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Aoun et Berry assistent à la messe de la Saint-Maron en l'absence de Hariri

Liban

Le chef du Législatif n'est pas resté au salon d'honneur de l'église Saint-Maron de Gemmayzé pour recevoir les félicitations du public aux côtés du président de la République.

OLJ
09/02/2018

Le président libanais, Michel Aoun, et le chef du Législatif, Nabih Berry, ont assisté vendredi à Gemmayzé à la messe donnée par le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, pour la fête de la Saint-Maron, jour férié au Liban. Le Premier ministre, Saad Hariri, n'a pas assisté à cette messe en raison d'un déplacement à l'étranger.

Un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé dans le périmètre de l'église Saint-Maron, et des hélicoptères militaires ont constamment survolé la zone. 

Traditionnellement, c'est l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, qui préside cette cérémonie. Exceptionnellement, le patriarche Raï en personne a célébré la messe d'aujourd'hui. L’occasion pour le chef de l’Église maronite d’être le témoin des retrouvailles entre MM. Aoun et Berry, après une période de tensions qui a dégénéré dans la rue. Tout avait commencé par une vidéo rendue publique et dans laquelle le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, qui dirige le Courant patriotique libre fondé par le président Aoun, insulte M. Berry en le traitant de voyou. Après plusieurs jours de manifestations dans la rue de la part des partisans du président Berry, une rencontre au palais de Baabda avait réuni mardi le chef de l'Etat, le chef du Législatif et le Premier ministre. Ils s'étaient mis d'accord sur un large éventail de dossiers au centre de la vie politique.

"Grâce aux sacrifices de nos responsables, nous avons un Etat productif et capable, et une nation aimée par ses fils (...). Ces sacrifices suffisent pour surmonter les défis", s'est félicité le patriarche Raï, lors de son homélie, en allusion aux efforts de MM. Aoun et Berry qui ont mis un terme aux dérapages dans la rue.


(Lire aussi : La rencontre tripartite de Baabda : Pour un retour aux institutions et à la logique des réformes)


"Un Etat démocratique moderne"

"Le premier défi est le renforcement de la cohabitation en tant qu'expérience libanaise unique (...) qui prône le respect de l'autre avec ses différences et le partage du pouvoir avec lui, a poursuivi Mgr Raï. Le deuxième défi est l'édification d'un Etat démocratique moderne qui protège le vivre-ensemble, et consacre la citoyenneté des individus et la diversité du groupe", a conclu le chef de l'Eglise maronite.

A l'issue de la messe, le président Aoun et Mgr Raï ont reçu les félicitations du public au salon de l'église Saint-Maron. Toutefois, Nabih Berry n'est pas resté auprès du chef de l'Etat et a préféré quitter les lieux. Mais MM. Aoun et Berry ont eu plusieurs brefs échanges durant la messe.

Gebran Bassil, qui a également assisté à la messe, n'a pas voulu aborder le conflit qui l'oppose à M. Berry. Aux journalistes qui lui ont demandé s'il avait serré la main du président du Parlement, le ministre des Affaires étrangères s'est contenté de dire : "Aujourd'hui est un jour férié, je ne vais pas aborder les questions politiques".

De nombreux responsables et dignitaires, chrétiens et musulmans, ont assisté à la messe de la Saint-Maron, devenue une occasion pour rassembler la classe politique du pays.


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Irene Said

Cette "messe pour rassembler la classe politique" a été une occasions de plus pour faire un grand show comme on les aime au Liban, médiatisé à outrance, jusqu'à la prochaine étincelle orange, verte ou jaune !
Irène Saïd

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DEHEK 3AL D2OUN...

Ma Fi Metlo

Une chose est certaine et visible par ceux qui veulent voir , les lignes bougent au Liban au bénéfice des résistants.

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