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Économie

Contrefaçons de mobiles au Liban : Jarrah annonce un durcissement des contrôles

Télécoms
P. H. B. | OLJ
01/09/2018

Le ministre sortant des Télécoms, Jamal Jarrah, a annoncé hier dans un communiqué avoir adopté de nouvelles procédures pour limiter l’importation et la vente de téléphones mobiles contrefaits au Liban. Ces mesures de contrôle doivent être appliquées par le ministère des Télécoms en coopération avec les deux opérateurs de téléphonie mobile au Liban, Alfa et Touch.

Les appareils concernés sont « les téléphones mobiles, les dongles (NDLR : un composant matériel se branchant sur les ordinateurs ou les téléviseurs, généralement sur un port), les routeurs, les tablettes et tout autre périphérique utilisé », a précisé le communiqué du ministre. L’une des procédures de contrôle doit notamment permettre aux usagers de s’assurer eux-mêmes que leurs appareils ne sont pas des contrefaçons en envoyant au 1014 un SMS vide ou contenant l’identité internationale d’équipement mobile (International Mobile Equipment Identity – IMEI) de l’appareil en question.

Numéro IMEI

Selon le ministère, l’expéditeur du message doit en principe recevoir dans les secondes qui suivent une réponse renseignant sur l’état de leur appareil, son modèle et la solution à suivre s’il n’est pas conforme. L’Orient-Le Jour a testé ce service à partir de deux mobiles de marques différentes et conformes. Les deux réponses envoyées par le serveur indiquaient soit le nom du constructeur et le modèle du téléphone, soit le numéro IMEI, si le message envoyé est vide.

Le numéro IMEI est composé de 15 chiffres uniques qui retranscrivent plusieurs informations sur un appareil donné, dont son numéro de série. Il est généralement accessible à travers son interface – le chemin d’accès varie en fonction de la marque de l’appareil. Reconnu dans plusieurs pays, le numéro IMEI permet notamment à un opérateur d’un réseau mobile d’identifier un téléphone et d’autoriser ou de restreindre son accès au réseau. Un numéro IMEI peut être également contrefait.

La propriété physique et intellectuelle est mal protégée au Liban. En 2018, la situation a même empiré. Selon le dernier indice international des droits de propriété, publié par Property Rights Alliance, le Liban a été classé 11e sur 14 pays de la zone MENA, et 108e sur 125 pays dans le monde. La dernière estimation des pertes du gouvernement libanais liées à la contrefaçon remonte à 2003. À l’époque, le cabinet PricewaterhouseCoopers avançait le chiffre de 75 à 100 millions de dollars par an.


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