X

À La Une

Ce qu'il faut savoir sur la région d'Afrine, sous le coup d'une offensive de la Turquie

Syrie

La région syrienne a longtemps été réputée pour ses oliveraies et a été la première zone où les Kurdes de Syrie ont installé une administration autonome en 2012.

OLJ/AFP
21/01/2018

La région syrienne d'Afrine, sous le coup d'une offensive menée par la Turquie, a longtemps été réputée pour ses oliveraies et a été la première zone où les Kurdes de Syrie ont installé une administration autonome en 2012.

L'armée turque a lancé samedi une offensive terrestre et aérienne contre cette enclave située dans le nord de la Syrie et contrôlée par une milice kurde considérée comme une organisation terroriste par Ankara.


Une enclave assiégée

La région d'Afrine est située dans le nord-ouest de la province d'Alep. Elle est bordée par la Turquie à l'ouest et au nord, et par des régions contrôlées par des rebelles syriens pro-Ankara au sud et à l'est.

L'unique voie vers le monde extérieur est une route menant à Alep, la deuxième cité de Syrie, à 60 km de la ville d'Afrine. "C'est la seule porte de sortie pour la région d'Afrine qui est presque totalement assiégée", estime Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits l'Homme (OSDH). "La plupart du temps, cette route est ouverte, mais des combattants des localités de Nebbol et Zahra la ferment dans certaines circonstances", ajoute-t-il.

La région, à majorité kurde, comprend environ 360 villes et villages.



Pionnière

Après le début de la guerre en Syrie en 2011, les Kurdes, concentrés dans le nord du pays, ont en grande majorité adopté une position de "neutralité" envers le pouvoir et la rébellion.

En 2012, après le retrait des forces gouvernementales de la zone, Afrine devient la première région kurde à échapper au contrôle du régime de Bachar el-Assad, et tombe aux mains de la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

Les photos d'Abdullah Öcalan, le chef historique emprisonné du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation classée "terroriste" par Ankara, surgissent partout à Afrine.

Les leaders kurdes en Syrie utilisent alors Afrine comme un laboratoire d'administration autonome qui sera ensuite appliquée plus tard à d'autres régions kurdes du pays. Les habitants commencent à parler la langue kurde, longtemps interdite par le gouvernement syrien, et mettent en place des écoles, des centres culturels et des forces de sécurité.


Montagneuse et agricole

Plus d'un million de personnes, dont des milliers de déplacés du le conflit, vivent dans la région montagneuse d'Afrine. Elle était connue dans le passé pour son agriculture, notamment ses oliveraies à flanc de collines.

Sa topographie a permis aux combattants kurdes de consolider leurs positions en creusant des tranchés pour repousser les attaques des rebelles.



Lire aussi

La Turquie ouvre les hostilités à Afrine

Damas menace de détruire les avions turcs en cas d'intervention d'Ankara à Afrin

Pourquoi la position turque est intenable en Syrie

Et si Washington ne se donnait toujours pas les moyens de sa politique en Syrie ?

Pour Florent Parmentier, la Russie « comprend » la Turquie concernant la question kurde

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Sarkis Serge Tateossian

Un article très orienté qui favorise les thèses criminelles turques.

Le peuple kurde a le droit à la vie, à la liberté, à l'indépendance et à la dignité au moins autant que le peuple turc.

Pourquoi autant de haine et de monstruosité contre ce peuple pacifique, ouvert au monde et aux droits des femmes et des hommes ? (en plus une modération dans leur religion, ce qui est appréciable chez l'homme)

Les nobles causes finissent toujours par triompher.

La liberté d’abord, dans ce monde des obscurantistes

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Des menaces... et des négociations

Le Journal en PDF

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

X
Déjà abonné ? Identifiez-vous
Vous lisez 1 de vos 10 articles gratuits par mois.

Pour la défense de toutes les libertés.