Culture

Johnny Hallyday, meilleur espoir masculin à l’âge de 60 ans...

Grand écran

Tout comme Elvis, le rocker qu'il idolâtrait et dont il a copié la gestuelle et l'attitude, Johnny Hallyday a fait du cinéma. Et souvent du bon...

C.K. | OLJ
07/12/2017

Le parcours sur pellicule de Johnny Hallyday, décédé hier à 74 ans, s'inscrit d'une manière inégale, mais certainement plus marquante, que celle du King. « La carrière d'Elvis au cinéma ressemble à mes débuts.

On ne me confiait que des merdes (...) Elvis restait un rocker aux États-Unis, comme moi en France », a confié un jour le chanteur au magazine du Monde. Mais la différence avec Elvis, c'est que les films de Johnny Hallyday n'étaient pas un moyen de commercialiser ses chansons et de les faire circuler, mais bien de mettre en valeur ses différentes facettes. D'ailleurs, rien qu'à voir ses spectacles, on comprend le talent de ce chanteur qui mettait en scène ses concerts, choisissait les décors et changeait de rôle à l'occasion.

De Clouzot dans les années 50 (Les Diaboliques) jusqu'à Lelouch tout récemment, en passant par Godard, Johnny interprète des gangsters, des détectives et de nombreux rockers. Mais aussi un pistolero pour Sergio Corbucci, et un perceur de coffres-forts dans le charmant Conseil de famille de Costa-Gavras, avec une Fanny Ardant étincelante.

L'aventure, c'est l'aventure, son 3e film avec Lelouch, l'emmènera pour la première fois au festival de Cannes. Il y retournera deux autres fois, pour Détective de Jean-Luc Godard en compétition en 1985, et Vengeance en 2009, un polar du cinéaste hongkongais Johnnie To. En 2002, il incarne un gangster raté et usé dans L'homme du train, de Patrice Leconte, sélectionné à la Mostra de Venise. Sa prestation lui vaut de nombreux éloges, mais surtout en 2003, à l'âge de 60 ans, le prix Jean Gabin saluant le meilleur espoir masculin du cinéma.

En 2005, il joue de son statut d'idole dans la comédie Jean-Philippe de Laurent Tuel aux côtés de Fabrice Luchini. S'amusant encore et toujours de son image de vieux rocker, il donne des conseils sur la vie à un Guillaume Canet (également réalisateur du film), en pleine crise de la quarantaine dans Rock'n Roll (2017). L'autodérision comme arme de construction massive...


Portrait 

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