X

À La Une

Une usine à Kfar Kila reliée à un tunnel qui traverse la frontière avec Israël, affirme la Finul

Liban

La force onusienne affirme qu'elle œuvre avec l'armée libanaise afin de remédier à cette "violation de la résolution 1701 de l'ONU".

OLJ
29/12/2018

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), a confirmé samedi qu'une usine de ciment, située dans le village de Kfar Kila (Liban-Sud), était reliée à un tunnel qui traverse la frontière avec Israël, alors que l’État hébreu mène depuis des semaines une opération pour détruire ces tunnels qui, selon lui, ont été creusés par le Hezbollah.

Dans un communiqué, les Casques bleus expliquent que "le 26 et 27 décembre, la Finul et l'armée libanaise ont inspecté une ancienne usine de ciment située dans la partie sud du village de Kfar Kila, après avoir constaté des coulées de ciment liquide. Ce ciment a été versé par l'armée israélienne de l'autre côté de la frontière dans un tunnel, et a débordé du côté libanais".

La force onusienne rappelle qu'elle avait "indépendamment affirmé que le tunnel en question traversait la Ligne bleue (qui fait office de frontière entre les deux pays) dans ce secteur". La Finul assure donc que "l'ancienne usine de ciment à Kfar Kila est reliée au tunnel transfrontalier par une ouverture".

Elle rappelle également qu'elle œuvre avec l'armée libanaise afin de remédier à cette "violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU".

Votée en août 2006, la 1701 a permis de mettre fin à la guerre de juillet 2006, qui avait opposé Israël au Hezbollah. Elle stipule que le Liban doit étendre son autorité à l’ensemble de son territoire, conformément aux dispositions des résolutions 1559 (2004) et 1680 (2006) et de l’accord de Taëf. Le texte réaffirme le respect de la Ligne bleue et indique qu’aucune force armée, à part l’armée libanaise et la Finul, ne doit se trouver au sud de la rivière Litani.


(Lire aussi : Israël fait campagne à l'ONU et dans les médias contre les tunnels du Hezbollah)


En outre, les Casques bleus précisent que l'armée israélienne les a notifiés le 26 décembre d'une opération de destruction au moyen d'explosifs d'un tunnel au sud du village libanais de Aïta el-Chaab. Mais ils expliquent que l'existence de ce tunnel n'avait pas été transmise à la Finul, et qu'en conséquence, celle-ci n'a pas pu vérifier son existence de manière indépendante. 

La force onusienne a toutefois inspecté le lendemain le site de l'explosion avec l'armée libanaise et constaté l'existence d'un cratère dans le secteur.

Elle conclut en rappelant qu'elle "œuvre avec les parties (libanaise et israélienne) afin de garantir la stabilité de la région et coordonner les activités dans les secteurs sensibles, en respectant la Ligne bleue et en aidant les deux parties à respecter leurs engagements dictés par la 1701, notamment l'arrêt des actions hostiles".

Dans le courant de l'après-midi, le porte-parole de la Finul, Andrea Tenenti, a affirmé en réponse à une question de l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), que "la situation dans le Sud est calme". "Nos soldats oeuvrent avec les militaires libanais pour garantir la stabilité le long de la ligne bleue", a-t-il expliqué. Il a ajouté que le commandant en chef de la Finul, le général italien Stefano del Col, "est en contact avec toutes les parties afin d'éviter tout malentendu". "Les violations (de la résolution 1701) seront examinées lors de la réunion tripartite" Finul-Liban-Israël, a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mercredi avoir détruit un nouveau tunnel percé selon elle par le Hezbollah à des fins militaires entre le Liban et Israël, le cinquième depuis le début d'une opération lancée le 4 décembre.

L'opération "Bouclier du Nord" a été lancée par l'armée pour détruire les tunnels détectés du côté israélien de la frontière, longue de 80 km. Israël affirme que ces "tunnels d'attaque" sont un moyen pour les combattants du Hezbollah, soutenus par l'Iran, autre grand ennemi de l’État hébreu, de s'infiltrer sur son territoire en cas de guerre. Les tunnels devaient servir au Hezbollah à enlever ou assassiner des soldats ou des civils israéliens, et à s'emparer d'une frange du territoire israélien en cas d'hostilités, affirme Israël.

La dernière grande confrontation en date entre le Hezbollah et l’État hébreu remonte à 2006. Les 33 jours de guerre avaient fait 1.200 morts côté libanais, et 160 côté israélien, sans neutraliser le parti chiite. Israël et le Liban restent techniquement en état de guerre.


Lire aussi

"La résistance contre Israël est la seule solution", affirme le numéro deux du Hezbollah

Les menaces israéliennes et la lecture du Hezbollah, le décryptage de Scarlett HADDAD

Dans la zone frontalière sous l’emprise du Hezbollah, on veut « provoquer Israël »

Le Liban salue son nouveau héros, l'officier qui a ordonné à l'armée israélienne de reculer

Guterres tire la sonnette d’alarme sur les armes illégales du Hezbollah

Aoun à Kardel : Les allégations israéliennes sur les missiles du Hezbollah sont fausses

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Irene Said

Cette saga des tunnels au Sud-Liban commence à ressembler aux aventures d'Astérix le Gaulois en guerre contre les envahisseurs Romains.
On y trouve Libanix tenant tête aux envahisseurs israéliens, aidé par Obélixallah et son fidèle Naïmidéfix et de Paniranmix qui n'a toujours pas réussi à fabriquer la potion magique pour éradiquer totalement Israël...
Quant à Falbala et autres héroïnes féminines...au Sud-Liban, elles doivent s'occuper de tâches plus discrètes...
Mais on attend avec impatience le prochain épisode des tunnels, côté libanais ou israélien, c'est kif-kif.
C'est bien plus amusant que l'autre feuilleton de la soupe gouvernementale ratée !
Irène Saïd

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

CE N,EST PAS LE HEZBOLLAH CE SONT LES TAUPES QUI ONT PERCE CES GALERIES SOUTERRAINES...

FÊTE ACCOMPLIE

Les POLTRONS de tsahhaal devraient remercier la résistance libanaise du hezb de les avoir avertit pour l'ammoniaque de haifa et des tunnels au sud , rien que pour les avertir que ces tunnels étaient caduques devant ce que leur réserve cette résistance libanaise du hezb si jamais ces PLEUTRES venaient à commette la grosse erreur d'attaquer ce NOUVEAU LIBAN FORT ET LIBRE DE SES ACTIONS.

Gros Gnon

Donc en somme il suffit de posséder d’une aviation.
Si on transporte une bombe par avion et qu’on la largue sur des civils, ça va, c’est "préventif".
Si on la transporte à dos d’homme et qu’on la fasse détonner contre des soldats, ça ne va plus, c’est du "terrorisme".
Si on viole la frontière par les airs, même si c’est plusieurs fois par jour, ça va, c’est "préventif".
Si on la traverse par en dessous, même si c’est en représailles à une attaque, ça ne va plus, c’est du "terrorisme".
Ça a le mérite d’être clair. Hypocrite, mais clair.

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué