nous est donné pour l'instant ) en matière économique, il est le mieux placé pour en récolter. Aux chrétiens, reconnaissons leur bon goût , le sens de la fête, de la mode et de l'attractivité par des apparences alléchantes, c'est un art de vivre certain . Et ma foi , laissons aux chiites les affaires de défense du territoire , personne mieux qu'eux n'a pu le faire face à la pire des occupations, qui se trouve être avoir dégager et foutu la pétoche aux pires usurpateurs de terre du monde. A chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

FRIK-A-FRAK

12 h 47, le 26 février 2019

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Commentaires (2)

  • Ça n'a pas toujoirs été le cas , mais je fais une grande confiance au 1er Minitre Saad Hariri dans son entreprise de redonner des couleurs au Liban. Par le passé il m'était arrivé de dire que les libanais sont des génies, je le dis toujours, dans la mesure où chacun dans son domaine de prédilection est capable d'exceller . Au 1er Ministre sunnite ( désolé de le dire comme ça mais c'est ce qui nous est donné pour l'instant ) en matière économique, il est le mieux placé pour en récolter. Aux chrétiens, reconnaissons leur bon goût , le sens de la fête, de la mode et de l'attractivité par des apparences alléchantes, c'est un art de vivre certain . Et ma foi , laissons aux chiites les affaires de défense du territoire , personne mieux qu'eux n'a pu le faire face à la pire des occupations, qui se trouve être avoir dégager et foutu la pétoche aux pires usurpateurs de terre du monde. A chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

    FRIK-A-FRAK

    12 h 47, le 26 février 2019

  • PHENIX VA RENAITRE DE SES CENDRES ! NOUS L,ESPERONS ET LE SOUHAITONS TOUS. IL RESTE QUE TOUTE L,ORCHESTRE DOIT DIFFUSER LA MEME MUSIQUE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    07 h 52, le 26 février 2019

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