Montage L'Orient-Le Jour

Beaucoup ne veulent plus entendre le mot « résilience ». Un temps synonyme de « Libanais », il a fini par devenir un mot porte-malheur, tenu responsable de tous les tourments du pays. Pourtant, il faut le reconnaître - sans utiliser le terme honni : les Libanais contournent les obstacles, les nids de poule et même les cratères avec brio. Non par dédain, plutôt parce qu’il faut continuer son chemin.
Mais est-ce vraiment une spécialité libanaise ? À Paris, notre journaliste a repéré des Gazaouis qui, eux aussi, continuent de faire, de vivre, de créer pour exister.
Ce week-end, nous vous proposons donc une sélection d'articles sur des défis à relever et des succès à célébrer.
Bonne lecture !


À la tête d’Emmaüs France, le Franco-Libanais Tarek Daher face à l’après-abbé Pierre

À peine Tarek Daher est-il nommé à la tête d’Emmaüs France, en juin 2023, que la première victime sexuelle de l’abbé Pierre s’exprime après des années de silence. Depuis, le Franco-Libanais relève les défis gigantesques liés à cette affaire, mais aussi les tensions aussi bien internes qu'externes que peut subir le réseau. Joséphine Hobeika l'a rencontré.

Les plages au sud de Beyrouth plombées par la guerre... mais pas désertées

C'est une route bien connue des Libanais. Chaque été, des milliers d'entre eux l'empruntent pour rejoindre certaines des stations balnéaires les plus prisées du pays, à quelques kilomètres au sud de la capitale. Si depuis la guerre, cette route n'est pas sans danger, les plages qu'elle dessert ne sont pas totalement désertées. L'article de Ghadir Hamadi.

Qleyaat prêt au décollage : la première pierre posée, les premiers vols « dans 90 jours »

Après des décennies d’attente, l’aéroport René Moawad de Qleyaat avait, samedi 6 juin, des airs de grand jour. Discours, troupe de zaffé, dabké, musique, découpe du gâteau, cocktail et petits feux d’artifice... Son inauguration a été à la hauteur des espoirs que le projet porte pour le Liban-Nord. Le reportage de Stéphanie Bechara.

« L'Orient sur le divan » : découvrez le 7e épisode de L'Orient-La Nuit

Pour le 7e épisode de L'Orient-La Nuit, nous n'avons reçu ni politicien, ni artiste, ni psychologue, ni activiste… Cette fois, ce sont quelques-uns de nos journalistes qui se sont assis à la table de Stéphanie Khouri et Anthony Samrani, pour se livrer, sur leur métier, et répondre à vos questions.

Nikos Aliagas : J’ai grandi avec les voix de Feyrouz et d’Oum Kalthoum que mon père écoutait à la maison

C’est un animateur vedette de la télévision française qui se livre à cœur ouvert à « L’Orient-Le Jour ». Dans une conversation à bâtons rompus avec Zéna Zalzal, Nikos Aliagas évoque sa double identité, l’influence de son père, sa passion pour la photo, ses liens avec le Liban ainsi que son rapport à la notoriété, à la mémoire des anciens et au temps qui passe.

À Londres, la Libanaise Anissa Helou reçoit l’une des plus hautes distinctions de l’écriture culinaire

Le 3 juin, Anissa Helou se voyait décerner le « Lifetime Achievement Award du Guild of Food Writers », l’une des plus importantes distinctions de l’écriture culinaire britannique. Une reconnaissance qui arrive au moment où le Liban-Sud, qu’elle a documenté dans son dernier ouvrage, disparaît sous les bombardements. Gilles Khoury revient sur cette distinction qui célèbre plus de trente ans de travail.

« Je ne loue pas aux musulmans »... à l’ombre de la guerre, le retour des vieux démons

Ce printemps, une famille chiite a jugé plus prudent de s’éloigner vers le Liban-Nord, à l’abri des menaces israéliennes. Va pour un village huppé du Metn, entouré de pins et loin de tout.
Mais voilà que le propriétaire fait machine arrière : les voisins sont inquiets.
Alors qu'ils tentent leur chance pour une autre location, la phrase du propriétaire résonne toujours dans leur tête : je ne loue pas aux musulmans. Caroline Hayek vous raconte une petite histoire du quotidien, dans un Liban qui se replie à mesure que la guerre le dévore.

« On a choisi d'exister » : au-dessus des nuages, Gaza continue de créer

Alors qu'à Gaza, Israël a prouvé son ambition d’anéantir la capacité d’un peuple à raconter sa propre histoire, les artistes réfugiés essaient de lui donner une voix à l'étranger. « Il y a deux choix : disparaître ou exister. Et on a choisi d’exister », affirme Ahmad Achour lors du festival Sahab, à la Gaîté-Lyrique de Paris. Amélie Zaccour vous y emmène.
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