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Social

Repas champêtre au Château Ksara : une journée au profit de Cap-Ho

En plus de vingt ans, l’ONG est venue en aide à plus de 5 500 enfants malades. Cette journée lui permet d’assurer le gros de son budget pour l’année.

Les enfants sont au centre de la journée champêtre de Cap-Ho. Un grand espace avec de multiples activités leur est réservé. Photo fournie par Cap-Ho

Il y a plus de quinze ans, le chemin d’un jeune enfant hémophile, issu d’un milieu défavorisé, a croisé celui des dames volontaires du Comité d’aide pédiatrique-hospitalisation (Cap-Ho). Depuis, l’ONG participe aux frais de son traitement. Aujourd’hui, l’adolescent n’a qu’un rêve : devenir médecin pour pouvoir à son tour aider d’autres enfants malades.
Cette histoire est l’une des centaines des beaux récits que l’association Cap-Ho connaît depuis sa création en 1995. En cette année, l’ONG a vu le jour au sein de l’hôpital universitaire Saint-Georges à Achrafieh, à l’initiative de Marlène Eid qui avait alors fait le vœu de prendre en charge un enfant malade nécessiteux. Elle fait part de sa volonté au Dr Robert Sacy, pédiatre, « qui lui avait proposé de ne pas limiter son aide à un enfant, mais de créer un comité de volontaires qui prendrait en charge les cas les plus nécessiteux, d’autant qu’il avait eu écho de cas d’enfants morts parce qu’ils n’avaient pas pu recevoir les soins nécessaires faute d’argent », rappelle Norma Chahine, membre fondatrice de Cap-Ho.

Depuis, le comité multiplie son aide et son action a bénéficié à ce jour à près de 5 500 enfants libanais des différentes régions, toutes communautés confondues. Tenu par un comité de douze femmes volontaires qui assurent chacune une permanence d’un jour à l’hôpital, Cap-Ho collabore aussi avec l’équipe pédiatrique de l’hôpital gouvernemental de la Quarantaine, où plusieurs enfants ont été sauvés grâce à son intervention.
« Nous ne refusons pas de cas d’enfants libanais, assure Tonia Chaoui, présidente de Cap-Ho. Nous nous occupons aussi, en externe, d’enfants ayant des maladies chroniques. Actuellement, nous prenons en charge huit cas. En plus des médicaments, nous couvrons les frais des soins, comme la physiothérapie. » « Le comité couvre le reliquat des tiers-payants, renchérit Norma Chahine. Il nous arrive aussi de prendre en charge la totalité des frais. Nous nous occupons également des cas d’enfants démunis admis aux urgences. Les cas nous sont référés par les médecins ou à travers des ONG qui s’occupent d’enfants handicapés ou à besoins spécifiques. »

Collecte de fonds
Afin de financer son action, Cap-Ho organise chaque année un déjeuner champêtre de collecte de fonds. L’édition 2018 se déroulera le dimanche 3 juin, au Château Ksara avec, au programme, de la musique, un espace réservé aux enfants avec animations (le club des deux clowns, des jeux gonflables, des ateliers, une petite ferme…).
 « Nous nous attendons à accueillir entre 800 et 1 000 personnes », se réjouit Tonia Chaoui. Cela est d’autant plus important que « cette journée nous permet de collecter le gros du budget de l’année », précise-t-elle. Elle souligne qu’en plus de ce gros événement, Cap-Ho en organise de plus petits, comme un théâtre ou une projection d’un film, « comme c’est le cas dans le cadre du BAFF (Beirut Art Film Festival), les organisateurs de ce festival nous offrant chaque année une salle », souligne Norma Chahine. Le comité compte également sur les donations des particuliers. « La providence intervient beaucoup en notre faveur, insiste de son côté Tonia Chaoui. Je me souviens du cas de cet enfant qui souffrait de la myopathie de Duchenne, une pathologie qui entraîne une atrophie des organes. L’enfant avait une scoliose et avait besoin d’une opération pour lui redresser le dos. Le coût de la chirurgie et des appareils était assez élevé. Lors d’une soirée, je rencontre un homme qui avait l’habitude de nous aider. Ce soir-là, sans que je ne lui demande rien, il a sorti son chéquier et nous a fait un don de 10 000 dollars. Il n’était même pas au courant de ce cas. L’enfant a aujourd’hui 17 ans. Il arrive à marcher seul. Il nous envoie toujours des vidéos et des photos qui nous permettent de constater son évolution. » De telles coïncidences heureuses ne sont pas rares à Cap-Ho.

« Une saga familiale »
Les événements organisés par Cap-Ho ont toujours « une dimension familiale ». Et ce n’est pas pour rien. « Comme nous travaillons pour les enfants malades, nous avons toujours voulu impliquer dans nos activités les enfants et les adolescents pour qu’ils se sentent concernés, explique Norma Chahine. C’est une façon de les sensibiliser. » Le pari est gagné. « Nos propres enfants sont très impliqués, se félicite-t-elle. Ils finiront par prendre la relève. » Et pour désigner l’engagement de ces jeunes, elle n’hésite pas à parler de « saga familiale ». Ce qui laisse penser que l’ONG Cap-Ho a encore de beaux jours devant elle.
* Pour plus d’informations sur la journée de dimanche ou pour les réservations, appeler aux 03/331088, 03/020112.
Les dons à Cap-Ho peuvent se faire aux guichets de l’Intercontinental Bank of Lebanon, numéros des comptes :
LB93 0052 0020 0013 0110 2064 5020 (livres libanaises)
LB22 0052 0020 0013 0110 2064 5022 (dollars américains)
Pour contacter Cap-Ho, appeler aux 1287, 03/233482, 03/383816. E-mail : [email protected]


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