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Moyen Orient et Monde

À Deraa, les bombardements contre les rebelles s’intensifient

Syrie

Plus de 20 civils tués dans des raids de forces prorégime hier, la journée la plus meurtrière depuis le début de l’assaut.

OLJ
29/06/2018

Plus de 20 civils ont péri hier dans des raids imputés à l’aviation russe contre la province méridionale de Deraa en Syrie, la journée la plus meurtrière depuis le début d’un assaut du régime et de ses alliés pour chasser les rebelles de cette région-clé.
Après avoir consolidé son pouvoir sur Damas et ses environs en chassant rebelles et jihadistes, le pouvoir d’Assad a ouvert un nouveau front dans le sud du pays, une région sensible bordant la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan, en partie occupé par Israël.
Hier, des raids imputés à l’aviation russe ont visé plusieurs secteurs dans l’est et l’ouest de la province de Deraa, faisant 25 morts parmi les civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Parmi les victimes, 17 personnes dont cinq enfants, réfugiées dans le sous-sol d’une maison pour échapper aux bombardements, ont péri dans une frappe russe dans la localité d’al-Mseifra, a précisé l’OSDH. « Le bilan de jeudi est le plus élevé depuis le 19 juin », a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. « Depuis mercredi, les bombardements ont gagné en intensité et visent des secteurs très fortement peuplés ». Au total en plus d’une semaine, quelque 96 civils ont péri dans les violences, selon l’ONG.

50 000 déplacés
Mardi, les forces du régime ont lancé une offensive contre les quartiers insurgés de la ville de Deraa, chef-lieu de la province du même nom. Ces districts ont été la cible hier de raids aériens du régime et de la Russie, et depuis plusieurs jours, des dizaines de familles fuient le secteur, selon l’OSDH. « Tous les habitants sont partis. Il n’y a plus de civils ici » dans les quartiers rebelles de Deraa, a indiqué à l’AFP Ahmad Abou Hazem, un combattant rebelle dans la ville.
Selon l’ONU, quelque 750 000 civils vivant en zone rebelle dans le sud de la province de Deraa seraient menacés par les opérations militaires. Et environ 50 000 civils ont déjà été déplacés, selon un nouveau chiffre communiqué hier par l’ONU, la majorité essayant de trouver refuge près de la frontière avec la Jordanie.
Amman néanmoins a répété à plusieurs reprises qu’elle garderait sa frontière fermée, faisant craindre aux organisations internationales une nouvelle crise humanitaire.
Les Nations unies ont annoncé hier avoir suspendu leurs convois humanitaires transfrontaliers depuis la Jordanie vers la province de Deraa « en raison des combats ». « Nous exhortons la Jordanie à laisser les frontières ouvertes », a lancé le chef du groupe de travail humanitaire de l’ONU sur la Syrie, Jan Egeland, lors d’un point de presse à Genève.

« Violation »
Les violences n’ont pas épargné les infrastructures médicales. Depuis le début des hostilités, cinq hôpitaux ont été mis hors service par des bombardements pour certains imputés à la Russie, selon l’OSDH. L’ONG française l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM) a par ailleurs annoncé la mort de trois membres de son personnel médical en moins d’une semaine dans la province de Deraa.
Depuis le début des hostilités dans le sud, les forces du régime ont conquis 15 villages et localités, principalement dans l’est et le nord-est de la province, selon l’OSDH. Or le sud fait théoriquement l’objet depuis 2017 d’un cessez-le-feu négocié directement par Moscou, Washington et Amman.
« Les opérations militaires unilatérales du régime d’Assad et de la Russie dans le sud-ouest de la Syrie sont une violation du cessez-le-feu », a souligné Jonathan Cohen, ambassadeur adjoint des États-Unis à l’ONU.
Le pouvoir syrien, qui enchaîne les victoires grâce à l’appui crucial de l’allié russe, mais aussi de l’Iran et du Hezbollah, contrôle désormais 65 % du pays. Il semble plus que jamais déterminé à asseoir son pouvoir sur l’ensemble de la Syrie, ravagée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350 000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.
Source : AFP

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Wlek Sanferlou

Donc 300 réfugiés rentraient hier en syrie pour faire la place à quelques milliers d'autres qui nous viendront de Deraa...
Étonnant régime que celui assadien

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