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Qui sont les acteurs de la guerre au Yémen ?

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La guerre au Yémen oppose des forces progouvernementales, soutenues notamment par l'Arabie saoudite, à des rebelles houthis, appuyés par l'Iran et qui contrôlent la capitale Sanaa depuis plus de trois ans.

 

OLJ/AFP
05/12/2017

 

Les rebelles houthis

 

AFP

Les houthis sont d'obédience zaïdite, une branche minoritaire du chiisme qui se concentre dans le nord du pays et représente environ un tiers de la population. Le mouvement qui les représentent s'appelle Ansarullah ("Les partisans de Dieu"). Il est dirigé par un jeune chef, Abdel Malek al-Houthi (38 ans).

S'estimant marginalisés après l'insurrection de 2011 contre l'ex-président Ali Abdallah Saleh, les houthis --des combattants aguerris-- ont lancé en 2014 une offensive fulgurante depuis leur fief de Saada (nord) et ont conquis Sanaa avec la complicité de Saleh et d'unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président.

Forts de leur succès, ils ont avancé dans l'ouest, l'est et le centre avant de progresser vers le sud où ils ont pris la ville portuaire d'Aden fin mars 2015, poussant le président Abd Rabbo Mansour Hadi à s'exiler en Arabie saoudite.

Les monarchies sunnites du Golfe accusent régulièrement l'Iran et le Hezbollah de conseiller et d'armer les houthis. Washington a fait état de plusieurs transferts d'armes iraniennes vers le Yémen et, après le tir d'un missile balistique par les houthis vers Riyad le 4 novembre, l'Arabie saoudite a accusé Téhéran "d'agression directe".

 

 

(Lire aussi : La mort de Saleh ouvre un nouveau chapitre dans la guerre)

 

Le parti de l'ex-président Saleh

AFP.

 

Saleh, qui a été au pouvoir pendant 33 ans, a été allié aux houthis de 2014 à 2017. Mais, la semaine dernière, de violents combats ont éclaté entre ses partisans et les houthis qui l'ont accusé de "trahison" après une ouverture de l'ex-président vers l'Arabie saoudite.
Il a été tué lundi par des houthis mais son parti, le Congrès populaire général (CPG), qui a longtemps dominé la vie politique yéménite, reste une force avec laquelle il faut compter.

 

Le président Hadi et ses soutiens

 

AFP

 

Impuissant au début face à la rébellion, le président Hadi n'a pu reprendre l'initiative qu'à l'été 2015 grâce à l'intervention militaire d'une coalition arabe conduite par Riyad qui mène des raids aériens au Yémen.

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont fourni aux partisans de M. Hadi des équipements ultra-modernes et déployé des forces spéciales. La contre-offensive a alors permis la reconquête de cinq provinces du sud, puis du détroit stratégique de Bab Al-Mandeb.

En janvier dernier, les forces progouvernementales ont lancé une vaste opération dans le sud-ouest avec l'objectif de reconquérir toutes les zones côtières sur la mer Rouge et de se rapprocher de Sanaa. Mais ces offensives piétinent depuis.

Le Mouvement sudiste, qui milite pour la renaissance du Yémen du sud, pays indépendant avant 1990, est engagé dans le camp anti-rebelles mais il n'est pas un allié inconditionnel de M. Hadi.
Le parti islamiste Al-Islah recrute dans les tribus sunnites, fortement armées, mais il a perdu de son influence depuis deux ans.

 

(Lire aussi : Saleh-houthis : les raisons d’un divorce)

 

Les groupes jihadistes


- El-Qaëda dans la Péninsule arabique (Aqpa), né de la fusion en 2009 des branches saoudienne et yéménite du réseau jihadiste sunnite, a profité de l'affaiblissement du pouvoir central en 2011 pour renforcer son emprise dans le sud et le sud-est.
Aqpa mène des opérations à la fois contre les houthis et contre les forces progouvernementales. Il organise ponctuellement des attaques à l'étranger, comme celle qu'il a revendiquée contre le journal satirique français Charlie Hebdo en janvier 2015.
El-Qaëda au Yémen reste la cible des États-Unis et de la nouvelle administration Trump qui a mené des dizaines de frappes aériennes contre ce groupe.

- Le groupe État islamique (EI) a signé ses premiers attentats en mars 2015 contre des mosquées chiites à Sanaa (142 morts). Il a ensuite élargi ses opérations dans le sud, s'en prenant aux symboles de l’État, notamment à Aden. Au cours de l'année écoulée, des attentats suicide, particulièrement meurtriers, ont visé les forces de sécurité.

 

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