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Dernières Infos - Indice Pmi

Les commandes à l’exportation redonnent un peu de couleur au moral du secteur privé


Les commandes à l’exportation redonnent un peu de couleur au moral du secteur privé

Des escaliers mécaniques au centre commercial City Mall à Hazmieh, le 11 mars 2026. Photo d’illustration : Philippe Hage Boutros / L’Orient-Le Jour.

L’indice des directeurs d’achats (PMI) au Liban a encore défié les pronostics en mai, selon sa dernière actualisation publiée mercredi par Blominvest.

Malgré la guerre entre le Hezbollah et Israël, et un cessez-le-feu conclu le 16 avril qui n’a pas été respecté, l’indice a gagné 1,5 point par rapport à avril. Il enregistre ainsi son deuxième mois consécutif de hausse et atteint son plus haut niveau en trois mois. Avec 49,7 points, il se rapproche à nouveau du seuil de 50 points : en dessous, le PMI reflète une contraction de l’activité, tandis qu’au-dessus, il indique au contraire une reprise. Le PMI de mai laisse donc entendre que les directeurs d’achats des 400 entreprises locales consultées dans l’enquête de Blominvest sont encore pessimistes, mais un peu moins qu’ils ne l’étaient un mois plus tôt.

L’économiste principale du département de recherche de Blominvest, Mira Saïd, attribue la trajectoire du PMI en mai à la hausse des sous-indices mesurant les nouvelles commandes totales et les nouvelles commandes à l’exportation, qui ont tous deux progressé, de 46,5 à 49,7 pour le premier et de 30 à 41,9 pour le second. Ce dernier semble indiquer que le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril pour mettre en pause la guerre déclenchée par Washington et Tel-Aviv contre Téhéran, combiné à celui au Liban, qui a pour l’instant permis de limiter les attaques sur d’autres régions que le Liban-Sud et la Békaa, a permis à certains entrepreneurs de relancer leurs filières d’exportation, bloquées par les perturbations du conflit sur le trafic maritime et aérien. « Les cessez-le-feu régionaux et locaux, bien qu’imparfaits, semblent avoir offert un certain répit aux entreprises privées libanaises », a confirmé Mira Saïd. Le sous-indice mesurant la production a aussi repris des couleurs (passant de 47,4 à 49,5 points).

En revanche, celui de l’emploi a reculé (de 49,6 à 48,9 points), dans un contexte où une partie des entreprises a commencé à tailler dans les salaires de leurs employés. Le sous-indice mesurant les attentes des entreprises sur les 12 prochains mois a nettement progressé, passant de 19,2 points à 24,3 points, mais reste plongé dans la zone rouge, à l’approche d’un été toujours incertain, aussi bien pour le Liban que pour la région. « Ces deux tendances ne s’inverseront de manière significative que si, et seulement si, la guerre prend fin, que la souveraineté est rétablie et que des réformes structurelles sont mises en œuvre », acquiesce Mira Saïd.

La guerre en cours devrait faire reculer le PIB libanais d’un pourcentage allant d’au moins 7 % à 10 % cette année, selon une déclaration faite en mai par le ministre des Finances, Yassine Jaber. Cette estimation est un peu plus optimiste que celles partagées par plusieurs économistes, dont l’Institut de la finance internationale, depuis le début du conflit le 2 mars. Le ministre estime aussi la facture cumulée de cette guerre et de la précédente entre le Hezbollah et Israël à 20 milliards de dollars.

L’indice des directeurs d’achats (PMI) au Liban a encore défié les pronostics en mai, selon sa dernière actualisation publiée mercredi par Blominvest.Malgré la guerre entre le Hezbollah et Israël, et un cessez-le-feu conclu le 16 avril qui n’a pas été respecté, l’indice a gagné 1,5 point par rapport à avril. Il enregistre ainsi son deuxième mois consécutif de hausse et atteint son plus haut niveau en trois mois. Avec 49,7 points, il se rapproche à nouveau du seuil de 50 points : en dessous, le PMI reflète une contraction de l’activité, tandis qu’au-dessus, il indique au contraire une reprise. Le PMI de mai laisse donc entendre que les directeurs d’achats des 400 entreprises locales consultées dans l’enquête de Blominvest sont encore pessimistes, mais un peu moins qu’ils ne l’étaient un mois plus...