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Ibrahim Maalouf : Être honoré au Liban, c’est comme déguster un plat préparé par ma mère

Murex d’or 2018

Les Égyptiens Abu et Yousra ont reçu le Murex de la meilleure chanson arabe pour l’année 2017 pour le mégatube « Talat Daqat ».

21/04/2018

Comme chaque année en cette période, la nuit des Murex d’or était célébrée en grande pompe jeudi soir au Casino du Liban, avec son habituel défilé de stars libanaises et arabes, de fashionistas désemparées sur le tapis rouge, et une dose de bling-bling devenue rituelle lors de la cérémonie de remise des prix la plus célèbre du monde arabe. Lancée il y a 18 ans sur une idée des frères Fadi et Zahi Helou, le Murex d’or, qui honore ceux et celles qui se sont distingués dans le monde de l’entertainment durant l’année écoulée, a vu défiler jeudi de grands noms lors d’un événement retransmis sur la MTV et produit par Carla Aad Chahine.
Grand vainqueur de la soirée, le feuilleton al-Hayba a raflé 7 prix bien mérités : le prix de la meilleure série télévisée pour l’année 2017, remise au producteur Sadek Sabah ; meilleur acteur libanais dans un rôle secondaire Abdo Chahine ; meilleur acteur arabe à Taym Hassan ; meilleur titre de feuilleton avec Majbour de Nassif Zeytoun ; un prix spécial accordé par le jury au réalisateur Samer el-Barkaou ; un prix pour l’ensemble de sa carrière à la grande actrice syrienne Mona Wassef, et enfin le prix de la meilleure actrice libanaise accordé à Nadine Nassib Njeim. Ravissante dans sa robe noire sur le tapis rouge, l’actrice a remporté ce prix pour la 5e fois depuis le début de son parcours. « Al-Hayba est un projet qui nous rend fiers en tant que producteurs libanais. Cette série est devenue un véritable phénomène dans le monde arabe », a assuré pour sa part le très éloquent producteur Ziad Choueiri en remettant le trophée de la meilleure série à son rival Sadek Sabah, dans un grand moment d’émotion.


(Lire aussi : Les sources levantines d’Ibrahim Maalouf)



Nancy Ajram !
Si les vainqueurs dans la catégorie Musique du monde arabe, l’Égyptienne Sherine et le Tunisien Saber el-Rebaï n’étaient pas là pour des raisons personnelles et que leur absence s’est fait ressentir, de nombreuses stars du Moyen-Orient étaient tout de même au rendez-vous. Abu et Yousra, venus tout droit d’Égypte, ont mis le feu au plateau en interprétant le fameux tube Talat Daqat, élu chanson arabe de l’année, alors que les stars Hind Sabri, Zafer Abidin et Suzanne Najmeddine étaient également honorées. Côté musique libanaise, Nancy Ajram et Melhem Zein ont respectivement remporté les prix de meilleure chanteuse et meilleur chanteur libanais. Melhem Zein a alors interprété son titre el-Jereh Elli Baadou, chanson libanaise de l’année, écrite et composée par Mounir Bou Assaf et Bilal Zein. La réalisatrice Angy Jammal a, quant à elle, remporté le Murex du meilleur clip pour Aaks elli chayfinha d’Élissa. Sans surprise, le film L’Insulte de Ziad Doueiri, nommé aux Oscars, a été élu film libanais de l’année 2017.
La cérémonie avait débuté avec un hommage à la présentatrice télé Jeanne d’Arc Abou Zeid Fayad et la chanteuse et actrice libanaise Georgette Sayegh, qui avait connu le succès dans les années 70. Cette dernière a tenu à offrir ce prix à la mémoire de son compagnon de carrière Melhem Barakat, avec qui elle avait chanté le titre Belghi kel mawaiidi.


(Pour mémoire : Ibrahim Maalouf devant Bacchus, bien dans ses baskets et la main dans la poche)


Ibrahim Maalouf prophète en son pays
Le palmarès très varié n’a pas aussi manqué de rendre hommage à des artistes internationaux tels que le chanteur français Sébastien El Chato, qui a mis l’accent sur l’amour qu’il porte pour le Liban, et le trompettiste Ibrahim Maalouf, fortement applaudi alors qu’il recevait un trophée remis par Lynn Tehini, représentant le ministre de la Culture Ghattas Khoury. « Recevoir un prix dans d’autres pays, c’est comme goûter à de nouvelles saveurs, a-t-il déclaré, ému. Être honoré au Liban, c’est comme déguster un plat préparé par ma mère. »
L’événement, très médiatisé, était enfin l’occasion pour de nombreux couturiers de dévoiler leurs plus récentes créations, qui ont envahi les réseaux sociaux en quelques heures à coups de selfies et de séances photos improvisées sur la scène du Casino. Parrainée par les ministères de la Culture, de l’Information et du Tourisme, la 18e nuit des Murex d’or a connu un franc succès et a gagné en envergure culturelle avec de nouveaux talents primés parmi lesquels, outre Ibrahim Maalouf, la comédienne et metteure en scène Betty Taoutel – même si le choix des personnalités qui ont remis les trophées n’était pas toujours à la hauteur de la soirée qui a atteint aujourd’hui l’âge de la maturité. Pour l’occasion, les frères Helou, ravis, ont tenu à offrir au Murex d’or une version réécrite de la chanson de Dalida Il venait d’avoir 18 ans, car 18 ans, ça se fête !


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