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À La Une - Conflit

Victoire sur l'EI: la coalition internationale fulmine contre Moscou

"Cette guerre contre Daech, Bachar el-Assad, les Russes et les Iraniens y sont quand même venus très tard (...) Il ne faudrait pas qu'ils se donnent des éloges pour des actions qu'ils n'ont pas commises", affirme le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, s'entretenant avec le président syrien, Bachar el-Assad, le 12 septembre 2017 à Damas. Photo d'archives SANA/Handout via REUTERS

La Russie revendique désormais la victoire contre le groupe jihadiste Etat islamique en Syrie, au grand dam de la coalition internationale qui dénonce une réécriture de l'histoire et met en garde contre un excès de triomphalisme.

"La mission de l'armée russe est accomplie (..) Le territoire syrien est totalement libéré des combattants de cette organisation terroriste", proclame le ministère russe de la Défense.
Une victoire gravée dans le marbre lundi par le président Vladimir Poutine lors d'une visite surprise aux soldats russes stationnés en Syrie: "vous revenez victorieux (...) La patrie vous attend!", leur a-t-il lancé en annonçant le retrait d'une grande partie du contingent russe.

Pour la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, qui combat depuis 2014 l'EI en Syrie et a longtemps reproché aux Russes de briller par leur absence sur ce terrain-là, la potion est pour le moins amère.

"Je trouve parfois un peu étonnant que la Russie s'approprie la victoire contre Daech (acronyme arabe de l'EI)", a ironisé le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, qui fut ministre de la Défense au plus fort des opérations.
"Cette guerre contre Daech, Bachar el-Assad, les Russes et les Iraniens y sont quand même venus très tard (...) Il ne faudrait pas qu'ils se donnent des éloges pour des actions qu'ils n'ont pas commises", a-t-il plaidé.

 

(Lire aussi : La Russie amorce son retrait militaire partiel)

 

'Redorer son blason'
Les forces du régime de Damas, appuyées par l'aviation russe et des milices pro-iraniennes, ont repris en novembre les deux derniers centres urbains encore tenus par l'EI, Deir Ezzor et Boukamal, dans l'est du pays.
En octobre, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance kurdo-arabe soutenue par la coalition, avaient décroché la première grande victoire en reconquérant la capitale autoproclamée de l'EI, Raqqa, après onze mois d'offensive.
La Russie n'a "mené qu'une fraction des opérations antiterroristes" en Syrie et la lutte contre l'EI n'était "pas sa priorité", renchérit le Pentagone.

Depuis son engagement en septembre 2015, l'armée russe s'est surtout concentrée sur l'opposition dite modérée dans la "Syrie utile" (ouest), qui agrège les forces économiques vitales du pays, selon la coalition.
"Ils ont commencé à frapper Daech quand il n'y avait plus grand monde d'autre à frapper", déclare une source diplomatique française à l'AFP.
"Ils veulent sur la fin requalifier tout leur engagement comme étant un engagement contreterroriste" et "redorer le blason du régime", selon elle. L'enjeu est aussi de contrôler un maximum de territoire en vue des négociations de paix.

Sans surprise, Moscou livre une toute autre lecture des événements. "En trois ans d'existence, la +coalition+ n'a obtenu que dernièrement son premier +résultat+ dans la lutte contre l'EI en Syrie: la destruction de Raqqa et de ses civils par des bombardements massifs", assène le ministère russe de la Défense.

 

(Lire aussi : Un nouveau vrai-faux départ pour les forces russes en Syrie ?)

 

'Mutation du conflit'
Pour les Occidentaux, si la victoire contre l'EI est acquise, le combat n'est pas pour autant achevé. A la frontière avec l'Irak, les opérations vont se poursuivre "jusque mi, fin-février", prévient le président français Emmanuel Macron.

Même défait territorialement, l'EI demeure aussi une menace terroriste majeure à travers ses réseaux dormants et regagnera du terrain si le processus de paix échoue, avertissent les services de sécurité occidentaux.
Par ailleurs, plus l'ennemi commun, Daech, "recule, plus d'autres tensions pourraient resurgir", analyse la source française qui évoque un "risque de mutation du conflit" vers des heurts entre FDS et régime, Kurdes et Arabes ou Kurdes et armée turque.
"Il ne faudrait pas qu'une (nouvelle) guerre civile remplace la guerre menée contre Daech", avertit Jean-Yves Le Drian.

Pour François Heisbourg, président de l'International Institute for Strategic Studies à Londres, la Russie va devoir expliquer quelle transition politique elle est prête à promouvoir maintenant que l'ennemi est vaincu.
"C'est là qu'on va voir les limites de ce qu'elle peut faire car rien n'est réglé. Personne ne va se bousculer au portillon pour payer pour la Syrie post-rébellion", prédit-il à l'AFP avant d'ajouter: "il est des victoires qu'il n'est pas forcément très utile d'annoncer".

 

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La Russie revendique désormais la victoire contre le groupe jihadiste Etat islamique en Syrie, au grand dam de la coalition internationale qui dénonce une réécriture de l'histoire et met en garde contre un excès de triomphalisme.
"La mission de l'armée russe est accomplie (..) Le territoire syrien est totalement libéré des combattants de cette organisation terroriste", proclame le ministère russe de la Défense.Une victoire gravée dans le marbre lundi par le président Vladimir Poutine lors d'une visite surprise aux soldats russes stationnés en Syrie: "vous revenez victorieux (...) La patrie vous attend!", leur a-t-il lancé en annonçant le retrait d'une grande partie du contingent russe.
Pour la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, qui combat depuis 2014 l'EI en Syrie et a longtemps reproché aux Russes de...
commentaires (3)

Arrêtons les querelles d'écoliers ( c'est moi qui l'ai fait...non c'est.mi! ) Des stratégies differntes ont fini par avoir pa pea de l'EI...sur le terrain Les USA ont poussé à la victoire les FDS ( Rakka , plus ) Et La Russie plus a œuvré pour chasser l'EI du proche desert Les seules puissances qui apparemment ne peuvent arguer d'un quelconque succes, ce sont celles qui ont supporté l'arme syrienne libre et les divers groupes djihadistes islamistes Opportunisme paye parfois quand on a mise sur le cheval gagnant

Chammas frederico

20 h 41, le 13 décembre 2017

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Commentaires (3)

  • Arrêtons les querelles d'écoliers ( c'est moi qui l'ai fait...non c'est.mi! ) Des stratégies differntes ont fini par avoir pa pea de l'EI...sur le terrain Les USA ont poussé à la victoire les FDS ( Rakka , plus ) Et La Russie plus a œuvré pour chasser l'EI du proche desert Les seules puissances qui apparemment ne peuvent arguer d'un quelconque succes, ce sont celles qui ont supporté l'arme syrienne libre et les divers groupes djihadistes islamistes Opportunisme paye parfois quand on a mise sur le cheval gagnant

    Chammas frederico

    20 h 41, le 13 décembre 2017

  • La Coalition fulmine???? Elle est bonne, celle-là!!!! Elle n'avait qu'à bouger au lieu de faire sembler de bombarder pendant 1000 ans à côté, devant, derrière et pas là où ça aurait été efficace...

    Soraya Naufal

    19 h 11, le 13 décembre 2017

  • MOSSOUL ET TOUT L,IRAQ RAQQA EN SYRIE ET BEB EL ARAB LA COALITION INTERNATIONALE AVEC FORCES SPECIALES AMERICAINES ET FRANCAISES ONT ACCOMPLI LE JOB... LA RUSSIE AVEC SES ACCESSOIRES N,ONT COMBATTU QUE LES REBELLES SYRIENS ET PERSONNE D,AUTRE... APRES RAQQA ILS SE SONT EMPARES... L,E.I. AYANT ETE DEFAITE PAR LA COALITION... DE PALMYRE ET DE DEIR EL ZOR... L,HISTOIRE EST ECRITE ET ILS NE PEUVENT PAS LA CHANGER !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 58, le 13 décembre 2017

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