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La Dernière

Carole Samaha, reine d’un soir au Casino du Liban

Liban pop

La chanteuse a interprété ses plus grands tubes et a rendu hommage à de grands noms de la chanson lors d’un concert dînatoire. L’occasion pour « L’Orient-Le Jour » de revenir sur son actualité et sa vie en Égypte.

21/06/2018

Rares sont les chanteuses libanaises capables de chanter en direct. Souvent sur scène, nos artistes perdent la voix et leurs performances déçoivent. Mais s’il y en a bien une qui échappe à la règle, c’est Carole Samaha. En concert, la star chante avec ses tripes et assure le show d’une voix précise, saisissante, sans la moindre fausse note. Un exploit qu’elle a réitéré dimanche sur la scène du Casino du Liban, où elle célébrait le Fitr le temps d’un concert dînatoire.

 « C’est la moindre des choses, pour un artiste, de chanter en direct, confie-t-elle à L’Orient-Le Jour. Malheureusement, on voit cela aujourd’hui comme une plus-value et non une exigence. Il y a une sorte de laisser-aller général ; les chanteurs se concentrent sur leur look, leurs vêtements, et oublient qu’un artiste est d’abord une voix qui le singularise et lui donne une identité. Voilà pourquoi j’insiste depuis quelque temps pour attaquer des chansons difficiles qui puissent mettre en valeur mes capacités. »




Wadih, Dalida et le Brésil
Carole Samaha, qui n’est plus à présenter dans le monde arabe, a proposé, dimanche, un répertoire varié tiré de son univers musical. Interprétant un nombre de ses succès comme Sahranine, Khallik Bhalak, W Taawadet et Ya Rabb sur lequel elle a effectué de véritables prouesses vocales, elle a également tenu à reprendre le tube de Lara Fabian Je t’aime, Wadih el-Safi sur un mawwal libanais et Dalida sur une version revisitée de Salma Ya Salama qui a fait danser le public alors qu’elle défilait parmi les tables de la Salle des Ambassadeurs. « Je pense chaque show de manière à inclure de nombreux genres musicaux afin de surprendre les gens avec de nouvelles choses et un mélange de styles, explique Carole Samaha. Je ne me contente pas d’interpréter uniquement des titres qu’ils connaissent, ce serait me répéter. » Et d’ajouter : « Un concert se prépare avec beaucoup d’entraînement et de vocalises. Je suis très appliquée. En même temps, il faut savoir rester simple dans ses choix. Parfois on se perd dans des chansons compliquées, et c’est là que réside toute la difficulté de l’exercice : être pop et simple, tout en gardant le niveau. »



Ce n’est pas la première fois que Carole Samaha se produit au Casino du Liban. « Cette scène est ma maison ; je ne compte plus le nombre de fois où j’ai chanté ici », a-t-elle lancé au public en début de concert, avant de s’enquérir, amusée, du résultat du match opposant le Brésil à la Suisse. « Je suis avec le Brésil, je peux chanter tranquillement à présent ! » Dans sa robe noir et argent signée Youssef el-Jasmi, l’artiste qui avait débuté sa carrière à la fin des années 90 sur les planches du théâtre musical des Rahbani avant de se lancer dans une carrière solo a chanté ensuite pendant une heure et demie. Un concert clôturé par un hommage à Oum Kaltoum sur une de ses chansons phares, W Daret el-Ayyam. « Le théâtre musical me manque, a-t-elle affirmé. Je suis chanteuse, interprète et actrice, et j’aime vivre mes chansons. La scène est ma passion, mais comme nous avons peu de productions musicales ces temps-ci, je me libère dans mes concerts, comme celui que je prépare pour le 30 août dans le cadre du Festival international de Saïda. Il est intitulé Voyage et présentera une histoire inspirée
du port de la ville. »



« Devenir maman a embelli ma voix »
Depuis 2013, Carole Samaha vit en Égypte avec son époux, l’homme d’affaires égyptien Walid Moustapha. Maman de la petite Tala, qui lui « donne du fil à retordre », elle se déplace entre Le Caire et Beyrouth, son premier amour. « Je venais au Caire pour des visites et trouvais les gens sympathiques, aimables. Mais je n’aurais jamais pensé vivre en Égypte un jour, avoue-t-elle. Au final, je m’adapte. Je peux vivre n’importe où. En Égypte, je me suis fait des amis et je ne m’y sens pas très aliénée. J’ai créé mon petit monde à moi, et j’ai ma fille, même si mes amis et mon environnement me manquent beaucoup. » La maternité, Carole l’aborde comme un rêve ancien qui s’est réalisé. « Je chante mieux depuis Tala. On m’a même dit que devenir maman a embelli ma voix, précise-t-elle. Il y avait quelque chose de tendu dans ma vie, auparavant, et qui s’est enfin reposé. Je ne veux pas dire que chaque femme devrait devenir maman, mais pour moi c’était presque vital, une nécessité. Je sens ma féminité et ma personnalité plus complètes aujourd’hui. »

 « Il n’est pas toujours facile pour une star de fonder une famille, poursuit la maman ravie. Il faut trouver un homme qui ait vraiment confiance en lui et qui ne soit pas gêné par les feux des projecteurs braqués sur sa femme. Mon mari, heureusement, travaille dans le domaine des médias et a fait une carrière réussie. Il sait également comment les choses fonctionnent dans ce domaine et n’est pas gêné quand il entend des rumeurs infondées, comme celles de mon divorce que la presse a récemment rapportées. » Carole Samaha n’a en tout cas pas le temps de répondre aux rumeurs. Outre le show Voyage, elle sera en décembre à l’affiche du film libanais Bel Sodfe écrit par Claudia Marchalian et réalisé par Bassem Christo. Un single signé Marwan Khoury précédera également le film, ainsi que le clip de la chanson Sohabi extraite de son dernier opus Zekrayati, et enfin un nouveau titre estival dansant, qui devrait voir le jour au mois d’août.


Pour mémoire

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