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Des dizaines de Libanais à nouveau dans la rue contre la corruption et la vie chère

Liban

"Nous sommes pacifistes, nous ne sommes pas venus pour casser", affirme l'un des manifestants.

OLJ
26/12/2018

Des dizaines de Libanais se sont rassemblés mercredi après-midi à Beyrouth afin de manifester une nouvelle fois contre les conditions de vie difficiles et la corruption, après un rassemblement dimanche, qui faisait suite à une autre manifestation du même genre la semaine précédente à l'appel du Parti communiste.

L'identité des organisateurs de ce rassemblement, ainsi que de celui de dimanche dernier, n'est pas connue, mais des appels à se rassembler avaient été lancés sur les réseaux sociaux, sans que les principaux collectifs de la société civile n'y adhèrent.

La soixantaine de manifestants d'aujourd'hui se sont dirigés d'abord de la place des Martyrs, dans le centre-ville de la capitale, vers l'avenue Chafic Wazzan qui donne sur le port de Beyrouth, bloquant brièvement la circulation. Ils ont ensuite marché vers la place Riad el-Solh, en face du Grand Sérail, siège de la présidence du Conseil, et ont brièvement bloqué la rue des Banques.


(Lire aussi : La contagion des gilets jaunes a-t-elle atteint le Liban ?)


"Nous sommes pacifistes, nous ne sommes pas venus pour casser, nous condamnons les casseurs qui se sont infiltrés dans notre manifestation, dimanche dernier. Ces gens-là expriment peut-être leur colère de la sorte par désespoir", a expliqué l'un des manifestants au micro de la chaîne LBCI.
Un autre a réclamé l'adoption de la carte santé pour tous les Libanais. Une troisième a affirmé manifester pour la sécurité sanitaire des aliments et la salubrité de l'eau.

L'un des dirigeants du cortège de manifestants a en outre affirmé à la LBCI qu'un nouveau rassemblement est prévu dimanche.

La manifestation était encadrée par des soldats et des agents des Forces de sécurité intérieure. En cours de journée, l'armée avait déclaré qu'elle ne ferait preuve d'"aucune complaisance" envers les atteintes à la sécurité.

Dimanche dernier, des centaines de Libanais s'étaient rassemblés dans le centre-ville de Beyrouth, en réponse à de nombreux appels sur les réseaux sociaux à manifester contre la crise socio-économique, inspirés du mouvement des "gilets jaunes" en France. Durant cette manifestation, une personne avait été légèrement blessée lors d'échauffourées et plusieurs débordements avaient été enregistrés. D'autres rassemblements avaient eu lieu en province.


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Mireille Kang

The demonstrations in Lebanon are relatively small and "polite" compared to the manifestations of the Gilets Jaunes in France. However, they represent a much larger silent majority. In France, people are protesting despite having better living and work conditions and enjoying far more benefits from the government.
In Lebanon, we pay taxes however, we hardly receive anything in return. The conditions of living are bad and rapidly deteriorating while the government gridlock continues for the 8th consecutive month and counting. Members of Parliament and the so-called departing members of government continue to enjoy high salaries and benefits while most people can barely afford food and shelter. Poverty rates and unemployment are high and increasing, businesses are going bankrupt, the cost of borrowing is too high, and the government does not seem to maintain statistics on the economic indices. Lebanese deserve better. Enough !

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