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La Dernière

Bienvenue dans les musées new look de 2019

This is America

Parallèlement à ces temples gardiens des patrimoines et des chefs-d’œuvre étalés dans le temps et l’espace, des lieux high-tech surgissent ici et là, reflets des temps modernes et de leurs préoccupations.

22/02/2019

Si les musées traditionnels continuent d’attirer les visiteurs, des musées insolites voient le jour aux États-Unis, conçus à l’intention du public du XXIe siècle à qui l’on veut offrir des visions aussi bien nouvelles que renouvelées, issues de toutes les cultures du monde. Un calendrier bien chargé a été établi, portant sur des sujets inattendus, et les inaugurations auront lieu tout au long de l’année. Ces musées new look déroulent d’importantes collections, miroir de multiples tendances socioculturelles de l’heure.


193 races de chiens

Sa fidélité, son flair et son dévouement lui ont valu une belle reconnaissance couronnée par un musée de grande envergure baptisé The American Kennel Club Museum of the Dog. Installé en plein cœur de Manhattan, il a rouvert ses portes la semaine dernière et abrite environ 200 œuvres créées autour du thème des… chiens et des chiots. Y sont notamment exposées des figurines et des peintures remontant au XIXe siècle, à l’époque où la représentation de chiens dans l’art était devenue à la mode. Sir Edwin Landseer, Maud Earl et Arthur Wardle font partie des artistes canins les plus célèbres de cette période. Au centre du nouvel espace, aéré et lumineux, se dresse une immense vitrine en verre s’élevant jusqu’au deuxième étage, riche de multiples statues de différents styles ainsi que des accessoires propres à ces animaux, dont un collier ayant secrètement servi à délivrer des messages. Au-delà des cimaises, ce musée est entré de plain-pied dans l’ère digitale en proposant aux visiteurs de découvrir, entre autres curiosités, 193 races brevetées de chiens, en maniant simplement le bouton d’une table-écran informatisée. De même qu’ils peuvent s’initier à dresser un chien.

Et pour ceux qui se demandent pourquoi cet animal a été qualifié de meilleur ami de l’homme, ils pourront se rendre au « Find your Match » (« trouver l’âme sœur »), où un système photographique leur tirera d’abord un portrait qui, ensuite, produira un cliché d’une race de chien qui pourrait être leur sosie. Avant d’arriver à toutes ces évocations virtuelles, le visiteur aura fait le tour complet de l’histoire de cet animal domestique : cette riche collection comprend le fossile d’un spécimen d’une race canine éteinte, vieux d’environ trente millions d’années. Quant au plus récent geste d’attachement et de complicité entre la bête et l’homme, il est exprimé dans une toile signée Christine Merrill, qui dépeint le président George H. W. Bush en compagnie de Millie, la chienne de son épouse Barbara. Une histoire de lien infaillible à travers les âges et toujours renouvelée, car l’American Kennel Club Museum rentre chez lui à New York, où il avait été créé en 1982, relooké après un long séjour dans l’État du Missouri.


Les mains de l’homme

Le Museum of the American Arts and Crafts Movement, à St. Petersburg en Floride, sera ouvert au public l’automne prochain. Il porte sur un mouvement qui a été fondé en réaction à la révolution industrielle, prônant un retour à la prémécanisation et à « la création d’un environnement gouverné par le beau et les mains de l’homme ». C’est la première fois qu’un tel musée sera consacré aux productions issues de ce concept cultivé au tournant du siècle dernier. Il s’agit de meubles, de luminaires, de poteries, de créations en métal et en brique, qui occuperont des galeries d’une surface de 3 700 mètres carrés. Le design de l’extérieur du bâtiment est évocateur des principes de ce mouvement avec des fenêtres inspirées des idées du célèbre architecte Frank Llyod Wright. Il est construit avec des matériaux naturels – chêne américain et pierres du pays – pour relancer une touche terroir revivifié. Des studios d’art graphique et de photographie ont été installés pour l’initiation à ces disciplines, surtout pour les enfants.

Enfin, on n’en finit pas d’applaudir et d’aduler les dieux des sports. Sans oublier de célébrer leurs porte-bonheurs intimes, à savoir leurs mascottes, nécessaires à leur performance. En 2005, un musée appelé le Mascot Hall of Fame a été créé, dédié à ces personnages en peluche sans lesquels aucun match, toutes équipes confondues, ne peut débuter. Harnachés et panachés, ils font la joie des inconditionnels du sport, invités dans ce musée à les côtoyer de près et à discuter avec eux de goal, de scores et autres cartons rouges et jaunes.


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