X

À La Une

La France frappera de nouveau en Syrie "en cas d'usage d'armes chimiques"

Conflit

Le général François Lecointre prévoit "la fin du califat physique de Daech avant la fin de l'année, sans doute à la fin de l'automne".

OLJ/Agences
06/09/2018

L'armée française est prête à frapper de nouveau en Syrie si des armes chimiques venaient à être utilisées dans l'offensive contre l'enclave d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, a déclaré jeudi le chef d'état-major des forces armées françaises, rapporte l'agence Reuters.

"Nous sommes prêts à frapper si des armes chimiques sont à nouveau utilisées", a affirmé le général François Lecointre à des journalistes. "Nous pouvons effectuer ces frappes de manière unilatérale, mais il est dans notre intérêt de les effectuer avec le plus grand nombre de partenaires possible", a-t-il ajouté.


La fin de Daech
En outre, le plus haut gradé français prévoit "la fin du califat physique de Daech (acronyme arabe du groupe EI, ndlr) avant la fin de l'année, sans doute à la fin de l'automne".

Le groupe jihadiste a d'ores et déjà été chassé de l'essentiel des vastes territoires qu'il avait conquis en 2014 en Irak et en Syrie. En Syrie, l'EI contrôle toujours une poche dans la province de Deir ez-Zor (est), entre le fleuve Euphrate et la frontière irakienne, et est présent dans le vaste désert syrien. La coalition internationale emmenée par les Etats-Unis et dont fait partie la France aide les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui mènent depuis des mois une offensive pour chasser l'EI de ce dernier réduit.

"Une fois que ce califat physique est tombé (...) va se poser la question de la nouvelle configuration de l'opération +Inherent Resolve+ dans laquelle nous sommes participants" dans le cadre de l'opération Chammal, a commenté le général Lecointre devant l'Association des journalistes de défense (AJD). "Dès que je pourrai, je diminuerai" les effectifs militaires français déployés au Levant, a-t-il souligné. "Je saisirai chaque occasion de réduire l'empreinte en opérations, dès lors que celles-ci ne se justifient pas", a-t-il ajouté.

Plus d'un millier de militaires français sont actuellement déployés dans la région dans le cadre de cette mission.


Lire aussi

Des centaines de Syriens fuient Idleb de crainte d'un assaut du régime

Idleb : pourquoi l’issue de la bataille se joue avant tout en coulisses

La province d'Idleb, objectif du régime syrien depuis plusieurs mois

Idleb : les Occidentaux ne sont pas au cœur du jeu

 « Si Idleb tombe, nous finirons tous au cimetière »

Qui est Hayat Tahrir al-Cham, dans le viseur du régime à Idleb ?

Damas déterminé à « libérer tout le territoire syrien, quels que soient les sacrifices »

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Le Faucon Pèlerin

A chacun son tempérament. Emmanuel Macron n'est pas François Hollande ni François Mitterrand ni Barack Obama ni Donald Trump. Je suis désolé de le dire. Attendons pour juger.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DU PIPEAU FRANCAIS !

Le Faucon Pèlerin

La France n'a jamais failli à son éternelle vocation celle de venir au secours des peuples opprimés et persécutés. La France n'est pas la France sans la grandeur.

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Les menaces israéliennes contre le Liban et le test de Gaza

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué