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Liban

Le Conseil de sécurité presse le Liban de former un gouvernement

ONU

Le Hezbollah sévèrement épinglé par la déléguée du Royaume-Uni.

23/01/2019

Dans un débat public du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, coordinateur spécial des Nations unies pour la région, a dressé hier un bilan des défis multiples et complexes à la paix et à la stabilité de la région affectée par la crise palestinienne, les conflits armés en Syrie et au Yémen, et a appelé les parties prenantes au Liban à « résoudre leurs différends afin que le pays puisse relever les nombreux défis urgents auxquels il fait face ».

La séance publique du Conseil de sécurité s’est déroulée sous la présidence du représentant permanent de la République dominicaine, José Singer, dont le pays assure la présidence pour le mois de janvier. « En ce qui concerne le Liban, le pays est sans gouvernement depuis huit mois. La formation du cabinet semblait à portée de main en décembre, mais n’a pas abouti à la suite de désaccords politiques. Je réitère notre appel à toutes les parties prenantes pour qu’elles résolvent leurs différends afin que le Liban puisse relever les nombreux défis urgents auxquels il est confronté, notamment celui d’une économie en difficulté », a relevé M. Mladenov dans son exposé détaillé devant le Conseil.

Sud : « Situation calme, mais tendue »

Concernant la situation le long de la ligne bleue, le coordinateur spécial de l’ONU a relevé qu’elle est « restée calme mais tendue », rappelant que la Finul (Force intérimaire des Nations unies) a pu confirmer que deux des tunnels découverts par Israël franchissent la ligne bleue et constituent ainsi une violation de la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité. Il a cependant précisé que la force internationale « n’a pas été autorisée à ce jour à accéder aux points d’entrée confirmés d’un tunnel situé près de Kfar Kila du côté libanais », avant de rappeler tout le contexte de l’affaire des tunnels.

La représentante permanente du Royaume-Uni auprès de l’ONU, Karen Pierce, s’est dit pour sa part « préoccupée par la montée récente des tensions le long de la ligne bleue », tout en épinglant Israël et surtout le Hezbollah. « Nous condamnons toutes les violations de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Le Royaume-Uni a clairement indiqué à plusieurs reprises au Conseil que nous condamnions les violations israéliennes de la souveraineté du Liban, que ce soit par voie terrestre, maritime ou aérienne. Ces actions sapent la confiance et la stabilité et nous attendons que toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, mais notamment les 1559 et 1701, soient pleinement respectées », a-t-elle déclaré.

Prenant à partie le Hezbollah, Mme Pierce a souligné, dans son intervention, que « pendant trop longtemps, nous avons vu le Hezbollah faire fi des résolutions de l’ONU. Leur possession continue d’armes en dehors du contrôle de l’État libanais et leurs tentatives d’acquérir de nouvelles capacités dangereuses en matière de missiles demeurent extrêmement alarmantes, ainsi que leurs déclarations menaçantes à l’encontre d’Israël. Si le Hezbollah ne met pas un terme à ses activités illégales au Liban et dans la région, la stabilité de la région restera menacée. Il est clair que nous ne devrions pas leur permettre de rester sans contrôle », a-t-elle estimé.Prenant à son tour la parole, la représentante permanente du Liban auprès de l’ONU, Amal Moudallali, a mis l’accent sur les violations terrestres, maritimes et aériennes israéliennes qui « continuent de menacer la souveraineté du pays en violation flagrante de la 1701. Au cours de 2018, Israël a violé au moins 2 034 fois la souveraineté du Liban et la résolution 1701, contraignant la Mission à porter plainte, au moins 22 fois, auprès du Conseil de sécurité et du secrétaire général de l’ONU », a-t-elle noté, en répertoriant les violations de janvier et en rappelant les plaintes adressées par le Liban au Conseil.

« Le Liban réaffirme son attachement à chaque centimètre de son territoire et chaque millimètre cube de ses eaux. Il est toujours prêt à mener à bien l’action entreprise pour régler les différends frontaliers existants dans le cadre du mécanisme tripartite (armée libanaise-Finul-armée israélienne). Il appelle également le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités et à envoyer un message clair et sans équivoque à cet égard pour condamner explicitement toute violation de la résolution 1701 », a-t-elle insisté, avant d’indiquer que Beyrouth continue d’assumer ses responsabilités et d’œuvrer en faveur d’un cessez-le-feu complet à sa frontière sud, conformément à toutes les résolutions internationales, en particulier la 1701. « Nous espérons donc que le Conseil prendra les mesures nécessaires pour contraindre Israël à s’acquitter de sa responsabilité internationale à cet égard », a conclu Amal Moudallali.

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Eleni Caridopoulou

Israël s'enfoue de tout le monde , puisque le sionisme contrôle tout du nord au sud et de l'est à l'ouest

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