Rechercher
Rechercher

Liban - Environnement / Justice

Nouveau mandat d’arrêt contre le propriétaire de l’usine Mimosa

Les procès des pollueurs du Litani reportés au 16 janvier prochain.

Des riverains du Litani ont organisé un sit-in devant le Palais de justice de Zahlé pour protester contre des interventions politiques dans les affaires de la justice. Photo ANI

Les audiences dans les procès intentés par l’Office national du Litani (ONL) contre les usines qui rejettent leurs eaux usées dans le fleuve se sont poursuivies hier, sur fond de protestations populaires contre d’éventuelles interventions politiques dans cette affaire.

Le tribunal de Zahlé a reporté ces audiences au 16 janvier 2019, après avoir entendu hier les avocats des personnes mises en cause. Il s’agit notamment du propriétaire de l’usine Mimosa, Wissam Tannouri, par ailleurs président du conseil municipal de Qaa el-Rim (Békaa). Ce dernier a fait l’objet d’un nouveau mandat d’arrêt, délivré hier à son encontre par le premier juge d’instruction de la Békaa, Imad el-Zein, pour empiètement sur les biens-fonds publics. L’audience des témoins dans cette affaire a été fixée à lundi. Quatre autres propriétaires d’usines de produits laitiers à Marj ont été entendus dans le cadre des audiences relatives à la pollution du Litani. Les cinq avaient été arrêtés sur ordre du procureur général financier, le juge Ali Ibrahim, au terme d’une inspection technique du cours du fleuve, opérée par une unité de la police judiciaire de Zahlé, une commission conjointe de l’Office des eaux du Litani et du ministère de l’Agriculture.


(Pour mémoire : Usines polluantes le long du Litani : la justice se met en branle)


Les inculpés se sont pour la plupart engagés à ne plus polluer le Litani, à faciliter la mission de l’expert chargé de suivre et de vérifier l’exécution des mesures promises pour mettre fin aux activités polluantes et à autoriser les experts de l’ONL à inspecter régulièrement leurs installations.

Il n’en demeure pas moins que l’avocat de l’office a présenté au tribunal une motion en vertu de laquelle il a demandé que les usines polluantes restent hors service en attendant que les installations nécessaires à la dépollution soient installées. Il est parti du principe qu’il n’est pas permis d’autoriser que « le crime se poursuive alors qu’un procès pénal est en cours ». La requête a été prise en considération et le tribunal devait nommer des experts pour inspecter les établissements, qui ont commencé à prendre des mesures préventives contre la pollution.

Alors que les audiences se poursuivaient, un groupe de riverains du fleuve, rassemblés dans le cadre d’une structure appelée la Commission de sauvetage du Litani, a organisé un rassemblement de protestation devant le Palais de justice de Zahlé. Le chef de cette structure, Ali Kak, a expliqué à la presse que le sit-in s’adresse principalement « à ceux qui essaient d’intervenir dans les affaires de la justice ». Il a houspillé les « responsables » qui tentent selon lui d’aider les contrevenants, avant d’indiquer que la commission « soutient à fond l’Office national du Litani et son président, Sami Alawiyé, pour leurs efforts visant à redonner vie au fleuve ». Il a pressé ce dernier de construire des stations d’épuration des eaux usées tout le long du cours d’eau.


(Pour mémoire : Des dizaines d'usines, contribuant à la pollution du Litani, fermées)


Parallèlement, le bureau de presse du Bloc populaire de Myriam Skaff a mis en garde contre des interventions de députés, qu’il n’a pas nommés, dans la procédure judiciaire, estimant que celles-ci « sont en contradiction avec le principe de séparation des pouvoirs ». Selon le bureau de presse du bloc, « ces interventions insultantes pour Zahlé montrent que le principe de reddition des comptes ne sera jamais couronné de succès tant que les hommes politiques continueront de se mêler de tout ».

Entre-temps, sur le terrain, Sami Alawiyé, qui a discuté hier de la pollution du Litani avec le député Waël Bou Faour, a demandé à la direction du Pétrole auprès du ministère de l’Industrie de lui remettre la liste de l’ensemble des stations et des installations pétrolières dans le bassin du Litani pour que son établissement puisse prendre les mesures qui s’imposent afin de les empêcher de jeter leurs résidus dans les eaux du fleuve et dans les réseaux des eaux usées, pour pouvoir protéger les ressources hydrauliques.

Il y a quelques jours, l’Office national du Litani avait assuré qu’il comptait « mener jusqu’au bout ses poursuites contre les pollueurs ». L’ONL espère notamment que « le code de l’eau sera entièrement appliqué et que toutes les usines se conformeront aux règles imposées volontairement, dans le cadre de leur engagement à protéger l’environnement ».


Lire aussi

Pollution du Berdawni : Un des propriétaires de Mimosa interpellé, puis relâché


Pour mémoire

Les eaux du fleuve Nahr el-Kalb ... vertes

Le Berdawni teint en rouge : une décharge sauvage en cause ?

Convocations et arrestations après une tournée du procureur général financier au bassin du Litani

L'autorité du Litani demande d'interdire la chasse et la pêche sur le lac Qaraoun

Les audiences dans les procès intentés par l’Office national du Litani (ONL) contre les usines qui rejettent leurs eaux usées dans le fleuve se sont poursuivies hier, sur fond de protestations populaires contre d’éventuelles interventions politiques dans cette affaire.Le tribunal de Zahlé a reporté ces audiences au 16 janvier 2019, après avoir entendu hier les avocats des personnes mises en cause. Il s’agit notamment du propriétaire de l’usine Mimosa, Wissam Tannouri, par ailleurs président du conseil municipal de Qaa el-Rim (Békaa). Ce dernier a fait l’objet d’un nouveau mandat d’arrêt, délivré hier à son encontre par le premier juge d’instruction de la Békaa, Imad el-Zein, pour empiètement sur les biens-fonds publics. L’audience des témoins dans cette affaire a été fixée à lundi. Quatre autres...
commentaires (1)

a ce compte la, les prisons devraient deja regorger des centaines de "pollueurs" pas vrai ? mais non, C juste mr Mimosa & pt't les 4 autres qui ecopent . la JUSTICE a dit.

Gaby SIOUFI

09 h 30, le 21 décembre 2018

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • a ce compte la, les prisons devraient deja regorger des centaines de "pollueurs" pas vrai ? mais non, C juste mr Mimosa & pt't les 4 autres qui ecopent . la JUSTICE a dit.

    Gaby SIOUFI

    09 h 30, le 21 décembre 2018

Retour en haut