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Liban-Syrie : un siècle de relations fiévreuses

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Retour chronologique sur les différents événements qui ont façonné les relations entre le Liban et la Syrie, depuis l'institution du mandat français, en 1920.


30/08/2018

Depuis près d'un siècle, la Syrie est un acteur majeur dans l'histoire du Liban. Ingérence dans les affaires politiques internes, intervention militaire, tutelle... Damas a toujours exercé un pouvoir sur son voisin, bénéficiant même de soutiens au sein de la classe politique libanaise, divisée entre pro- et anti-régime. Ces derniers accusent la Syrie de vouloir garder le pays du Cèdre dans son giron. Face à ces deux visions fondamentalement opposées, les deux pays, indépendants depuis plus de 70 ans et liés par la géographie et la démographie, ne sont jamais parvenus à établir des relations ordinaires.

C'est dans cette perspective que s'inscrit le débat actuel sur la normalisation entre le Liban et le régime syrien, entre ceux qui militent pour l'engagement de ce processus avec le régime Assad et ceux qui s'y opposent catégoriquement.

Retour chronologique sur les différents événements qui ont façonné les relations entre le Liban et la Syrie, depuis l'institution du mandat français, en 1920.



Mandat français



Plaque marquant la proclamation de l’indépendance du Grand Liban par le général Gouraud, haut-commissaire de France, le 1er septembre 1920, sur le perron de la Résidence des Pins. Photo d'archives OLJ


Après la Première Guerre mondiale, le territoire de l'Empire ottoman déchu est dépecé. Le 25 avril 1920, la Société des Nations, l'ancêtre de l'ONU, donne mandat à la France d'administrer le territoire de Syrie qui comprend notamment le Mont-Liban sur son versant ouest. 

Le 1er septembre de la même année, le général Henri Gouraud, haut-commissaire de la République française de la Syrie mandataire, proclame la création de l’Etat du Grand Liban du haut des marches de la résidence des Pins à Beyrouth. En plus de l'ancienne moutassarifiya (province ottomane) du Mont-Liban, le territoire du Grand Liban englobe Beyrouth, Tripoli et le Akkar au Nord, le Hermel et la Békaa à l'Est, ainsi que le Liban-Sud. Ce tracé avait été proposé par les chrétiens maronites, dont la France s'est portée garante, pour assurer la viabilité du futur État libanais, lequel prendra son indépendance dans sa forme actuelle le 22 novembre 1943. Après avoir rejeté, dans un premier temps, le Grand Liban, les sunnites libanais finiront par renoncer à se fondre dans une grande Syrie et reconnaîtront le Liban comme leur patrie définitive.

Ce nouveau tracé fait enrager les nationalistes syriens qui, encore aujourd'hui, considèrent que la Syrie historique a été amputée de son territoire "naturel", à savoir les ports stratégiques de Beyrouth et de Tripoli, ainsi que les plaines fertiles de la Békaa. Son territoire passe de 300.000 à 185.000 km2. Avec ses frontières actuelles, la Syrie prend son indépendance le 17 avril 1946.


Le contentieux sur la souveraineté



Photo de Tripoli en 1950. Photo Wikipedia


Grâce aux nouveaux tracés des deux pays, le Liban prend un avantage considérable sur le plan économique. Avec les ports de Beyrouth et de Tripoli, le Liban a le potentiel pour servir d’interface portuaire au Proche-Orient arabe. Mais cette situation fut vite contrariée par son voisin syrien.


En 1950, les dirigeants syriens exigent un rééquilibrage des modalités de l'union douanière qui unit le Liban et la Syrie. La rupture entre le Liban libéral et la Syrie dirigiste est consommée. Dans un éditorial paru dans L'Orient en date du 9 mars 1950, son fondateur Georges Naccache écrit : "Ce qui nous sépare et nous oppose, il est devenu clair que ce n'est plus une simple querelle de tarifs spécifiques et de taxation (...) Deux conceptions de la vie, deux philosophies - et deux attitudes - ont créé entre le Liban et la Syrie de 1950 une incompatibilité d'âme (...)". Quelques semaines pus tard, la Syrie rompt l’union douanière avec le Liban.

Le 30 septembre 1954, Michel Chiha, écrit à l'adresse de Khaled el-Azem, Premier ministre syrien de l'époque : "L'union économique intégrale (...) est beaucoup plus politique qu'économique (..) Que ne dit-il ouvertement qu'il veut d'un contrôle syrien, d'une domination syrienne sur le Liban". La question de la souveraineté  devient une question centrale dans la relation entre les deux voisins.


La Syrie et la guerre civile libanaise



Le leader druze Kamal Joumblatt (g) et le président syrien Hafez el-Assad. Photo d'archives OLJ



Un an après le début de la guerre civile libanaise, le président syrien Hafez el-Assad, qui considère que le Liban et la Syrie forment "un seul peuple dans deux États", ordonne l'entrée de troupes au Liban en juin 1976 à la demande officielle du président libanais, Sleimane Frangié, et des formations chrétiennes en mauvaise posture face aux forces "palestino-progressistes". Le 16 mars 1977, Kamal Joumblatt, le leader druze des forces pro-palestiniennes, est assassiné. Damas est accusé d'être le responsable de cet assassinat, le premier d'une longue liste.

Quelques mois plus tard, la Syrie change d'alliance, apporte son soutien aux forces pro-palestiniennes et combat les forces chrétiennes. L'intervention et la présence de l'armée syrienne au Liban est légitimée par la Ligue arabe qui crée la Force arabe de dissuasion, formée quasi-exclusivement des soldats syriens.

Après l'invasion israélienne du Liban en 1982, l'armée syrienne quitte la montagne du Chouf et Beyrouth, en même temps que les Palestiniens, et se replie dans la Békaa et le Nord. Le 14 septembre 1982, le leader des Fores libanaises, Bachir Gemayel, élu quelques semaines plus tôt à la présidence de la République, est assassiné par des militants du Parti syrien national social (PSNS), fondé par Antoun Saadé en 1932.


Taëf et la légitimation



Des soldats syriens à l'entrée du palais de Baabda, le 13 octobre 1990. Photo AFP


Le 14 mars 1989, Michel Aoun, nommé à la tête d'un gouvernement militaire par le président Amine Gemayel pour éviter un vide à la tête de l’État, lance la "guerre de libération" contre l’armée syrienne.

Le 22 octobre, les députés libanais signent l'accord de Taëf pour mettre fin à la guerre. Cet accord permet à l’armée syrienne de rester de façon indéfinie et stipule que les politiques économique, culturelle et extérieure du Liban doivent s’aligner sur celles de la Syrie.

Le 7 novembre, 57 députés libanais élisent un président de la République, René Moawad, mais il est assassiné 15 jours plus tard, le jour de l'indépendance du Liban. Le 24 novembre, 47 députés se réunissent à nouveau  et élisent Élias Hraoui.

Le 13 octobre 1990, le président syrien Hafez el-Assad lance ses troupes à l’assaut des régions contrôlées par Michel Aoun, qui s'oppose à Taëf, dont le palais présidentiel de Baabda. Le général Aoun est contraint de s'exiler en France en 1991. L'emprise de la Syrie sur le Liban est consacrée.


La tutelle



Le président syrien Bachar el-Assad (g) et le Premier ministre libanais Rafic Hariri, le 26 août 2004. Photo d'archives OLJ


Le 22 mai 1991, les autorités libanaises et syriennes signe le Traité "de fraternité et de coopération" qui officialise le rôle prépondérant de la Syrie au Liban. Pendant près de 15 ans, un État sécuritaire et policier, inspiré du régime autoritaire de Hafez el-Assad, se met en place, avec le concours des autorités libanaises.


Les opposants à la présence syrienne, dont les formations du Courant aouniste fondé par M. Aoun et les Forces libanaises dont le leader Samir Geagea est emprisonné en 1994, sont forcées d’agir dans la clandestinité. Elles sont étroitement surveillées par les services de sécurité officiels qui craignent la résurgence de ces partis en opposition frontale avec le pouvoir syrien et ses affidés libanais. Les chrétiens boycottent les élections législatives de 1992, les premières depuis la fin de la guerre.

De nombreuses manifestations sont organisées et violemment réprimées. Progressivement, l’exclusion de ces deux partis du jeu politique est vécue comme une volonté de marginaliser l’ensemble de la communauté chrétienne. Dans ce contexte, les élites politiques chrétiennes antisyriennes, parrainées par le patriarche maronite Mgr Nasrallah Sfeir, et Walid Joumblatt, se réunissent pour former un front commun d’opposition.


La Révolution du Cèdre


La grande manifestation du 14 mars 2005 dans le centre-ville de Beyrouth pour exiger le départ des troupes syriennes du Liban. Photo Sami Ayad


A ce front va se joindre un allié de taille, le Premier ministre, Rafic Hariri, en fonction de 1992 à 2004 pendant plus de 10 ans. Le fondateur du courant du Futur exprime de plus en plus ouvertement son opposition à l'ingérence de la Syrie dans les affaires du pays.

Le 26 août 2004, le président syrien Bachar el-Assad, qui a succédé à son père en 2000, le menace de "briser le Liban sur [sa] tête". Le 2 septembre, l'ONU vote, à l'initiative de la France et des États-Unis, la résolution 1559 de l'ONU appelant au retrait des forces étrangères du Liban. Dix ans auparavant, ces deux pays avaient accepté la tutelle de Damas sur le Liban.

Comme un pied de nez, un amendement constitutionnel pris le lendemain prolonge de trois ans le mandat du président Émile Lahoud, au pouvoir depuis 1998. M. Hariri finit par démissionner en octobre. Il est assassiné le 14 février 2005 dans le centre-ville de Beyrouth. L'opposition pointe la Syrie du doigt et exige le retrait de ses troupes.

Le 26 avril, les derniers soldats syriens quittent le Liban après 29 ans de présence, sous la pression de la colère populaire, de l'opposition et de la communauté internationale. Les effectifs syriens avaient culminé à 35.000 ou 40.000 hommes.



Des troupes syriennes quittant le territoire libanais le 26 avril 2005. Photo Ibrahim Tawil.



Assassinats ciblés

Après le retrait des soldats syriens, plusieurs attentats sont perpétrés ciblant des personnalités politiques anti-syriennes. Le cycle commence en réalité plusieurs mois plus tôt, avec la tentative d'assassinat de Marwan Hamadé le 1er octobre 2004.

Durant l'année 2005, les journalistes Samir Kassir (2 juin) et Gebran Tuéni (12 décembre), ainsi que l'ancien leader communiste Georges Haoui (21 juin) sont assassinés. Le ministre de la Défense, Elias Murr, et la journaliste May Chidiac échappent à des attaques ciblées à la voiture piégée. Le 21 novembre 2006, le ministre de l'Industrie, Pierre Gemayel, est assassiné en pleine rue. En 2007, les députés Walid Eido (13 juin) et Antoine Ghanem (19 septembre), ainsi que le général François el-Hajj sont tués. L'année suivante, le principal enquêteur sur l'affaire de l'assassinat de M. Hariri, le capitaine des FSI, Wissam Eid, est tué le 19 octobre. Cette liste des "martyrs du 14 Mars" comprend également le chef de la Branche des Renseignements des FSI, Wissam Hassan, assassiné le 19 octobre 2012, et l'ancien ministre Mohammad Chatah, tué en 2013.

Plusieurs autres attentats de masse visant des civils sont également perpétrés durant cette période.


Relations diplomatiques



Le ministre libanais des Affaires étrangères, Fawzi Salloukh (g), et son homologue syrien Walid Mouallem, le 15 octobre 2008 à Damas. Photo d'archives OLJ


Depuis 2005, la coalition du 14 Mars et les formations pro-régime autour du Hezbollah et du mouvement Amal, rejoints par le Courant patriotique libre, s'opposent vertement. Ces tensions entre les deux camps trouvent leur paroxysme le 7 mai 2008. A la suite d'une attaque menée par les miliciens du Hezbollah et du Parti syrien national social (PSNS) contre les quartiers de Beyrouth tenus par le courant du Futur, des violences éclatent entre partisans des deux camps. Ces affrontements à Beyrouth et aux alentours font près de 100 morts en une semaine.

Parallèlement, l'idée d'établir des relations diplomatiques minimales fait son chemin. Depuis l'indépendance du Liban en 1943, les deux pays n'entretiennent aucune relation de ce type, avec des missions diplomatiques dans chaque pays. Le 17 mai 2006, le Conseil de sécurité vote la résolution 1680, rejetée par Damas, appelant la Syrie à établir des relations diplomatiques avec le Liban et à délimiter leur frontière commune. En août 2006, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem se rend au Liban, première visite d'un responsable syrien de ce rang depuis le retrait des troupes syriennes.

Le 5 juin 2008, Bachar el-Assad affirme que son pays prévoit l'ouverture d'une ambassade au Liban, après la formation d'un gouvernement libanais d'union nationale conformément aux accords de Doha mettant fin à la crise politique au Liban. Le 15 octobre, la Syrie et le Liban établissent des relations diplomatiques. Les ambassadeurs des deux pays prennent leurs fonctions en 2009.


La guerre en Syrie



De gauche Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le président syrien Bachar el-Assad et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le 25 février 2010 à Damas. Photo d'archives Reuters/Sana


Le Liban paie le tribut des conséquences du conflit syrien dévastateur et complexe, qui a débuté en 2011. Plus d'un million de réfugiés syriens fuyant la guerre chez eux se sont installés sur le territoire libanais où la population a augmenté de 25%. De plus, l'intervention du Hezbollah dans ce conflit aux côtés du régime de Bachar el-Assad depuis 2013 pose la question de la distanciation du Liban à l'égard de ce conflit.

En 2012, les principaux dirigeants libanais réunis autour de la table de dialogue national présidée par le président Michel Sleimane, élu par consensus à la tête de l’État en 2008, adoptent la déclaration de Baabda. Ce texte appelle à "tenir le Liban à l’écart de la politique des axes et des conflits régionaux".

Les tensions en Syrie se répercutent notamment à Tripoli où des affrontements meurtriers opposent pendant plusieurs mois les partisans pro- et anti-Assad dans les quartiers de Jabal Mohsen et de Bab el-Tebbané. La porosité de la frontière entre le Liban et la Syrie a contribué à l'installation d'islamistes sur les hauteurs de la Békaa, où plusieurs attentats terroristes sont perpétrés.


Normalisation



Le Premier ministre syrien Imad Khamis (g) et le ministre libanais de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, à Damas, le 26 juillet 2018. Photo Ani


Les victoires successives sur le terrain du régime syrien et du Hezbollah, soutenus par la Russie, et la crise des réfugiés syriens font basculer le rapport de force au Liban.

La semaine dernière, le Premier ministre désigné, Saad Hariri, avait indiqué qu'il refusait que la future déclaration ministérielle stipule une normalisation des relations avec la Syrie. Plusieurs responsables libanais s'étaient rendus dernièrement à Damas, alors que les formations pro-syriennes et le Courant patriotique libre multiplient leurs appels pour une normalisation des relations avec le régime syrien.

Les partisans d'une normalisation avec le régime Assad avancent deux arguments : rétablir le dialogue officiel avec Damas faciliterait le retour des réfugiés, d’une part, et réactiverait, d’autre part, le transit des produits libanais à travers le territoire syrien. Les opposants d'une normalisation arguent, eux, qu'il s'agirait d'une légitimation du pouvoir syrien qui s'est attiré les foudres de la communauté internationale, sans tenir compte du lourd passif de la présence syrienne au Liban.

De très nombreux dossiers font l'objet d'un contentieux entre les deux pays, notamment celui des disparus libanais en Syrie, dont un grand nombre (militaires et civils) auraient été enlevés par l'armée d'occupation syrienne.



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Le Faucon Pèlerin

Quel bonheur, quelle émotion de voir les photos de Kamal Joumblatt et Hafez el-Assad, Rafic Hariri et Bachar el-Assad. A ranger dans le même album avec les photos de Roméo et Juliette, Paul et Virginie, Kays wa Layla, Samson et Dalila...

Sarkis Serge Tateossian

C'est ainsi que fut écrit l'histoire ...

Il s'agit d'un laps de temps d'une longue histoire humaine ... le temps change, l'époque aussi...
Depuis des millénaires que le Liban existe sous différentes influences, et c'est ainsi que dans la Bible, la Bekaa est nommée tout simplement "la plaine du Liban".

A l'époque néolithique (1270.. av.J.C), des guerres entre l'armée de Ramsès II et le roi des Hittites (Mouwatalli) ont eu lieu pour s'emparer de la Bekaa et alentours.

Plus près dans l'histoire, Alexandre le Grand s'empara de la Bekaa et de nombreux peuples de l'antiquité avaient la même volonté de tirer profit de l'abondance de ses terres et de ses eaux.

Bekaa, Beyrouth, Tyr, Sidon ou Tripoli, ne font qu'un. Un seul Liban existe, et une seule Syrie. Chacun doit être fier de sa terre et de son patrimoine.

Au fait la planète n'est elle pas un grand village ?
Ce que nous différencie au fond c'est la culture, les mœurs, us et coutumes ...

Un artiste franco-arménien (A.M) disait un jour : Je peux me sentir plus proche d'un intellectuel turc qu'un ignare français ou arménien...

Ce que nous partageons est l'essentiel.
Et en premier lieu, la LIBERTÉ.

Bery tus

Mais c est très très exhaustif !! Par exemple comme le président Sleiman a demander à la Syrie de rentrer les parties chretiens ont été forcés de le faire pour ne pas perdre la face car ils n ont jamais demander en tt cas dans leur majorité à ce que la Syrie rentre les aider

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