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Ils sont d'origine libanaise et ils participent à la Coupe du monde

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Deux joueurs et un médecin d’origine libanaise accompagnent leur sélection en Russie. Ils succèdent à d’autres joueurs ayant des origines familiales similaires.

27/06/2018 | 00h00

Si l’équipe du Liban ne participe pas à la Coupe du monde de football, puisqu’elle a été éliminée dès 2016 lors de la deuxième phase qualificative de la zone Asie, deux joueurs et un médecin d’origine libanaise accompagnent leurs sélections en Russie. Miguel Layún, Andrew Nabbout et Rodrigo Lasmar viennent s’ajouter à la liste des joueurs et entraîneurs originaires du pays du Cèdre ayant participé à de précédentes Coupes du monde.

Miguel Layún

Miguel Layún, lors du match du Mexique face à l'Allemagne, le 17 juin 2018. AFP / Juan Mabromata


L’infatigable latéral droit très offensif du Mexique, auteur d’un très bon match le dimanche 17 juin, qui s’est traduit par la victoire (1-0) de son équipe face à l’Allemagne, a des racines du côté de Beit Mallat, petite localité chrétienne du Akkar, au Liban-Nord. Le père du joueur du FC Séville, Arturo Layún, lui-même fils de Youssef Layoun, a quitté son village natal durant la guerre civile pour s’installer à Veracruz, ville côtière située à 200 km à l’est de Mexico.
Né le 25 juin 1988, Miguel Layún est formé dans le club de Tiburones Rojos de Veracruz où il débute sa carrière professionnelle en 2006. Après une saison dans le club italien d’Atalanta, il revient au Mexique en s’engageant en 2010 au Club America, l’une des plus prestigieuses équipes du pays. Sa carrière décolle en 2013. Cette année-là, il remporte le championnat et obtient sa première sélection nationale. Avec son pays, il participe à la Coupe du monde 2014. En 2015, il traverse à nouveau l’Atlantique pour rejoindre Watford, en 2e division anglaise. Après avoir remporté la Gold Cup, regroupant les pays d’Amérique centrale et du Nord, il est ensuite transféré au FC Porto où il évolue trois saisons. En janvier dernier, il est prêté au FC Séville avec une option d’achat.


Lisez aussi ce reportage, tiré de nos archives, et réalisé lors de la Coupe du monde de 2014 : Quand le village de Beit Mallat vibre pour Miguel Layùn

Ainsi que cette vidéo  :


Andrew Nabbout

L'avant-centre de l'équipe d'Australie Andrew Nabbout (n°11) face au Danemark, le 21 juin 2018. AFP / MANAN VATSYAYANA


Né à Melbourne le 17 décembre 1992, l’avant-centre de l’équipe d’Australie, qui a joué face à la France et au Danemark lors de ce Mondial 2018, a été longtemps courtisé par la Fédération libanaise de football pour intégrer l’équipe nationale du pays natal de ses parents. Il a néanmoins toujours déclaré qu’il souhaitait rejoindre la sélection australienne.
L’attaquant, qui peut évoluer dans l’axe et sur les côtés, a su saisir sa chance. Il débute sa carrière professionnelle dans le club de Melbourne Victory, où il évolue trois saisons et remporte le championnat d’Australie en 2015. Après une pige dans le club malaisien Negeri Sembilan FA, il s’engage en 2016 avec les Newcastle Jets. En trois saisons, il joue 48 matches et inscrit 18 buts. En mars dernier, il quitte le championnat australien pour le Japon et les Urawa Red Diamonds.
Quelques jours plus tard, le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale d’Australie, Bert Van Marwijk, convoque le joueur pour la première fois de sa carrière. Après deux matches amicaux convaincants face à la Norvège et la Colombie, Van Marwijk le rappelle dans la présélection des Socceroos pour le Mondial. Il valide son billet pour la Russie après avoir marqué lors d’un match de préparation contre la République tchèque.

Rodrigo Lasmar

Le médecin de l'équipe du Brésil, Rodrigo Lasmar. Photo tirée du compte Twitter de la fédération brésilienne de football


Âgé de 45 ans, Rodrigo Lasmar est le médecin de l’équipe du Brésil. Né à Belo Horizonte, il est considéré comme le chirurgien du sport le plus compétent d’Amérique du Sud.
Sa vocation lui vient de son père, Neylor Lasmar, issu d’une famille d’émigrés libanais, qui a été responsable médical de la Seleção lors des Coupes du monde 1982 et 1986, qui avait Zico et Socrates comme stars. Son fils, qui à l’époque n’avait que 14 ans, l’accompagne.
Seize ans plus tard, diplôme en orthopédie en poche, le docteur Lasmar fils prend la succession de son père lors du Mondial 2002. Cette année-là, il réussit à remettre d’aplomb la star brésilienne Ronaldo, plusieurs fois gravement blessé au genou. Ronaldo finit meilleur buteur de la compétition et remporte le Ballon d’or.
Avec ce fait d’armes, le chirurgien entre dans la lumière. Plusieurs stars du football brésilien passent entre ses mains, dont Neymar. Le Brésilien du Paris Saint-Germain, victime d’une entorse de la cheville et d’une fracture du métatarse, a en effet été opéré avec succès le 3 mars dernier au Brésil par Rodrigo Lasmar.

Et avant eux

Six autres joueurs ayant des origines libanaises ont également participé à des Coupes du monde. L’ancien gardien colombien Faryd Mondragón, dont la mère libanaise était de confession maronite, a mis un terme à sa très longue carrière à 43 ans à l’issue du Mondial 2014, son troisième après ceux de 1994 et de 1998. En 2002, l’attaquant argentin Claudio Husaín, surnommé « El Turco » (le Turque) malgré ses origines libanaises et syriennes, a été sélectionné pour le Mondial 2002, mais n’a pas joué une seule minute.
Le défenseur sud-africain Pierre Issa, dont les parents ont fui la guerre civile pour rejoindre le grand-père maternel, consul à Johannesburg, a participé aux Coupes du monde de 1998 et 2002, puis a joué à l’Olympic Beyrouth entre 2002 et 2004. En 1994, Cláudio Ibraim Vaz Leal, plus connu sous le nom de Branco, a remporté la Coupe du monde avec l’équipe du Brésil. En 1982, le gardien titulaire de la sélection du Koweït, Ahmad Traboulsi, avait des racines libanaises, de Beyrouth plus précisément.
Mention spéciale pour Mario Zagallo, l’un des plus grands personnages du football brésilien, qui a de lointaines origines libanaises, double
champion du monde en 1958 et 1962 en tant que joueur, puis deux fois vainqueur de la Coupe du monde en tant qu’entraîneur adjoint de la Seleção en 1970 et 1994.


Et... l'épouse libanaise du patron de la FIFA

Gianno Infantino, tout juste élu à la tête de la Fifa, et son épouse Lina el-Achkar, le 26 février 2016 à Zurich. Photo AFP


Lorsque Gianni Infantino a été élu à la tête de la Fédération internationale de football association (FIFA) le 26 février 2016 à Zurich pour un mandat de quatre ans, après le scandale qui a ébranlé l’organisme international et son président Sepp Blatter, une femme s’est jetée sur l’Italo-Suisse pour l’embrasser. Il s’agit de son épouse, Lina el-Achkar, originaire du village de Khreibeh au Liban, dans la région du Chouf. Elle a occupé pendant quelques années le poste de secrétaire au sein de la Fédération libanaise de football. En couple depuis 2011, ils ont quatre filles : les jumelles Alessia et Sabrina, Shanïa Serena et Dhalia Nora.


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Hajj Hassan Ghada

L'auteur de l'article insiste sur la confession des joueurs d'une façon flagrante !!!

Hajj Hassan Ghada

L'auteur de l'article insiste sur la confession des joueurs d'une façon flagrante !!!

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