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Opération antijihadistes au Yémen après le meurtre de Hanna Lahoud, employé libanais du CICR

conflit

Le gouverneur de Taëz a formé une force spéciale comprenant des unités de la police et de l'armée en la chargeant de lancer l'opération. 


OLJ/AFP
23/04/2018

Cinq soldats progouvernementaux ont été tués et 19 blessés lundi à Taëz, dans le sud-ouest du Yémen, lors d'une opération antijihadistes lancée après l'assassinat de Hanna Lahoud, jeune libanais, employé du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), selon une source médicale.

Le bilan des pertes éventuelles dans les rangs jihadistes n'est pas connu.

L'opération, qui donne lieu à de violents combats, a été lancée lundi matin dans le quartier de Jahmaliah, un secteur de Taëz contrôlé par des soldats progouvernementaux où la présence de jihadistes était tolérée jusqu'ici, a indiqué à l'AFP un officier de police local, qui n'a pas été en mesure de fournir un bilan des affrontements en cours.

Selon cet officier, le gouverneur de Taëz Amin Mahmoud, fidèle au gouvernement yéménite, a formé dimanche une force spéciale -composée d'unités de la police et de l'armée- qu'il a chargée de lancer une opération contre des jihadistes qu'il soupçonne d'avoir assassiné par balles samedi à Taëz, Hanna Lahoud.  Une bonne partie de Taëz, troisième ville du Yémen, est entre les mains des soldats progouvernementaux mais les entrées de la cité sont contrôlées par des rebelles houthis.


(Lire aussi: Hanna Lahoud, ou la joie de vivre et d’aider... jusqu’à la mort)


Dimanche, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné le meurtre du Libanais de 37 ans. Dans un communiqué, il "a exprimé ses plus sincères condoléances à la famille, aux amis et aux collègues" de Hanna Lahoud, soulignant que "les responsables de ce meurtre doivent être appréhendés et poursuivis". 

Le président libanais, Michel Aoun, le Premier ministre, Saad Hariri, et le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, ont salué la mémoire de Hanna Lahoud. 

Samedi, dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a indiqué qu’il coopérait avec le CICR pour rapatrier le corps au Liban. La date du rapatriement n’a pas encore été fixée.

Le Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, est entré fin mars dans sa quatrième année d'une guerre meurtrière entre rebelles houthis, appuyés par l'Iran, et forces progouvernementales soutenues par une coalition militaire sous commandement saoudien.

Le conflit a fait près de 10.000 morts et provoqué une grave crise humanitaire. Des jihadistes sunnites appartenant à divers groupes radicaux ont profité du chaos pour s'implanter dans certains secteurs du Yémen, notamment dans le sud. 


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