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Coupe du monde : Les tops et flops de « L’OLJ » de la 2ème journée de la phase de groupes

Football / Coupe du monde
OLJ
26/06/2018 | 00h00

Pendant une Coupe du monde, regarder un match n’est que la moitié du plaisir. L’autre, tout aussi indispensable, est ce moment où, autour de la machine à café ou dans un pub, on commente les matches, on annonce ses pronostics, on débat des performances des joueurs, on s’écharpe pour défendre un tel ou un tel. Après des débats houleux et passionnés, L’Orient-Le Jour a établi sa liste de tops et flops de la deuxième journée des matchs du 1er tour au niveau des joueurs et des équipes.

Le joueur top : Toni Kroos (Allemagne)
Qui d’autre ? Il n’a pas marqué un triplé comme Kane ni même un doublé comme Lukaku. Il est même loin d’avoir fait un match parfait, avec plusieurs pertes de balles inhabituelles pour lui dont une qui entraîne le but suédois. Mais le métronome allemand a fait beaucoup plus que cela : il a regardé la mort dans les yeux et l’a mise K.-O. Si l’Allemagne est encore en vie dans ce Mondial 2018, elle le doit au pied droit de son maître à jouer. On se refait la scène pour ceux qui l’auraient manquée. 95e minute d’Allemagne-Suède, le score est de un partout. Après sa défaite contre le Mexique lors du premier match, la Mannschaft est alors quasiment éliminée. Ce serait une première depuis l’adoption des phases de poules en 1950. Un cataclysme pour une équipe championne du monde en titre. Tout le monde pense alors au sort des Français en 2002, des Italiens en 2010 ou des Espagnols en 2014. Comme si la malédiction était plus forte que le football, la frappe de l’attaquant allemand Julian Brandt vient de heurter le poteau du gardien. L’Allemagne est à dix contre onze après l’expulsion de Boateng. Mais elle continue de pousser, de jouer systématiquement vers l’avant, puis obtient un coup franc excentré. Et là, le temps s’arrête : combinaison Kroos/Reus, enroulé du droit dans la lucarne opposée. L’Allemagne exulte. Et célèbre son nouveau « Kaiser ».


(Lire aussi : Espagne-Russie et Uruguay-Portugal en 8es de finale)



Le pétard mouillé : Lionel Messi (Argentine)
Il y a cette ombre mythique et envahissante qui lui pourrit la vie depuis ses premières sélections avec l’Albiceste. Il y a ce rival de toujours qui multiplie les performances d’extraterrestre et avec qui le monde entier ne cesse de le comparer. Et puis il y a cette équipe globalement faible et sans idées avec laquelle il ne parvient que par intermittence à se sublimer. Ou même tout simplement à jouer son football. Le joueur le plus doué de sa génération ressemblait à un enfant perdu sur un terrain lors du match qui a opposé la Croatie à l’Argentine. Le collectif croate, qui alterne phases de possession et phases de repli, discipliné tactiquement et très à l’aise techniquement, a donné une leçon de football (3-0) aux derniers finalistes. La rencontre a été marquée par le superbe enchaînement de Modric et la bourde de Caballero. Mais comment ne pas s’arrêter sur le langage corporel du lutin argentin, la main sur le visage avant même le début de la rencontre, les yeux dépités au moment du troisième but croate, l’impression d’impuissance et de solitude renvoyés par le chouchou de Barcelone. L’Argentine n’est pas encore éliminée, rien n’est jamais écrit dans le football, mais tout porte à croire que l’histoire va mal se terminer pour l’Albiceste et pour son Messi. Et que l’on est peut-être en train d’assister aux derniers matches de « la Pulga » (la Puce) sous les couleurs bleues et blanches. Quel terrible gâchis.


(Lire aussi : Introduction à la géopolitique libanaise du Mondial)


L’équipe en forme : la Suisse
Un nul contre le Brésil, une victoire contre la Serbie et voilà la Nati en très bonne position pour se qualifier pour les huitièmes de finales. C’est l’une des équipes surprises de ce début de mondial. On savait le collectif soudé et difficile à bouger, on connaissait la rigueur tactique de Vladimir Petković, mais on ne s’imaginait pas que la Suisse disposait d’autant de ressources mentales et physiques. Sans jouer un football spectaculaire, la Suisse apparaît comme l’une des équipes les plus cohérentes de ce début de Mondial. Menée par ses deux stars Xhaka et Shaqiri, la nation classée 6e au classement FIFA peut se laisser à rêver d’un beau parcours si elle réussit à éviter les plus grosses équipes en huitièmes de finale. À condition de tenir physiquement sur la durée et de ne pas se laisser emporter par la polémique qui a suivi la célébration des buts des deux joueurs d’origine albanaise contre la Serbie.

L’équipe qui a fait « pschiit » : la Pologne
Lors des tirage au sort des groupes de la phase finale, en décembre dernier, Adam Nawalka, le sélectionneur des Bialo-czerwonide pouvait afficher un sourire satisfait : exploitant habilement une faille (corrigée depuis) du système de tirage au sort utilisé par la FIFA – en n’organisant que très peu de matches amicaux pour ne pas pénaliser son ratio –, elle avait décroché un statut de tête de série (au détriment de l’Espagne) et hérité d’un groupe aussi homogène que dépourvu (sur le papier) du moindre épouvantail. Après avoir brillé aux éliminatoires (28 buts marqués), les Aigles blancs auraient donc dû avoir le loisir de déployer le football « créatif » promis par son chef d’orchestre.
Las, victime du niveau inquiétant affiché par ses joueurs-clés (de Szczesny à Zielinski en passant par Pazdan, Piszczek ou Krychowiak), la Pologne a confirmé sa dépendance aux buts de son artilleur vedette, Robert Lewandovski. Depuis l’Euro français, à chaque fois que l’homme qui rapporte 22 points au scrabble (sans mot compte triple) reste aphone, la Pologne s’avère incapable de gagner. Qui fait le malin…


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