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À La Une - Liban

Une femme abattue par son mari en pleine rue à Beyrouth, une autre poignardée au Liban-Sud

Deux nouveaux cas de violences meurtrières envers les femmes, qui viennent s'ajouter aux sept cas recensés depuis début décembre par l'ONG Kafa.

Photo de la scène du crime de Ras el-Nabeh, à Beyrouth, publiée le 22 janvier 2018 par la chaîne locale LBCI

Une femme a été abattue lundi en pleine rue par son mari à Beyrouth et une autre a été blessée au poignard, également par son époux, au Liban-Sud. Deux nouveaux cas de violences meurtrières envers les femmes, qui viennent s'ajouter aux sept cas recensés depuis début décembre par l'ONG Kafa.

La première scène s'est déroulée dans le quartier de Ras el-Nabeh, au coin de la rue Omar Ben Khattab. Selon les médias locaux, F. A. a tiré sur son épouse, Nada Bahlawan, avant de s'enfuir. Selon l'Ani, le mari n'a toujours pas été retrouvé. L'action s'est déroulée en quelques secondes, d'après des photos et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.  Sur l'une de ces photos, on voit la victime, vêtue d'une abaya noire, gisant sur le sol, et une autre femme semblant crier à l'aide, quelques minutes après le crime. L'armée libanaise et les services de sécurité se sont rapidement déployés sur les lieux.

Quelques heures plus tard, l'Ani rapporte qu'une autre femme, D.M.H, a été poignardée par son mari, A.R.R., à Majdel Selem, au Liban-Sud. La victime a survécu et a été transportée à l'hôpital de Tebnine. Son mari a été arrêté et une enquête a été ouverte par les Forces de sécurité intérieure.

Depuis début décembre, au moins sept cas de violences meurtrières envers les femmes ont déjà été recensés par l'association féministe Kafa, sans compter les violences de lundi. Pour l'année 2017, 17 cas au total ont été rapportés. Parmi ces cas figurent des femmes tuées par leur mari, mais aussi une adolescente de 15 ans qui s'est suicidée après un mariage précoce. L'ONG rappelle également le meurtre en décembre 2017 de la Britannique Rebecca Dykes, travaillant pour l'ambassade de son pays au Liban, étranglée par un chauffeur de taxi qui a tenté de la violer.

En 2014, le Liban a adopté une loi qui, pour la première fois, punissait les violences domestiques grâce à une campagne sans précédent de la société civile après le meurtre de plusieurs femmes sous les coups de leurs maris.
La loi de 2014 est un progrès, mais il faut lutter contre "une société dominée par une mentalité machiste, qui justifie la violence envers les femmes", a indiqué à l'AFP la porte-parole de Kafa, Diala Haidar.
"Travailler contre cette mentalité et empêcher la justification des violences envers les femmes, c'est ce qu'il y a de plus difficile", précise Mme Haidar. "Il faut aussi encourager les femmes à porter plainte", ajoute-t-elle, tout en soulignant l'importance "d'avoir des verdicts prononcés rapidement contre les coupables".

En décembre, des dizaines de personnes s'étaient rassemblées devant le musée national de Beyrouth pour protester contre les violences envers les femmes.



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commentaires (6)

Avec en plus, l'amnistie possible pour tous les assassins et criminels ...

Remy Martin

21 h 35, le 22 janvier 2018

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Commentaires (6)

  • Avec en plus, l'amnistie possible pour tous les assassins et criminels ...

    Remy Martin

    21 h 35, le 22 janvier 2018

  • Quand les coupables sont emprisonnés pour quelques mois avec ces horribles crimes , il est tout à fait naturel que les crimes impunis prennent cette ampleur dans notre pays .

    Antoine Sabbagha

    19 h 29, le 22 janvier 2018

  • pas de pitié, pas de protections religieuses et politiques pour ces criminels !!! si certains de ces membres veulent protéger ces criminels, que leurs noms apparaissent au grand jour

    Talaat Dominique

    18 h 23, le 22 janvier 2018

  • Il y a aussi en Europe des homicides pareilles mais quand ils sont jugés ils restent des années dans la prison

    Eleni Caridopoulou

    14 h 15, le 22 janvier 2018

  • C'est un crime lâche comme tous les crimes et violences faites contre les femmes. Une tragédie familiale ? ou une tragédie nationale, régionale ou même mondiale ? L'homme civilisé n'est pas encore né c'est juste un constat triste. Espérons un monde plus juste, moins jaloux, plus généreux et plus protecteur. Un mari qui tue sa femme quelque soit les raisons est un homme lui-même mort de l'intérieur qui ne protège pas sa famille et ses enfants. Une pensée à cette pauvre Dame, ses proches et sa famille.

    Sarkis Serge Tateossian

    13 h 31, le 22 janvier 2018

  • Et on parle d’amnistie generale pour vider les prisons.... Et s’assurer des reconnaissances electorales peut etre ?

    Cadige William

    11 h 54, le 22 janvier 2018

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