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Réfugiés syriens : la délégation russe présente son plan de rapatriement aux dirigeants libanais

Liban

"Le gouvernement syrien affirme qu'il ne prendra aucune mesure contre les déplacés qui souhaitent rentrer", a indiqué l'émissaire russe. 

OLJ
26/07/2018

Une délégation présidée par l’émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev, a présenté jeudi le plan de Moscou pour le retour des réfugiés syriens installés au Liban aux plus hauts représentants de l'Etat libanais, réunis au palais présidentiel de Baabda, dans le cadre de l’initiative présentée par la Russie à l’issue du sommet avec les États-Unis à Helsinki.

"Un certain nombre de déplacés dans les pays voisins retourne chez eux en Syrie, et cela est un bon indicateur. Le gouvernement syrien a la volonté de créer les conditions adéquates pour les ramener à une vie normale, a déclaré Alexandre Lavrentiev à l'issue de la réunion. Nos discussions au Liban étaient positives et le gouvernement syrien affirme qu'il ne prendra aucune mesure contre les déplacés qui souhaitent rentrer".

"Le Liban salue l'initiative russe pour le retour des déplacés, laquelle répond à nos appels de leur assurer un retour sûr", a déclaré M. Aoun devant la délégation russe, selon le compte twitter de la présence. "Nous allons offrir l'aide nécessaire pour appliquer les propositions russes", a-t-il ajouté.

Après les discussions avec la délégation, le chef de l’État, Michel Aoun, le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et le président du Parlement, Nabih Berry, ont tenu une réunion entre eux.

La délégation diplomatico-militaire formée de treize responsables, dont des représentants des ministères russes des Affaires étrangères et de la Défense, s'est ainsi rendue à Baabda pour une rencontre élargie avec Michel Aoun, Saad Hariri, Nabih Berry, le ministre sortant de la Défense Yaacoub Sarraf, le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, et le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim.

Le chef des services de renseignement de l'armée, le général Antoine Mansour, le directeur des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères, Ghady Khoury, le directeur général de la présidence de la République, Antoine Choucair, ainsi qu'un nombre de conseillers, étaient également présents. Avant cette rencontre élargie, M. Aoun s'était entretenu quelques instants avec M. Berry.


(Lire aussi : Paroles de réfugiés syriens à Ersal : « Je sais parfaitement, et mieux que l’ONU, de quoi le régime syrien est capable »)


La délégation s'était auparavant rendue à la Maison du Centre, résidence de Saad Hariri. L'entretien s'est déroulé en présence du ministre sortant de l'Intérieur, Nohad Machnouk, du ministre d'Etat sortant pour les affaires des réfugiés, Mouïn Merhebi, et du conseiller de M. Hariri chargé de cette question, Georges Chaaban.

Mercredi, M. Hariri avait assuré à l'issue d'un entretien avec M. Aoun, qu'il allait adopter avec le chef de l'Etat une position "unifiée" au sujet du rapatriement des réfugiés syriens, au lendemain d'un échange acerbe entre Baabda et la présidence du Conseil sur fond de guerre des prérogatives à ce sujet.

A l'issue du sommet de Helsinki, qui a réuni dernièrement le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue américain, Donald Trump, Moscou a fait savoir qu'il préparait un plan commun pour le retour des réfugiés syriens vers les lieux où ils habitaient avant le début du conflit. Un général russe a indiqué que des centres, ouverts 24 heures sur 24 en Jordanie et au Liban, et que des plans détaillés des mouvements des réfugiés de la Jordanie, du Liban et de la Turquie vers la Syrie seront développés. Il a affirmé que ces centres commenceraient à opérer à partir du 30 juillet. Selon des déclarations russes, quelque 30 000 réfugiés syriens installés au Liban seulement souhaitent y rester, mais tous les autres seraient prêts à regagner leur pays.

Le Liban accueille près d'un million de réfugiés syriens, inscrits comme tels auprès de l'ONU.  Lundi, des centaines de réfugiés syriens, installés dans le village frontalier de Ersal, dans la Békaa, et originaires du Qalamoun, ont quitté le territoire libanais. Il s'agissait de la quatrième opération de rapatriement de réfugiés depuis fin juin. Ces opérations de retour volontaire sont organisées par la Sûreté générale en coordination avec le régime syrien qui approuve au préalable les noms des réfugiés.



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Antoine Sabbagha

Bonne nouvelle si le plan de rapatriement est sérieux cette fois .

Honneur et Patrie

La visite de la délégation russe au Liban afin de solutionner le problème des déplacés syriens au Liban est à placer au crédit de Vladimir Poutine et de Saad Hariri.
Nos remerciements vont à ces deux hommes d'Etat.
Sans autre commentaire.

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