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Économie - Justice

Affaire V-Invest : un témoin refuse d’être entendu, invoquant son statut d’avocat

Membre du barreau, Bassem el-Hout est également un responsable de la société mise en cause dans des transferts de fonds présumés illégaux, effectués depuis les comptes de la BDL sous le mandat de Riad Salamé.

Affaire V-Invest : un témoin refuse d’être entendu, invoquant son statut d’avocat

Le siège de la Banque du Liban, à Hamra.Photo F.G.

L’avocat général près du parquet financier, Fouad Mrad, a tenu récemment une audience dans le cadre d’une plainte déposée auprès de ce parquet, le 7 mai, par la Banque du Liban (BDL), représentée par son gouverneur Karim Souhaid, contre son prédécesseur Riad Salamé, concernant une affaire de transferts présumés illégaux d’environ 70 millions de dollars.

L’Orient-Le Jour a appris que, lors de cette séance, le juge Mrad souhaitait auditionner un responsable de la société V-Invest, Bassem el-Hout, en tant que témoin, au sujet d’une présumée implication de cette société de transport dans les transferts en question, qui auraient profité à des comptes appartenant à des personnes proches de l’ex-gouverneur. Ces opérations auraient été réalisées avec le concours de deux banques commerciales, et auraient consisté en des versements effectués par la BDL d’abord sur des comptes de « V-Invest », avant de parvenir à ceux des destinataires effectifs via un circuit ayant permis de dissimuler les identités de ces derniers.


Sauf que devant le juge Mrad, Me Hout aurait déclaré qu’étant membre du barreau de Beyrouth, il ne souhaitait faire sa déposition qu’en présence d’un représentant du Conseil de l’Ordre des avocats. Dans ce sillage, le Conseil de l’Ordre devrait être notifié de la date de la prochaine audience afin que l’un de ses membres puisse y assister.

Une source judiciaire indique qu’à ce stade de l’enquête, lorsque le parquet financier veut interroger Me Hout en tant que témoin, il n’est pas tenu de demander une autorisation au conseil. Ce n’est que si les éléments du dossier -documents, témoignages ou autres preuves et présomptions- venaient à le mettre en cause qu’il serait question d’une demande de levée de son immunité. Le cas échéant, et si les faits litigieux paraissent étrangers à l’exercice de la profession, il est fort probable qu’une telle levée serait accordée, ajoute la source précitée. Un deuxième motif d’une acceptation serait qu’il cumule son statut avec des activités commerciales, alors que la règlementation de la profession le lui interdit.

V-Invest aurait été utilisée dans le circuit financier litigieux à partir de 2017, soit deux ans après que Forry associates LTD, une société de courtage gérée par Raja Salamé, frère de Riad, avait cessé ses activités (2015). Cette entreprise est impliquée dans des soupçons de détournements de fonds et de commissions illégales qui atteindraient environ 330 millions de dollars. Son dossier est actuellement examiné par la Première juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman.


L’avocat général près du parquet financier, Fouad Mrad, a tenu récemment une audience dans le cadre d’une plainte déposée auprès de ce parquet, le 7 mai, par la Banque du Liban (BDL), représentée par son gouverneur Karim Souhaid, contre son prédécesseur Riad Salamé, concernant une affaire de transferts présumés illégaux d’environ 70 millions de dollars.L’Orient-Le Jour a appris que, lors de cette séance, le juge Mrad souhaitait auditionner un responsable de la société V-Invest, Bassem el-Hout, en tant que témoin, au sujet d’une présumée implication de cette société de transport dans les transferts en question, qui auraient profité à des comptes appartenant à des personnes proches de l’ex-gouverneur. Ces opérations auraient été réalisées avec le concours de deux banques commerciales, et auraient...
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NOTRE ARGENT....

Marie Claude

06 h 58, le 04 juin 2026

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  • NOTRE ARGENT....

    Marie Claude

    06 h 58, le 04 juin 2026

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