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Gouvernement : Naïm Kassem ni optimiste, ni pessimiste

Liban

"La crise née du retard dans la formation du cabinet s'aggrave et les dommages que cela cause s'aggravent aussi", estime le cheikh Nabil Kaouk, membre du Comité central du Hezbollah.

OLJ
21/10/2018

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, a affirmé dimanche n'être ni optimiste, ni pessimiste pour ce qui est de la formation du gouvernement du Premier ministre désigné, Saad Hariri, estimant qu'une mise sur pied d'un cabinet pourrait intervenir "aussi bien dans un avenir proche que lointain".

Ces déclarations interviennent deux jours après que les espoirs de la mise en place du cabinet sous peu ont été douchés à la dernière minute, suite à de nouveaux obstacles concernant l'attribution des portefeuilles ministériels, notamment celui de la Justice.

"Concernant la formation du gouvernement, nous ne pouvons plus parler d'optimisme ou de pessimisme, car en fonction des données disponibles, tant qu'il y a un mécanisme spécifique pour cette formation et un veto que certains partis peuvent opposer pour empêcher cette formation (...), cela veut dire que la mise sur pied du cabinet peut intervenir dans un avenir aussi bien proche que lointain", a prévenu le numéro deux du Hezbollah lors d'un discours partisan dans la localité de Sultaniyé, au Liban-Sud.

"La formation d'un gouvernement est souhaitée par le peuple et est une véritable nécessité. ce pays ne peut pas fonctionner et se stabiliser aux plans social et économique sans gouvernement, a averti Naïm Kassem. "C'est pour cela que nous espérons que les nœuds seront défaits pour obtenir les résultats recherchés", a-t-il conclu.


(Lire aussi : Gouvernement : malgré l'obstacle portant sur la Justice, l'optimisme prévaut)


Lors d'un discours prononcé vendredi, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait estimé qu'il y avait "encore des nœuds à débloquer" pour former le gouvernement.

Interrogé sur la nouvelle complication entourant l'attribution du portefeuille de la Justice, Saad Hariri avait pour sa part assuré que "tous les problèmes peuvent être résolus".

Au cours de la semaine, des informations avaient évoqué la possibilité que le président de la République octroie le ministère de la Justice aux FL. Mais vendredi, des sources proches de la présidence de la République, citées par notre correspondante à Baabda Hoda Chedid, avaient rapporté que le chef de l’État n'entendait pas céder le ministère de la Justice aux FL. Ces sources avaient renvoyé cet attachement au fait que le président insiste pour que le ministère de la Justice soit à égale distance de toutes les parties, soulignant qu'une personnalité qui lui est proche serait seule capable d'assurer cette neutralité, le chef de l’État étant le garant du respect de la Constitution.

Le ministère de la Justice est aujourd'hui dirigé par Salim Jreissati, nommé par le président de la République et affilié au Courant patriotique libre. 

Le cheikh Nabil Kaouk, membre du Conseil central du Hezbollah, a lui aussi commenté dimanche la formation du gouvernement, lors d'un discours partisan dans la localité de Souané, au Liban-Sud, en se montrant, lui, plutôt pessimiste.

"La crise née du retard dans la formation du gouvernement s'aggrave et les dommages que cela cause s'aggravent aussi. Malgré les avancées enregistrées en surmontant certains obstacles essentiels, le chemin à parcourir n'est pas terminé, il reste encore des nœuds, et tous les Libanais sont ainsi perdants. Il y a une course entre la formation du gouvernement et la détérioration de la situation économique (...)", a déploré le cheikh Kaouk.


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Irene Said

Tiens...tiens...cela fait longtemps que Tonton Naïm ne s'était plus exprimé en public !

Voilà qui est fait...et après...
cela va-t-il changer quelque chose au marasme dans lequel le pays est plongé ???
Irène Saïd

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