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A Rome, Aoun loue l'unité et le dialogue au Liban

Liban

Le chef de l'Etat reçu par son homologue italien Sergio Mattarella.

OLJ
30/11/2017

Le président libanais, Michel Aoun, a loué jeudi l'unité nationale et le dialogue islamo-chrétien au Liban, à l'ouverture de la Conférence internationale des dialogues méditerranéens à Rome où le chef de l'Etat effectue une visite officielle de deux jours, entamée mercredi.

 

"Nécessité absolue"
"Le Liban, auquel certains essayent de s'en prendre, est une terre où le dialogue islamo-chrétien est une culture et une philosophie de vie qui nous différencie du monde entier", a déclaré M. Aoun, ajoutant que "les divergences entre les Libanais, attachés à l'unité nationale, ne dépassent pas le champ politique".

"Le pape Jean-Paul II disait : Le Liban est plus qu'un pays, c'est un message. Ce message m'a encouragé à présenter la candidature du Liban auprès de l'ONU pour qu'il devienne un centre de dialogue entre les civilisations et les religions", a-t-il dit.

"J'ai alerté à plusieurs reprises sur les risques d'un conflit entre sunnites et chiites, mais les actes sont plus efficaces que les mots", a ajouté le président, déplorant les conséquences de ce conflit au Moyen-Orient. "J'ai informé les ambassadeurs européens que les complots ourdis contre le Levant, s'ils atteignent leurs objectifs, ne se limiteront pas à la région mais s'étendront jusqu'à l'Europe", a-t-il déclaré. Et de poursuivre : "Le dialogue est devenu une nécessité absolue et constitue le chemin du salut dans ce monde secoué par le terrorisme sans limite qui frappe partout en Europe".

 

(Lire aussi : Le Liban officiel table sur « une unité miraculeuse »)

 

Le soutien de l'Italie
Dans la soirée, le président Aoun a rencontré des membres de la diaspora libanaise en Italie. "Nous avons surmonté une crise qui aurait pu être dangereuse pour le Liban, mais nous avons montré que nous étions un pays souverain avec lequel on traite d'égal à égal", a déclaré M. Aoun en référence à la crise gouvernementale qui a suivi l'annonce par le Premier ministre, Saad Hariri, de sa démission, le 4 novembre depuis Riyad. Ce dernier a suspendu sa démission le 22 novembre, au lendemain de son retour au Liban, à la demande de M. Aoun, pour ouvrir la voie aux concertations. "Oui, nous sommes un petit pays, mais notre dignité est aussi grande que le monde", a-t-il lancé.

Dans la matinée, le chef de l'Etat libanais avait été reçu par son homologue italien, Sergio Mattarella. Ce dernier lui a assuré le soutien de l'Italie au Liban dans les domaines économique, éducatif et militaire. Il a également indiqué que l'Italie maintiendra sa contribution à la Force intérimaire des Nations unies pour le Liban (Finul) déployée au Liban-Sud pour surveiller la frontière entre le Liban et Israël.

Par ailleurs, le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, a indiqué sur Twitter avoir obtenu "un nouveau soutien en faveur de la stabilité du Liban exprimé par le président italien et un autre, exprimé par mon ami, le ministre italien des Affaires étrangères, en faveur du retour sécurisé des réfugiés syriens avant et pendant le processus de règlement politique en Syrie" .

 

 

Le président Aoun est à Rome après avoir entamé une série de concertations avec les principaux pôles politiques du pays afin de persuader le Premier ministre Saad Hariri de revenir définitivement sur sa démission. Ce dernier exige une politique de distanciation effective par rapport aux conflits régionaux, notamment en Syrie, où le Hezbollah, allié de l'Iran, soutient militairement le régime de Bachar el-Assad.

 

 

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

TERGIVERSER N,EST QU,UNE FAIBLESSE ET UNE IMMATURITE POLITIQUE ET LES DIKTATS APPELES ENTENTES POURRAIENT OU PLUTOT MENERAIENT EN FIN DE COMPTE A DE SERIEUSES CONFRONTATIONS... QUE DIEU NOUS EN PRESERVE !

Irene Said

"...mais nous avons montré que nous étions un pays souverain, avec lequel on traite d'égal à égal..."

Monsieur Michel AOUN,
pour vous "souverain" signifie:

1) traiter avec le Hezbollah armé et commandité par Téhéran, et qui vous impose ses volontés

2) accepter que ce même parti défile chez nous avec sa milice armée par Téhéran, soi-disant pour "résister" à Israël

3) accepter que ce parti "gouverne" à ses profits financiers l'Aéroport de Beyrouth et le Port, ainsi que certaines régions de notre pays

Monsieur Michel AOUN,
oubliez-vous que nous avons ici un ambassadeur italien qui voit ce qui se passe chaque jour dans notre "pays souverain" ?

Alors, de grâce, ne nous ridiculez pas avec de telles affirmations, même si c'est en Italie !
Irène Saïd

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

L,UNITE C,EST SE SOUMETTRE AUX DICTATS DU HEZBOLLAH ET LE DIALOGUE A SES CAPRICES...

Sarkis Serge Tateossian

Le Liban doit être au cœur du dialogue civilisationnel...il a le devoir mais aussi l'expérience d'une longue réflexion au sujet du vivre ensemble ....même si cela n'a pas été simple ou toujours facile

Justement son expérience peut être bénéfique

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LOUER C,EST PARLER ET PROMETTRE UNIQUEMENT... ON VEUT DES ACTES VRAIS ! ON ATTEND LA SEMAINE PROCHAINE POUR ETRE ECLARE ET FIXE !

Wlek Sanferlou

Aoun et Bassil semblent bien tenir le taureau par les cornes et complètement maîtres de la situation avec de solides et efficaces garanties offertes par les italiens. Pour mieux me réconforter j'ai lu, comme suggérer dans "lire aussi" l article de Mme Haddad qui assure que la majorité insiste à garder ce gouvernement tel qu' il est.
Bon il est temps que je aille me tirer une balle dans le cerveau... Il ne sert plus à grand chose désormais...

LA TABLE RONDE

Le président PHARE AOUN est une bénédiction du ciel pour le LIBAN.

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