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27 ans après Maroun Bagdadi, Nadine Labaki représentera le Liban à Cannes en sélection officielle

cinéma

 La jeune cinéaste libanaise signe son troisième passage sur la Croisette, le premier dans la cour des grands avec Capharnaüm.

12/04/2018

Encore une très bonne nouvelle est elle tombée il y a deux, trois heures : au cours de la conférence de presse donnée par Pierre Lescure et Thierry Frémeaux, annonçant la Sélection officielle du 71e Festival de Cannes, figure le film de Nadine Labaki, Capharnaüm.

Après la course aux Oscars avec Ziad Doueiri en lice, c’est au tour de celle à la Palme d’Or qui est engagée. Ces nominations pansent les blessures d’un cinéma libanais longtemps dénigré, solitaire et mal soutenu par les siens. Une grande fierté pour le pays du Cèdre qui se prépare à fouler le tapis rouge du festival européen le plus prestigieux.

Contactée par L’Orient le Jour, Nadine Labaki ne peut contenir sa joie. « Depuis qu’on nous a appelés de Cannes pour nous annoncer la nouvelle, c’est l’euphorie au sein de l’équipe. Nous arrivons à peine à y croire. La joie a très vite effacé deux années de fatigue ». Et de poursuivre : « C’est une grande récompense pour moi et pour mon époux Khaled Mouzannar qui produit, pour la première fois avec Mooz Films, l'un de mes films. Mais aussi une récompense pour Pierre Sarraf, producteur exécutif, ainsi que toute cette équipe de petits soldats qui ont conjugué leurs efforts depuis deux ans et ont travaillé avec acharnement afin de faire aboutir ce projet ».


(Lire aussi : Quand Nadine Labaki prend des enfants par la main...)


Après Caramel sélectionné en 2007 dans la section Quinzaine des réalisateurs et son second long métrage Et maintenant on va où ?, sélectionné dans la catégorie Un Certain regard en 2011 et récipiendaire du prix François Chalais, la réalisatrice libanaise Nadine Labaki revient donc sur la Croisette dans le cadre de la Sélection officielle, auprès de grands noms de réalisateurs comme Stéphane Brizé (En guerre), Spike Lee (Blackkklansman) Ashgar Farhadi (Everybody Knows), Jaafar Panahi (Three faces), Jean Luc-Godard (Le livre d’images), pour ne citer que ceux-là. Ainsi, parmi 1906 films visionnés, une cinquantaine sera projetée (dont une vingtaine dans la sélection officielle).  « Des cinéastes dont vous avez peu entendu parler » ont été choisis, a assuré à la presse le délégué général du Festival de Cannes Thierry Frémaux, qui promet un « renouvellement générationnel ».

« C’est incroyable, a avoué Nadine Labaki, d’appartenir à cette famille de grands maîtres qui m’ont toujours fait rêver avec leur cinéma ». Depuis 1991, date à laquelle Maroun Baghdadi a décroché le prix du jury, pour son film Hors la vie, le pays du Cèdre ne s’est jamais positionné en compétition officielle.

Capharnaüm est la voix d’un enfant qui réclame une vie digne et décente au nom de tous ces déshérités de la terre. Le sujet (qui n’est pas dans la lignée des précédents films) est cher au cœur de la cinéaste libanaise qui se bat contre toute injustice faite aux enfants. Pour elle, le cinéma est une tribune où l’on peut faire entendre cette voix afin qu’elle soit multipliée à l’écran et qu’elle fasse échos dans un monde où l’on a perdu notre humanité. En présentant le film de Nadine Labaki, Thierry Frémeaux a également mis l’accent sur les migrants et les déplacés du monde entier, dont seul le cinéma est capable de raconter les histoires. A sa manière. En attendant le festival qui démarre le 8 mai, Nadine Labaki ne chôme pas. « J’ai encore du pain sur la planche. Je dois être à la hauteur de cette sélection».


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N. Noon

Félicitations à Nadine Labaki et à toute l'équipe du film.

L'Orient-LeJour et Colette Khalaf: Merci pour cette excellente nouvelle.

Wlek Sanferlou

Mabrouk au Liban d'avoir des étoiles comme Nadine Labaki, et merci à Nadine pour sa persévérance !

Antoine Sabbagha

Nadine Labaki bravo .Tu brilles ainsi plus que les politiciens , courage .

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

BONNE CHANCE ET BRAVO A NADINE LABAKI !

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