X

À La Une

Gouvernement : malgré l'obstacle portant sur la Justice, l'optimisme prévaut

Liban

"Tous les problèmes peuvent être résolus", assure Saad Hariri. 

OLJ
21/10/2018

Malgré les nouvelles difficultés rencontrées en fin de semaine par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, portant notamment sur l'attribution du ministère de la Justice, l'optimisme était de mise samedi concernant la formation du gouvernement, attendu depuis mai. 

Interrogé sur cette nouvelle complication entourant le portefeuille de la Justice, qui est venue doucher les espoirs au sujet de la formation d'un gouvernement au cours du week-end, Saad Hariri a assuré que "tous les problèmes peuvent être résolus".

C'est dans ce cadre que le Premier ministre désigné a reçu à la Maison du Centre le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, accompagné du ministre sortant de l'Information, Melhem Riachi. A l'issue de la rencontre, M. Riachi a affirmé que l'atmosphère avait été positive, sans toutefois mentionner la question du portefeuille de la Justice. "Nous avons étudié en profondeur la situation actuelle concernant le gouvernement et la formation d'un cabinet équilibré", a-t-il souligné.

Au cours de la semaine, des informations avaient évoqué la possibilité que le président de la République octroie le ministère de la Justice aux FL. Mais vendredi, des sources proches de la présidence de la République, citées par notre correspondante à Baabda Hoda Chedid, avaient rapporté que le chef de l’État n'entendait pas céder le ministère de la Justice aux FL. Ces sources avaient renvoyé cet attachement au fait que le président insiste pour que le ministère de la Justice soit à égale distance de toutes les parties, soulignant qu'une personnalité qui lui est proche serait seule capable d'assurer cette neutralité, le chef de l’État étant le garant du respect de la Constitution.

Le ministère de la Justice est aujourd'hui dirigé par Salim Jreissati, nommé par le président de la République et affilié au Courant patriotique libre. 

"Le président a dit ce qu'il avait à dire au sujet du ministère de la Justice, il ne vas pas faire de concessions à ce niveau à quelque partie que ce soit", a déclaré une source à la chaîne LBCI. 


(Lire aussi : Gouvernement : la Justice, dernier obstacle avant le dénouement ?)


Ce retournement soudain de situation a été vivement dénoncé par le député FL Antoine Habchi. "Il y a deux jours, l'optimisme planait après que nous ayons facilité les choses et le ministère de la Justice allait revenir aux Forces libanaises, avec l'accord du président et du Premier ministre désigné, a-t-il dit. D'un coup de baguette magique il y a eu un changement et on ne sait pas comment la Justice ne revient plus aux FL. En dépit de toutes les complications, nous sommes optimistes sur le fait que nous allons revenir à l'accord conclu il y a deux jours et que le gouvernement sera formé", a-t-il ajouté. 

Selon le député Ibrahim Kanaan (CPL), les contacts se poursuivaient samedi afin que soit formé le gouvernement le plus vite possible. "Chaque partie est censée avoir sa part", a-t-il dit affirmant que "la part des FL, (trois ministres et la vice-présidence du Conseil), tenait compte du critère adopté". Au sujet du portefeuille de la Justice, M. Kanaan a affirmé que le président Aoun "a annoncé à plusieurs reprises que son mandat débutait avec le premier gouvernement formé à l'issue des législatives et que la première base pour la réforme était la justice".  "Priver le président Aoun de ce portefeuille n'est pas adéquat, il a un projet qu'il veut réaliser et pour cette raison il tient à ce portefeuille", a poursuivi le député. Sur la possibilité qu'un gouvernement soit formé sans que les FL n'en fassent partie, M. Kanaan a répondu: "Personne ne veut cela". 

Le ministre sortant des Finances, Ali Hassan Khalil, membre du mouvement Amal du président de la Chambre, Nabih Berry, a pour sa part souligné lors d'une commémoration au Liban-Sud, avoir bon espoir "d'arriver dans les prochains jours à une vraie solution aux problèmes". 

Le chef du Législatif a, par contre, appelé à "ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué".


Lire aussi

Gouvernement : le ministère de la Justice au centre de toutes les convoitises

Saintes indignations..., l'éditorial de Issa GORAIEB

N’oubliez pas les femmes, citoyen grognon de Anne-Marie El-HAGE

Gouvernement : un « coup de Jarnac » de dernière minute remet les compteurs à zéro

Une lecture régionale du « nœud druze »...le décryptage de Scarlett Haddad

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

L,ABRUTISSEMENT PREVAUT DAMS LES LOBES !

Sarkis Serge Tateossian

Erratum : on attend

ACE-AN-NAS

On dit bien Ministère de la Justice non ?

Il reviendra donc au plu JUSTE des prétendants .

Ne faisons pas semblant d'ignorer de qui il s'agit ! , allez un indice , celui qui meurt le plus pour le LIBAN .

Sarkis Serge Tateossian

Six mois bientôt passé... Et on atteint toujours... la formation du gouvernement.

La question, qui bloque les rouages de la république :

"À qui revient le ministère de la justice" !

Irene Said

Peuple libanais,
régalez-vous du dernier bonbon-d'optimisme !
Irène Saïd

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Gouvernement : un nœud, trois phases et beaucoup de complications...

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué