Un groupe de jeunes issus de Jabal Mohsen a organisé un sit-in hier pour revendiquer les droits des alaouites. Photo ANI
Parmi les multiples nœuds qui ne cessent de faire leur apparition le long du chemin tortueux de la formation du gouvernement, la question de la représentation des alaouites a refait surface hier. Cette minorité proche de l’islam chiite demande à nouveau à être représentée dans le futur cabinet si ce dernier venait à être élargi. Une demande pas si évidente que cela, à en croire un responsable du courant du Futur.
C’est à la suite d’un sit-in organisé hier par un groupe de jeunes alaouites issus du quartier de Jabal Mohsen, à Tripoli, que la question a été à nouveau posée. Ces jeunes protestaient contre la situation précaire de la région, notamment au niveau des infrastructures en général et de l’accès à l’eau courante en particulier. Ils ont également dénoncé la quasi-absence des alaouites dans la fonction publique. Des revendications auxquelles est venue se greffer la demande, appuyée par le député alaouite de Tripoli, Ali Darwiche, d’obtenir un portefeuille pour les alaouites dans le gouvernement en gestation.
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« Notre communauté est victime d’une injustice »
Contacté par L’Orient-Le Jour, M. Darwiche a dit « soutenir toute action qui vise à demander les droits des alaouites au niveau de la fonction publique et de la politique ». « Notre communauté est victime d’une injustice », a-t-il lancé.
« Avoir un ministre alaouite fait partie de l’essence même du pays. Peu importe la partie qui nous accordera un portefeuille parmi les siens, nous voulons obtenir un ministre alaouite pour la première fois dans l’histoire du pays », a encore dit M. Darwiche qui a rappelé que le chef du Parlement, Nabih Berry, s’était prononcé en faveur de l’attribution d’un portefeuille à la communauté en question. « Le président de la République a été le premier à évoquer notre représentation, et j’ai effectué dernièrement une tournée auprès du ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, et de plusieurs partis. J’espère pouvoir rencontrer le Premier ministre Saad Hariri bientôt puisqu’il parle de former un gouvernement d’union nationale », a indiqué le député de Tripoli.
« Les chiites sont représentés par Amal et le Hezbollah, mais nous, en tant qu’alaouites, nous sommes une entité indépendante. Notre communauté compte plus de 100 000 personnes au Liban », a-t-il affirmé. « Bien sûr que nous aurions préféré que l’attribution des portefeuilles ou des postes dans la fonction publique se fasse sur base des compétences de chacun, mais nous vivons dans un pays où règne le confessionnalisme. Nous aurions préféré ne pas parler de confessionnalisme, mais nous n’avons pas le choix », a souligné M. Darwiche.
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« Nous ne pouvons pas continuer à agrandir le cabinet »
Réagissant au sit-in des jeunes alaouites à Tripoli, un responsable au sein du courant du Futur a déclaré « comprendre » les demandes des protestataires, « mais ce dossier n’est pas tributaire de M. Hariri, mais de l’intérêt du pays ». « Ils ont le droit de demander à être représentés, ce n’est pas contraire à la loi. Mais si nous élargissons le gouvernement uniquement pour représenter certaines confessions, d’autres minorités voudront être représentées, notamment les minorités chrétiennes. Ce qui posera un autre problème, puisqu’il faudra voir quelle minorité devra être représentée et qui va leur donner un ministère relevant de sa propre part », a expliqué le responsable à L’OLJ.
« Le courant du Futur n’a rien contre un ministre alaouite, mais nous sommes pour un gouvernement restreint pour qu’il soit efficace, quelle que soit sa composition communautaire. Nous nous dirigeons vers la formation d’un gouvernement de taille moyenne (entre 18 et 24 ministres). Nous ne pouvons pas continuer à agrandir le gouvernement pour faire plaisir aux uns et aux autres », a dit le responsable. « Les alaouites ne pourront avoir de portefeuille que si nous formons un cabinet de 32. Or, nous nous dirigeons vers un cabinet un peu plus restreint », a-t-il expliqué, mettant en avant le fait que le Liban ne veut pas se positionner en porte-à-faux par rapport à la communauté internationale et aux pays donateurs de la Cedre s’il venait à former un gouvernement élargi.
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Hehehehe... Épisode numéro 299999 de la série "je pleurniche, à chacun à son tour" dans une TV prêt de chez moi... Après les Maronites et chrétiens, les Druzes les sunnites les Alaouites, les Arméniens et... ce sera le tour des autres sectes, sous sectes et sous sous sectes... Oh Osiris et Adonis avez vous encore des adeptes quelque part dans ce pays?? Espérons qu'un ministère de 4 millions de ministres couvrira toutes les tendances sauf celles introduites par les réfugiés les déplacés et les non localisés et attend oh kdish que le hashish ...soit légal pour oublier ta réalité.
05 h 51, le 26 janvier 2019