X

À La Une

Le Hezbollah participerait à l'offensive du régime Assad dans le Sud syrien, selon Reuters

Conflit

"Le Hezbollah est un élément central qui participe à la planification et la direction de cette bataille, a confirmé à Reuters un commandant de l'alliance régionale qui soutient le régime Assad. Tout le monde le sait - l'ennemi israélien, les amis, et même les Russes".

OLJ/Reuters
05/07/2018

Des combattants du Hezbollah, bête noire d'Israël, participeraient aux combats qui se déroulent dans le Sud syrien contre les rebelles, à la frontière avec l'Etat hébreu, affirme jeudi l'agence Reuters, citant des sources proche du régime du président Bachar el-Assad, allié au Hezbollah.

Ces informations, si elles sont vérifiées, mettraient à mal les efforts israéliens, alors que Tel-Aviv cherche à écarter l'Iran et le Hezbollah de ce secteur frontalier. Le 28 mai dernier, la deuxième chaîne de la télévision israélienne rapportait qu’une ébauche de solution entre Israël et la Russie serait sur la table : l’État hébreu accepterait le retour complet du régime dans le Sud-Ouest, tandis que la Russie s’engagerait à tenir l’Iran et le Hezbollah à distance de la ligne d’armistice de 1974.

L’Iran a redéployé ses miliciens dans le Sud syrien depuis avril, en particulier entre Soueida, Deraa et Quneitra. Des unités du Hezbollah ont intégré la IVe division de l’armée syrienne ainsi que la garde républicaine.


(Lire aussi : La province de Deraa sous un déluge de feu)


"Le Hezbollah est un élément central qui participe à la planification et la direction de cette bataille", a confirmé à Reuters un commandant de l'alliance régionale qui soutient le régime Assad. Tout le monde le sait - l'ennemi israélien, les amis, et même les Russes", a-t-il ajouté.

L'agence, citant le responsable militaire pro-Damas, explique que le rôle de la formation chiite libanaise inclut la direction de forces syriennes. Celui-ci va jusqu'à affirmer que le Hezbollah a même déployé des éléments de sa propre force d'élite. "Mais le groupe fait profil bas, conscient des risques d'une escalade que mènerait Israël".

Un haut responsable de l'alliance qui soutient Bachar el-Assad affirme pour sa part que le Hezbollah se bat "sous couvert de l'armée syrienne" dans le Sud.

Israël soupçonne l'Iran et le Hezbollah de chercher à étendre leur influence plus près de ses frontières, et répète qu'"il n'y a pas de place pour la moindre présence militaire iranienne dans aucune partie de la Syrie", selon son Premier ministre, Benjamin Netanyahu.


(Lire aussi : Le Hezbollah et le retrait du Sud syrien, le décryptage de Scarlett Haddad)


Le régime syrien et son allié russe ont déversé leur bombes jeudi sur les secteurs rebelles de la province de Deraa après l'échec des négociations, une escalade inédite depuis le début de l'offensive contre cette région du sud du pays en guerre.

Mercredi, les Russes ont insisté pour que les rebelles rendent en une seule fois l'artillerie lourde et ont refusé d'accorder des passages sûrs aux insurgés et civils pour se rendre vers d'autres régions rebelles.

Dans un communiqué jeudi, le commandement rebelle a réclamé "de réelles garanties" et une supervision par l'ONU d'éventuelles futures négociations. 

Depuis 2011, toutes les initiatives internationales visant à trouver une solution au conflit en Syrie qui a fait plus de 350.000 morts ont échoué. Washington a déjà fait savoir à ses alliés rebelles qu'ils ne devaient pas s'attendre à un soutien militaire américain contre les forces pro-Assad.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir jeudi une réunion d'urgence pour discuter de la situation dans le sud, où les violences ont poussé quelque 330.000 personnes à la fuite depuis le 19 juin selon l'ONU. Certains déplacés ont trouvé refuge près des frontières jordanienne et israélienne, où ils vivent dans un dénuement total. Ni la Jordanie ni Israël ne veulent les accueillir et, face au risque d'une crise humanitaire, l'organisation Human Rights Watch a appelé les deux pays à ouvrir leurs frontières.    


Lire aussi

Les rebelles refusent de capituler à Deraa

La Jordanie inflexible face au flot des déplacés de Deraa

Plus d'un quart de million de Syriens ont fui l'offensive du régime dans le Sud

Israël joue la carte humanitaire à Deraa

Moment de vérité pour la stratégie israélienne dans le Sud syrien


Pour mémoire

Nasrallah : Le Hezbollah ne se retirerait de Syrie que sur demande du régime d'Assad

Pour les rebelles dans le Sud syrien, le choix entre "le mal et le pire"

Ankara condamne l'assaut "inhumain" du régime dans le Sud syrien

À Deraa, les bombardements contre les rebelles s’intensifient

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Wlek Sanferlou

Canon de longue portée... Excellent pour la Distanciation...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DU PIPEAU QUE CES DECLARATIONS D,UNE SOURCE DU REGIME ! DE LA DESINFO...

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants