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L'alliance kurdo-arabe prête à des discussions sans condition avec le régime syrien

Syrie

Un responsable du  Conseil démocratique syrien indique que le Conseil et les FDS étaient "sérieux" dans leur volonté "d'ouvrir la porte au dialogue" avec le gouvernement.

OLJ/AFP
10/06/2018

Le bras politique des forces kurdo-arabes qui contrôlent de facto de larges pans de territoire dans le nord-est syrien a annoncé dimanche être prêt à des pourparlers sans conditions préalables avec le régime de Damas.

Le Conseil démocratique syrien est lié aux Forces démocratiques syriennes (FDS), qui n'affrontent pas le régime mais le groupe Etat islamique (EI), avec le soutien des Occidentaux. La plupart des territoires contrôlés par les FDS sont gérés par une administration autonome kurde et échappent à l'autorité du régime du président Bachar el-Assad.

Dans un communiqué, le Conseil démocratique syrien a affirmé être prêt à résoudre le conflit syrien par le dialogue et "n'hésitera pas à donner son accord à des pourparlers sans conditions". Un responsable de cet organe, Hekmat Habib, a indiqué à l'AFP que le Conseil et les FDS étaient "sérieux" dans leur volonté "d'ouvrir la porte au dialogue" avec le gouvernement.

"Les FDS, qui contrôlent 30% du territoire syrien, et le régime (qui en contrôle plus de la moitié, ndlr), sont les deux seules forces qui peuvent s'asseoir à la table des négociations et élaborer une solution à la crise syrienne", a-t-il dit. Ces déclarations s'inscrivent dans le contexte d'une tentative de rapprochement entre les autorités kurdes et le régime dans le but d'éviter un affrontement armé dans le nord de la Syrie.

Le mois dernier, M. Assad avait averti les Kurdes qu'il pourrait utiliser la force contre eux s'il ne parvenait pas à reprendre par la négociation les territoires qu'ils contrôlent. Peu après, une délégation de l'opposition syrienne tolérée par le régime avait effectué une rare visite à Qamichli, principalement contrôlé par des forces kurdes affiliées aux FDS. Selon un responsable kurde syrien, cette délégation a tenté de jouer un rôle de médiateur entre les autorités autonomes kurdes et le régime.

Côté gouvernemental, le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem a expliqué que Damas parlait de façon informelle avec les Kurdes mais qu'aucune négociation n'avait été entamée. Les Kurdes syriens n'ont encore jamais été invités à prendre part aux pourparlers de paix sur la Syrie encadrés par l'ONU.

Les FDS ont conquis l'essentiel des territoires qu'elles contrôlent lors de leurs opérations contre l'EI, avec le soutien de la coalition internationale antijihadistes dirigée par Washington qui y a notamment déployé des forces spéciales.


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