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À La Une - Liberté d'expression

HRW appelle le Liban à réformer sa "législation abusive" en matière de diffamation

La législation actuelle "constitue une réaction disproportionnée et superflue au besoin de protéger la réputation des responsables", estime l'organisation internationale. 

Un manifestant dénonçant la répression de la liberté d'expression au Liban, lors d'une manifestation à Beyrouth, en juin 2018. Photo d'archives AFP/Anwar Amro

L'organisation internationale de défense des Droits de l'Homme, Human Rights Watch, a appelé vendredi le Liban à réformer ses lois en matière de diffamation, à l'occasion de la Journée mondiale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes. 

"En septembre, le Liban a rejoint des dizaines de pays parrainant une résolution du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU concernant la sécurité des journalistes. Cette résolution demande aux Etats de ne pas faire un mauvais usage des lois anti-diffamation à des fins de +censure arbitraire des journaliste et d'interférence dans leur mission d'information du public+", rappelle HRW dans un communiqué. "Aujourd'hui, le Liban doit s'engager à traduire cet engagement en réalité, en réformant ses lois criminelles anti-diffamation", appelle l'organisation. 


HRW rappelle que le code pénal libanais prévoit des peines de prison allant jusqu'à un an en cas de diffamation contre des responsables politiques, entre six mois et deux ans pour insulte au président, au drapeau ou à l'hymne national, et entre trois mois et trois ans pour insulte à l'armée.
"Les lois qui criminalisent les critiques légitimes du gouvernement portent atteinte à la liberté d'expression", estime HRW qui ajoute que ces lois "constituent une réaction disproportionnée et superflue au besoin de protéger la réputation des responsables", appelant à mieux définir les concepts de diffamation et d'insultes dans la législation libanaise.

Ces derniers mois, les convocations par les autorités de journalistes et d'activistes se sont multipliées au Liban pour des écrits sur les réseaux sociaux critiquant certains responsables politiques ou tournant en dérision des symboles religieux. Le 24 juillet, des centaines de personnes s'étaient rassemblées place Samir Kassir, dans le centre-ville de Beyrouth, sous une seule bannière : "Contre la répression et le recul de la liberté d’expression au Liban".


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L'organisation internationale de défense des Droits de l'Homme, Human Rights Watch, a appelé vendredi le Liban à réformer ses lois en matière de diffamation, à l'occasion de la Journée mondiale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes. "En septembre, le Liban a rejoint des dizaines de pays parrainant une résolution du Conseil des droits de l'Homme de...
commentaires (3)

Le Liban (Charles Malek) était l'un des 9 rédacteurs de la première Charte des Droits de l'Homme au sortir de la 2ème guerre mondiale. Faisons honneur à la signature du Liban de l'époque en réformant comme ci-haut indiqué.

Shou fi

23 h 01, le 02 novembre 2018

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Commentaires (3)

  • Le Liban (Charles Malek) était l'un des 9 rédacteurs de la première Charte des Droits de l'Homme au sortir de la 2ème guerre mondiale. Faisons honneur à la signature du Liban de l'époque en réformant comme ci-haut indiqué.

    Shou fi

    23 h 01, le 02 novembre 2018

  • Bonne nouvelle pour le journaliste de Al Diyyar .

    FRIK-A-FRAK

    14 h 30, le 02 novembre 2018

  • POUR LA LIBERTE D,EXPRESSION DANS LE RESPECT DE LA LOGIQUE ET DES LOIS.

    LA LIBRE EXPRESSION

    13 h 57, le 02 novembre 2018

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