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Dans la presse

La campagne anticorruption en Arabie saoudite marquée par des abus physiques, selon le New York Times

Au moins 17 détenus ont été hospitalisés après avoir subi des sévices et un général est décédé en détention avec un cou décrit par des témoins comme ayant apparemment été tordu, a précisé le journal américain.

L'entrée principale de l'hôtel Ritz-Carlton, à Riyad, le 11 février 2018. AFP / FAYEZ NURELDINE

Des personnalités saoudiennes ciblées ces derniers mois lors d'une campagne anticorruption ont été victimes de coercition et d'abus physiques, a indiqué lundi le New York Times en rapportant un climat de peur et d'incertitude même après leur libération.

Au moins 17 détenus ont été hospitalisés après avoir subi des sévices et un général est décédé en détention avec un cou décrit par des témoins comme ayant apparemment été tordu, a précisé le journal américain.

Plusieurs des 381 suspects qui ont été libérés, y compris des princes, des ministres, des anciens ministres et des hommes d'affaires ne sont plus libres de leur mouvement, toujours selon le quotidien. Certains ont été forcés de porter des bracelets électroniques à la cheville et d'autres sont sous la surveillance de gardes gouvernementaux, a encore indiqué le New York Times.

Ces révélations interviennent à l'approche d'une visite aux Etats-Unis du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane qui a initié la campagne anticorruption début novembre alors qu'il consolidait son emprise sur le pouvoir.

Des responsables saoudiens n'ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaires de l'AFP, mais le New York Times a rapporté qu'une source gouvernementale avait rejeté les accusations d'abus, les qualifiant de "totalement fausses".

Des fonctionnaires ont déclaré précédemment que 107 milliards de dollars étaient en train d'être récupérés sous forme notamment d'avoirs immobiliers, de titres et d'espèces à la suite d'arrangements négociés avec les suspects en contrepartie de leur libération.


(Lire aussi : MBS compare la corruption à un cancer)


Parmi les suspects figuraient le prince milliardaire Al-Walid ben Talal, le prince Moteeb ben Abdallah, ancien chef de la Garde nationale, Bakr ben Laden, patron du groupe de BTP de même nom, et le patron du groupe audiovisuel MBC, Walid al-Ibrahim.

Certaines personnalités étaient détenues à l'hôtel Ritz-Carlton de Riyad et elles ont été privées de sommeil, agressées et interrogées avec la tête couverte, selon le New York Times. Elles ont subi des pressions pour signer des arrangements financiers avec les autorités, toujours d'après le journal qui cite des proches et des associés des anciens détenus.

Selon le quotidien, le général Ali al-Qahtani, l'un des principaux assistants d'un des fils du défunt roi Abdallah, est décédé en détention et son cadavre portait des traces de torture.

Les détracteurs du prince Mohammed ont qualifié sa campagne de démarche destinée principalement à consolider son pouvoir, mais les autorités ont affirmé que la purge visait à lutter contre une corruption endémique avant le lancement de grandes réformes économiques.

Le gouvernement a déclaré dimanche que le roi Salmane avait ordonné, pour poursuivre la campagne, la création d'unités spécialisées de lutte contre la corruption au sein du parquet.

Les autorités n'ont pas précisé publiquement les charges retenues contre les suspects au Ritz-Carlton, invoquant les lois sur la protection de la vie privée.



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Des personnalités saoudiennes ciblées ces derniers mois lors d'une campagne anticorruption ont été victimes de coercition et d'abus physiques, a indiqué lundi le New York Times en rapportant un climat de peur et d'incertitude même après leur ...

commentaires (5)

Pour ceux qui ne doutent pas une seule seconde que cela arrive ailleurs , je leur dirai soyez juste et admettez que cela a été fait en bensaoudie par ce roi grabataire et son fils illuminé. La seule excuse qu'on pourra leur donner c'est qu'ils n'ont fait que répondre aux ordres de leurs patrons , sinon on les aurait fired.

FRIK-A-FRAK

16 h 19, le 12 mars 2018

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Commentaires (5)

  • Pour ceux qui ne doutent pas une seule seconde que cela arrive ailleurs , je leur dirai soyez juste et admettez que cela a été fait en bensaoudie par ce roi grabataire et son fils illuminé. La seule excuse qu'on pourra leur donner c'est qu'ils n'ont fait que répondre aux ordres de leurs patrons , sinon on les aurait fired.

    FRIK-A-FRAK

    16 h 19, le 12 mars 2018

  • Il faut s'adresser à la commission des droits de l'homme à ..... L'ONU !

    Sarkis Serge Tateossian

    13 h 29, le 12 mars 2018

  • Wow... Du nouveau au moyen orient... Allah yistour!

    Wlek Sanferlou

    13 h 01, le 12 mars 2018

  • JE N,Y CROIS PAS MAIS TOUT EST POSSIBLE !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    12 h 32, le 12 mars 2018

  • Un dictateur n'est qu'une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent insupportables.

    DAMMOUS Hanna

    12 h 22, le 12 mars 2018